100 fois tu remettras sur le métier
La Larme Noire, anciennement L’éclat de Miriel Ithil, et moi, vous le savez, c’est une trèèèèèès longue histoire d’amour. Plus de 15 ans de vie commune, un récit qui fait partie intégrante de ce que je suis, des personnages qui ont marché à mes côtés pendant plus de la moitié de mon existence.
J’en ai vu de toutes les couleurs avec cette saga. Failli l’abandonner en cours de route, avant d’avoir l’illumination qui m’avait permis d’y apporter un point final. Du coup, toutes ces époques et phases d’écriture en font quand même un sacré patchwork stylistique. Mes aventures des dernières années, vous pouvez les retrouver sur l’ancienne version du blog, avant que je ne les rapatrie ici (sûrement sous la forme d’un bel epub).
À compter de ce jour, La Larme Noire n’est plus accessible sur Feedbooks (où elle atteignait les 2600 téléchargements depuis mai 2011).
Ma mission ? Rendre éditable cette saga de fantasy car j’en ai follement l’envie. Je souhaite apporter une belle conclusion à cette merveilleuse aventure d’écriture. Alors il va falloir retoucher, couper, ajouter, réécrire, corriger. Remettre une fois de plus sur le métier ce texte déjà tant remanié au fil des années ! Mais avec un nouveau but.
2 #twithaiku en bonus
Deux Twit’haïkus que je n’ai pas proposés pour le concours (limite de 3 participations), tous deux basés sur la même idée de départ.
Le premier :
Les doigts gourds de froid
Fuck le contact est rompu
Sur l’écran tactile
Et le deuxième :
Les doigts gourds de froid
Je ne peux catapulter
Ni même échanger
Notez bien que tous les Twit’haïkus proposés pour le concours sont accessibles sur le Storify de la Cantine numérique rennaise !
Lire en numérique : traduction vs version originale
En lisant au début du mois un article sur la baisse de TVA sur les textes numériques, je me suis rendu compte qu’outre ce sujet, les articles que j’ai pu lire récemment traitaient des éditeurs, des libraires, d’apocalypses, de piratage, des auteurs, des lecteurs… Pourtant, un acteur majeur me semble oublié systématiquement : le traducteur. Que serions-nous sans lui ? Certes, il peut parfois être critiqué pour ne pas avoir suffisamment collé au style originel du texte qu’il nous conte dans notre belle langue, il n’empêche qu’une majeure partie des lecteurs ne pourraient s’en passer.
Cependant, avec le peu d’empressement de certains acteurs de l’édition traditionnelle à proposer une offre légale, déverrouillée et accessible, je m’inquiète pour les traducteurs. Pourraient-ils être les grands oubliés de la lutte pour démocratiser la lecture numérique ? Ceux que l’on n’évoque jamais (du moins je n’ai pas encore vu leur cas abordé, toute source à ce sujet sera la bienvenue) ?
Ce qui me fait peur pour eux, c’est l’offre légale francophone, en me basant sur ma littérature de prédilection : la SFFF. Naturellement, tout ceci est vu de façon relativement naïve, avec mon regard de non spécialiste, et mes conclusions pourraient paraître rapides, voire simplistes.
Je me suis amusé à comparer ce qui est disponible légalement, en version française et en version originale, avec les prix pratiqués (j’ai choisi de me baser sur Amazon pour les prix en VO lors de cette comparaison, si quelqu’un peut me diriger vers une librairie proposant des ebooks sans DRM en anglais, je suis preneur).
Tout est résumé dans le tableau suivant, où j’ai voulu cibler quelques cycles avec une certaine notoriété. J’aurais pu accroître cette liste, par exemple en me basant sur le récent top 100 des textes SFFF présenté
récemment.
|
|
VF |
VO |
|||||
|
Titre |
Auteur |
Nb. tomes |
Prix total |
DRM |
Nb. tomes |
Prix total |
DRM |
|
Assassin Royal – partie 1 |
Robin Hobb |
6 |
89,94 € |
OUI |
3 |
13,06 € |
OUI |
|
Assassin Royal – partie 2 |
Robin Hobb |
7 |
104,93 € |
OUI |
3 |
14,16 € |
OUI |
|
Aventuriers de la mer |
Robin Hobb |
9 |
134,91 € |
OUI |
3 |
13,17 € |
OUI |
|
Soldat Chaman |
Robin Hobb |
8 |
119,92 € |
OUI |
3 |
16,24 € |
OUI |
|
La Cité des Anciens |
Robin Hobb |
4 |
59,96 € |
OUI |
2 |
8,27 € |
OUI |
|
The Hunger Games |
Suzanne Collins |
1 (tome 1) |
14,99 € |
OUI |
3 |
13,18 € |
OUI |
|
Cycle de Drenaï |
David Gemmel |
6 |
29,94 € |
NON |
11 |
62,29 € |
OUI |
|
Le Trône de Fer |
G.R.R. Martin |
Non disponible |
4 (Bundle) |
16,36 € |
OUI |
||
|
La Roue du Temps |
Robert Jordan |
Non disponible |
13 |
61,28 € |
OUI |
||
|
Le Seigneur des Anneaux |
J.R.R. Tolkien |
Non disponible |
1 |
13,80 € |
OUI |
||
|
Les Chroniques de Krondor |
R.E. Feist |
4 |
19,96 € |
NON |
Non disponible (???) |
||
|
Cycle de Dune |
Frank Herbert |
Non disponible |
6 |
30,71 € |
OUI |
||
|
La Tour Sombre |
Stephen King |
Non disponible |
7 |
36,38 € |
OUI |
||
Je constate trois choses :
- Certains éditeurs n’ont pas profité du passage au numérique pour revenir sur leur politique désastreuse de découpage des trilogies originales en plurilogies perdant de vue les titres originaux Ces mêmes éditeurs qui semblent baser leurs publications, non pas sur de nouveaux auteurs francophones, mais bien sur des traductions d’œuvres étrangères. Ont-ils bien conscience de l’énormité de leur erreur ? Quand je vois que l’intégrale (ou presque) française numérique de Robin Hobb coûtera au lecteur la bagatelle de 510 € (alors que l’ensemble est disponible en poche pour la moitié de cette somme rappelons-le), alors que l’anglophone ne devra débourser que 65 €, je me dis qu’il faudrait revoir cette politique de prix de façon urgente.
Même constat pour la trilogie au succès forcément renouvelé sous peu avec son adaptation cinématographique : The Hunger Games. La trilogie originale moins chère que le premier tome français… En prime, c’est de la littérature jeunesse,donc a priori plus accessible. Ça pourrait parler à la « génération Harry Potter » (voir plus bas), non ? - Une partie des œuvres fondamentales du genre n’est toujours pas accessible en numérique au lecteur français. Est-ce un choix éditorial ? Un problème pour l’obtention des droits ? Il est quand même étonnant que Dune ou Le Seigneur des Anneaux ne soient toujours pas disponibles. Pour la Roue du Temps, la reprise récente par Bragelonne laisse entrevoir une lueur d’espoir pour des parutions régulières. Mