Restons groupés

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Dans les jours qui viennent, je vais procéder à la fusion de blog-ci avec celui du BDVELH, ce que j’aurais dû faire d’emblée.

Je viens également d’effacer plusieurs blogs WordPress que j’avais créés au fil du temps histoire de réserver leurs adresses, mais que je n’avais jamais exploités finalement : un pour chacun de mes trois principaux univers d’écriture et un pour parler de LDVELH, ce qu’au final je fais tout aussi bien ici. Connaissant mes prédispositions à la dispersion et mon manque d’organisation, éviter de me répartir à terme sur plusieurs blogs quand j’ai déjà du mal à alimenter régulièrement celui-ci est une nécessité absolue, comme cela avait été le cas il y a 10 ans presque jour pour jour, à l’époque où j’ai tenu jusqu’à quatre blogs sous Over-Blog.

Cela ne signifiera pas que j’aurai plus de facilité à entretenir ce blog-ci, avec maintenant deux Padawans à la maison depuis deux semaines, mais au moins, cela évitera de disperser mon attention aux quatre vents.

Les arrivées du jour #1

C’est parti pour ces mises à jour plus régulières au sujet des trouvailles de LDVELH. Comme annoncé hier, j’ai récupéré aujourd’hui de nouveaux titres.

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Avec au moins une rareté, Car Wars : A fond la caisse, écrit par Steve Jackson (l’américain, pas l’anglais à qui l’on doit des LDVELH formidables comme Le Manoir de l’Enfer, la tétralogie Sorcellerie ! ou encore La Créature venue du chaos). Là encore, on est sur une série malheureusement pas traduite intégralement en France avec seulement deux titres traduits sur six parus en VO.

Le Captain America vient rejoindre le Spiderman dont je parlais hier. Cela fera deux aventures bien sympa à jouer je pense (même si je n’ai jamais été un grand fan du Cap’).

Un autre Sherlock Holmes vient aussi s’installer sur mes étagères. Logiquement, j’en ai encore un autre qui devrait arriver dans la semaine qui vient ou la suivante. Même si je tarde à m’y plonger, j’ai vraiment hâte de pouvoir enquêter et voir si un LDVELH de ce genre est vraiment bon à lire-jouer.

Pour finir, un second exemplaire de La Nuit du Météore, mis de côté pour de futurs éventuels échanges.

Les titres hors Gallimard sont de plus en plus nombreux sur mes étagères, et j’en suis très content ! Et je poursuis ma quête, avec toujours la même patience pour obtenir chaque titre à un prix convenable.

Attrapez-les tous !

Dernières acquisitions #10

Il était temps de refaire un point sur les dernières arrivées dans ma collections de LDVELH. Il faut dire qu’on s’était quitté en février avec de belles entrées. Eh bien, le dernier mois a été très riche en coups de chance pour dénicher des raretés, après une longue période sans trouver trop de livres interactifs sur les étalages de mes fournisseurs habituels.

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J’ai commencé sagement vers avril avec un premier arrivage duquel se détachent les trois aventures dans l’univers de L’Œil Noir, qui a l’avantage d’être en même temps un jeu de rôle. Je ne sais plus s’il y a des scénarios à jouer en solo parmi les trois, mais je suis toujours ravi de mettre la main sur de nouveaux scénarios. Ravi également de trouver un Sherlock Holmes, il me semble qu’ils ne sont pas évidents à trouver en Histoires à jouer. Pour l’anecdote, La Forêt du Dragon est tristement réputé pour sa nullité. Il sera certainement dans les tréfonds de ma pàl, mais j’oserai le jouer, oui j’oserai !

Il ne se passe plus rien jusqu’à la fin août. Mais là…

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C’est le début d’une bien belle série de trouvailles. Le Dragon de la Nuit ne figure pas parmi les titres les plus évidents à dénicher, et là je mets la main sur la version que je ne possédais pas encore (sur l’autre le bleu de « Un livre dont vous êtes le héros » est remplacé par une couleur dorée). Pour la petite anecdote, ce titre fut le dernier des Défis Fantastiques inédit publié en français avant une pause de 8 ans et la sortie de L’Œil d’Émeraude. Avec La Revanche du Vampire, il fait également partie des titres à ne pas avoir été publié dans la culte première édition que nous avons connue gamins.

Pas grand chose à dire sur Le Trésor des Pharaons en revanche. Il fait partie de ces titres pour lesquels je ne croise pas nécessairement les doigts avant de plonger dans les livres d’occasion, mais il permet de poursuivre la collection. Après tout, il sera peut-être sympa à jouer !

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Un titre de R.L. Stine glané lors d’un passage chez Emmaüs. C’est plutôt destiné à un lectorat plus jeune que les LDVELH de Gallimard, mais justement cela m’intéresse toujours de voir comment est géré un titre court et sans règles. Je ne perds pas de vue l’envie de participer au mini-Yaz’ en  2017 si le thème m’inspire.

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Ensuite est venu le temps du Quai des Livres 2016, à la mi-septembre, toujours un bon filon d’approvisionnement. Et la récolte de cette année est vraiment excellente grâce aux deux titres publiés au Livre de Poche : La Marque du Samouraï et le légendaire Les Guerriers du Feu. Quelques « Vivez l’aventure » en plus, c’est bien cool pour dans une poignée d’années quand mes maintenant deux Padawans seront en âge de partager ces aventures avec leur Maitre Jedi Papa. Un petit Sherlock Holmes également au passage, toujours pas testé cette série, mais je suis curieux de voir comment l’aspect enquête/résolution est géré.

Et ce n’était que le début, car…

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Vous vous rappelez les manèges de notre enfance ? Le pompon, le tour gratuit, tout ça ? Eh bien là, c’est un peu la version LDVELH d’avoir attrapé le pompon. Sur cette photo, deux grosses grosses raretés avec Les Adorateurs du Mal, qui me permet de compléter enfin La Saga du Prêtre Jean avec son cinquième tome hyper dur à trouver, et également C’est toi Fantômette, l’unique livre interactif publié en Bibliothèque Rose. Et non seulement j’ai eu un bol monstrueux de les trouver, mais à 20 cts pièce, c’est tout juste hallucinant. J’ai même encore du mal à y croire en l’écrivant.

Le Spiderman, il me semble que c’est pas mal non plus de l’avoir trouvé. D’ailleurs je devrais récupérer demain un autre titre de cette série sur les super-héros Marvel (3 titres traduits en français seulement sur les 8 parus en anglais) : celui sur Captain America. J’ai même vu passer le troisième, Serval : La Nuit du Fauve, mais à 18 euros le bestiau, j’ai laissé mon tour.

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Et on termine par une petite madeleine à double effet : un LDVELH dans l’univers des Transformers, écrit par l’excellent Dave Morris ! Au passage, on remarquera que le traducteur ne doit pas être un fan de la série animée parce que « Robosaures »… On verra si ce LDVELH destiné aux plus jeunes, comme le R.L. Stine ci-dessus, est intéressant comme immersion dans le monde de nos robots transformables préférés.

Demain, quelques nouveaux titres qui arrivent sur mes étagères, je ferai en sorte de vous les présenter au plus vite. Et tant qu’à faire, à poster une petite photo ici à chaque nouvel arrivant (enfin si ça vous intéresse bien sûr).

Pause à durée indéterminée

On le sentait venir. Les mises à jour n’étaient pas assez fréquentes, elles s’espaçaient peu à peu. Et depuis pratiquement deux mois, plus rien. Malgré un concept initial enthousiasmant pour les lecteurs comme pour moi, le BDVELH est en train de disparaître peu à peu dans les limbes du web. Un blog de plus qui n’aura pas tenu au temps.

Je ne suis pas en train de dire que je ferme la boutique pour cette expérience interactive. Du moins pas encore. Cependant, il est clair que le BDVELH entre dans une période de pause qui pourrait être longue, voire sonner son glas. Les lecteurs sont plus ou moins partis. Je les comprends, avec le rythme de publication, j’en aurais certainement fait autant. L’idée de départ était chouette, mais était-elle adaptée à ma façon d’écrire ? C’est l’écueil que j’aurais dû anticiper.

Il faut dire que j’ai souvent (re)découvert à mes dépens l’effet pernicieux de l’écriture « porte ouverte » (lire à ce sujet ce que Stephen King dit sur le fait de rester « porte fermée » comme impératif pour la rédaction de son premier jet dans l’excellent Écriture : Mémoires d’un métier). J’aurais là aussi dû sentir les difficultés qui se soulèveraient en cours de route.

Pour autant, je n’ai pas l’envie de laisser ce récit au point mort. Je vais donc reprendre son écriture d’ici peu, mais de façon plus « traditionnelle ». Je reviendrai peut-être vers la version en ligne à un moment donné, mais je préfère ne pas m’avancer à ce sujet pour l’instant.

Je remercie tous ceux qui ont suivi le début de cette aventure et qui l’ont fait vivre pendant quelques mois ! J’espère pouvoir proposer prochainement sa version complète.

Quant à ce blog-ci… la rentrée est un bon moment pour s’y remettre, non ?

Saison 1 – Épisode 5

Vous vous rendez à l’aérobase de Lannara Att, constatant sur votre route que la milice a été déployée dans les rues de Than’Bn’Eekis pour contenir les mouvements de panique des habitants et faire appliquer, parfois avec violence, le couvre-feu qui semble avoir été institué pendant que vous vous informiez sur le phénomène céleste. Vous félicitez intérieurement le Conseil pour voir su agir vite, pour une fois. Bien sûr, cet ordre ne s’applique ni à vous, ni à vos compagnons.

Quand vous parvenez devant le hangar de l’aéronaute, vous la trouvez affairée à préparer son ballon. Fidèle à elle-même, Lannara Att est prête à intervenir à la moindre sollicitation du Conseil. Quant à savoir si elle agira pour vous, vous le saurez bien assez tôt.

— Aéronaute Att, l’interpelez-vous, quand serez-vous parée à décoller ?

— Cela dépend de qui vient l’ordre, rétorque-t-elle sans prendre la peine de vous regarder.

— C’est moi qui le demande, répondez-vous d’un ton plus sec que vous n’en aviez l’intention.

La pilote se retourne, abandonnant pour un temps ses préparatifs.

Selon les critères de votre peuple, Lannara Att est une belle femme. Elle a le museau large et allongé, des oreilles bien dressée sur sa tête, au poil dru donnant l’impression que ses yeux sont enfoncés dans leurs orbites, et une crinière cendrée parfaitement équilibrée. Son torse, sans être particulièrement musclé, dégage une impression de solidité et de puissance. Son pelage est d’une grande finesse, d’un gris anthracite zébré de rayures d’une ocre claire. Ses six pattes et ses quatre bras sont tatoués de motifs complexes, entrelacs colorés évoquant l’immensité céleste et les cordages de ses aéronefs. La pilote sait user de son charme quand cela est nécessaire, et vous ne l’ignorez pas. Aussi restez-vous sur vos gardes.

— Vous, Th’Anty Bans ? Avec l’appui du Conseil j’espère. Sans autorisation de décoller, je risque de perdre ma licence et mon partenariat privilégié avec certains des vénérables qui nous dirigent.

Vous secouez la tête en signe de négation. L’aéronaute se contente d’un haussement d’épaule avant de retourner à ses préparatifs sans vous accorder davantage d’attention.

C’est le moment de jouer carte sur table. Vous lui communiquez les informations que vous avez obtenues lors de votre visite aux astronomes, sans rien lui cacher du risque d’une potentielle invasion.  Lannara Att vous observe avec intensité, tentant visiblement de savoir si vous dites la vérité. Vous sentez la tension qui s’empare de Jakosam alors que la pilote pèse les conséquences de la décision qu’elle doit prendre. Vous échangez un regard avec lui, l’invitant à la patience.

Elle finit par reprendre la parole.

— Il y a trois révolutions environ, à la saison des pousses, vous êtes venu me trouver dans un contexte relativement similaire. Vous aviez eu vent par un de vos éclaireurs que le Madatt Haara préparait une gigantesque machine à vapeur, une sorte de blindé capable de fendre littéralement la forêt et de pulvériser nos murailles. Vous vouliez que je transporte un des ingénieurs de votre caserne pour qu’il sabote la machine.

Vous aviez presque oublié cette histoire de blindé géant. Vos ennemis n’avaient finalement pas été capable de créer un moteur suffisamment puissant pour faire se mouvoir leur création et ils n’avaient pas pu l’utiliser pour attaquer votre cité.

— Ce jour-là, je ne vous ai pas fait confiance. Vous n’aviez déjà pas de document attestant que votre mission avait l’aval du Conseil. Ce que vous présentiez semblait aussi insensé que cette forteresse volante dont vous venez de me parler. En tant que pilote, je ne vous cache pas que l’existence d’une telle machine volante me semble totalement impossible. Pourtant, à l’époque, vous aviez raison et sans l’incapacité des techniciens du Madatt Haara à faire se mouvoir leur invention, nous aurions pu nous retrouver dans une situation dramatique.

Lannara Att marque une pause. Elle vous observe de nouveau, ainsi que Jakosam. Vous pouvez lire la détermination dans le regard du patrouilleur. La pilote doit aussi la déceler aussi bien chez lui, que chez vous, car vous la voyez hocher la tête.

— Cette fois-ci, je prends le risque de vous suivre. Si vous avez raison et qu’une invasion se prépare, il faut bénéficier rapidement d’informations sur le terrain.

Vous retenez un soupir de soulagement.

— Il y a un souci cependant. Mon ballon ne peut pas vous transporter avec vos hommes et votre matériel. Je ne peux emporter que trois passagers, et une partie limitée de votre attirail.

Il va vous falloir faire un choix. Pour ce qui concerne l’équipement, cela ne sera pas problématique de devoir vous restreindre. Par contre, vous ne pouvez être entouré que par deux de vos cinq compagnons. Qui sera à vos côtés pour le vol en ballon ? Vous passez rapidement en revue mentalement leurs forces.

Les patrouilleurs Jakosam et Grir’Anbar possèdent une grande expérience sur le terrain. La forêt n’est pas forcément l’environnement de prédilection du premier, mais il vous connait depuis votre plus jeune âge en tant qu’ami de longue date de votre père, et ses connaissances en milieu urbain ainsi qu’en astronomie pourraient se révéler utiles à l’intérieur de la forteresse volante. Grir’Anbar quant à elle est habituée à évoluer dans la sylve, son pelage se fondant parfaitement dans le paysage forestier. Vous avez déjà eu l’occasion d’accomplir deux missions à ses côtés et connaissez son efficacité au combat et sa discrétion lorsqu’elle est en mouvement.

Contrairement au général Tek Thrawlo, vous ne pensez pas que les trois jeunes guetteurs Yopren, Rhi’Wan et Rheno soient interchangeables. Au point qu’il ne fait pas l’effort de distinguer les trois cousins. Certes, leur parfaite complémentarité rend leur association très profitable, mais chacun possède justement ses propres qualités. Au combat tout d’abord, là où Rhi’Wan favorise les armes à feu et la baïonnette, Rheno et Yopren préfèrent le maniement conjoint de la lance et du sabre, suivant la tradition des guetteurs de l’Âge d’Or. Rheno est plus technique que son cousin Yopren, qui se base  davantage sur sa puissance. Rhi’Wan enfin est celui que vous choisiriez pour une mission à gérer furtivement.

Qui vous accompagnera dans le ballon ? Les trois soldats que vous ne choisirez pas prendront la voie terrestre et tenteront de vous rejoindre sur le site de l’atterrissage aussi rapidement que possible.

Vous avez jusqu’au mercredi 27 juillet pour voter pour les deux compagnons que vous aimeriez avoir à vos côtés pour votre mission de repérage.

Saison 1 – Épisode 4

Vous sentez le jeune astronome se relâcher quelque peu. Il semblait s’attendre à une réaction différente de votre part. Il perçoit que vous êtes intéressé par son explication, aussi la poursuit-il avec davantage de confiance, redressant le museau et vous fixant droit dans les yeux.

— Au début, nous pensions qu’il s’agissait d’une étoile filante comme nous en avons tant observées jusqu’à présent. Et puis, il nous est apparu que ce n’était pas possible. Sa vitesse n’était pas suffisante pour cela, comme si l’objet qui tombait du ciel maîtrisait celle-ci. Les flammes qui l’entouraient étaient alors trop denses pour nous permettre de distinguer ne serait-ce que sa forme. Et puis notre patience a été récompensée. L’objet a brusquement ralenti, tout en changeant de trajectoire. Il est devenu évident que ce n’était pas vraiment une étoile filante.

«  Nous avons pu distinguer peu à peu la silhouette de l’objet. Une silhouette trop régulière pour être naturelle. Les débris célestes qui viennent s’écraser sur notre sol ont souvent des formes aux courbes aléatoires. Celles de l’objet semblent parfaitement maîtrisées. Elles m’ont fait penser à une coque de bateau retournée. Bombée vers le haut et plate en dessous.

« Je me suis alors souvenu de gravures que j’avais pu voir dans des traités sur les fortifications et les essais qui avaient été entrepris par la civilisation Orrek, il y a quatre centaines de révolutions. Leurs architectes militaires avaient imaginé construire une forteresse qui bannirait les lignes droites dans sa muraille extérieure, pensant que les lignes courbes offriraient une meilleure protection face aux projectiles des engins de siège.

Vous réfrénez votre envie de le couper dans son exposé. Qui dit forteresse, dit assaillants. Et tout élément vous permettant d’anticiper les événements à venir pourrait se révéler utile à terme, aussi insignifiant qu’il paraisse sur le moment.

« Les premières tentatives de leurs adversaires leur donnèrent raison. Les blocs de pierre frappaient la muraille avec régularité mais ne provoquaient que de faibles dégâts. L’un des maîtres-sapeurs fut cependant encore plus ingénieux que les architectes. Par construction, la fortification formait un dôme recouvrant l’intégralité de la cité. Les fenêtres et meurtrières percées ne laissaient entrer que peu de lumière. Aussi sembla-t-il logique au maître-sapeur que la cité disposât de substantielles réserves d’huile pour alimenter les besoins permanents en éclairage.

« Avec un petit groupe, il entreprit de creuser un tunnel, non pas pour miner les fondations de la muraille comme ils en avaient l’habitude, cela aurait été inutile avec une construction incurvée comme celle-ci, mais pour tenter de pénétrer dans la cité et incendier ses réserves d’huile.

« Un autre élément le fit réagir. Puisque la cité n’était pas ouverte au ciel, il devait nécessairement y avoir des ouvertures sur le sommet du dôme, de nombreuses ouvertures, pour récupérer l’eau de pluie et remplir des citernes. Il soumit cette observation à son général qui dépêcha une centaine de bipèdes — à l’époque ils étaient d’ailleurs aussi nos alliés et possédaient même encore leurs propres cités — pour escalader la muraille courbe et tenter d’empoisonner les réserves d’eau en exploitant ces orifices.

« Cette stratégie-là fut un échec. Les bipèdes se firent transpercer un à un par les flèches des archers postés sur des parapets invisibles depuis le sol. Les architectes Orrek, on le découvrit à ce moment, étaient passés maîtres dans l’art du trompe-l’œil architectural.

« Quant aux sapeurs, ils accomplirent leur mission avec succès. Une fois infiltrés dans les entrailles de la cité, ils se séparèrent et trouvèrent certaines des cuves d’huile sans qu’aucun d’entre eux ne se fasse repérer. Ils incendièrent celles-ci, créant des réactions en chaîne inattendues. Ils ignoraient que des conduites charriaient le liquide inflammable aux quatre coins des quartiers où étaient situées les cuves. Ils y laissèrent leur vie mais parvinrent involontairement à créer des brèches dans les fortifications, qui n’avaient pas été construites pour résister à des explosions venues de l’intérieur de la cité. La forteresse fut prise en quelques jours, le siège remplacé par une guérilla urbaine où les assaillants avaient l’avantage du nombre.

— Vous pensez que l’objet volant est une forteresse de cette nature ? demandez-vous. Une force d’invasion envoyée par un ennemi trop éloigné pour nous attaquer par la terre ?

— Difficile à dire, vous répond un autre astronome, plus âgé. On peut imaginer que cet objet est guidé par des êtres vivants car on l’a clairement vu ralentir et changer de trajectoire, ce qui ne serait pas possible autrement que par une intervention manuelle.

— Reste la question de la propulsion d’un tel volume, poursuit un troisième astronome, un vieillard à la longue crinière immaculée. Nous savons faire voler et diriger ballons et dirigeables, mais nous serions incapables de faire se mouvoir une masse aussi énorme. Les ingénieurs du Madatt Haara ne sont pas plus avancés que nous selon nos espions. Les royaumes un peu plus lointains ne possèdent a priori pas cette technologie non plus pour ce que nous avons pu apprendre au cours des derniers mois. Je ne peux que vous rejoindre sur le fait que cette création ne provient vraisemblablement pas d’un des territoires que nous surveillons.

— Y a-t-il quelque chose que nous pouvons faire pour stopper cette chose ? demande Jakosam.

C’est le jeune astronome qui vous a accueillis qui répond.

— Rien malheureusement. Cependant, nous aimerions — et je pense que les ingénieurs de Than’Bn’Eekis le souhaiteraient également — que vous nous rapportiez toute information que vous obtiendrez et, encore mieux le matériel lui-même, sur les systèmes de propulsion utilisés par cet engin.

Vous acquiescez et vous préparez à prendre congé des scientifiques pour rejoindre la patrouilleuse Grir’Anbar à la porte Est de la cité lorsqu’une dernière question vous vient à l’esprit :

— Savez-vous combien de temps il nous reste avant que cette forteresse ne touche le sol ?

Avaïane Kenons, doyenne des astronomes, vous regarde et secoue la tête en signe de dénégation. Elle se tourne vers un scientifique affairé à de savants calculs à un des pupitres situés sur le pourtour de la plateforme d’observation. Il lève une main en montrant deux puis trois doigts.

— Nous savons juste qu’elle ne pourra pas le faire avant deux ou trois déclins. Elle arrive trop vite encore pour atterrir de façon sûre. Face à cette technologie inconnue, nous ne pouvons que formuler des conjectures, mais nous pensons qu’elle devra faire un large détour pour parvenir à se poser sans dommage. À condition qu’elle souhaite se poser sur notre territoire, ce qui n’est pas certain.

Vous la remerciez et quittez l’observatoire avec Jakosam.

C’est donc à un ennemi sur lequel vous ne pouvez pas poser de nom pour l’instant qu’il vous faudra faire face quand votre expédition atteindra le lieu de l’atterrissage — car il n’est plus question de parler d’étoile qui va s’écraser — de la forteresse volante. Nul doute que vous aurez besoin de renfort face à ce potentiel envahisseur. Et il vous parait évident que tout sera fait pour que des troupes soient envoyées à votre suite. À vous de jouer le rôle d’éclaireurs et de réunir un maximum de renseignements pour le Stratège Llanggs.

Reste une dernière décision à prendre : comment allez-vous rejoindre le site d’atterrissage de la forteresse ?

Vous avez jusqu’au samedi 2 juillet pour voter pour la suite de l’aventure !

(Edit du 03/07/16) Prolongations : Vous pouvez voter jusqu’au mercredi 6 juillet ! À vos votes !

Vu que le trajet jusqu’à la porte Est vous fait passer à proximité de sa base, vous allez, maintenant que vous disposez de nouvelles informations pouvant aider à la convaincre, solliciter l’aéronaute Lannara Att pour qu’elle vous y mène en ballon. Naturellement, il faudra que son ballon puisse transporter six passagers.

Le BDVELH : bientôt la reprise !

Les dernières  semaines ayant été hyper chargées, j’ai été obligé de délaisser un peu l’écriture du BDVELH et de retarder l’arrivée de l’épisode 4. Mais le plus gros du rush est enfin passé et maintenant je vais pouvoir pleinement m’atteler à la création de ce nouvel épisode, qui devrait être un peu plus long que les précédents d’ailleurs.

Alors, parés à repartir ? Vers l’infini et au-delà !

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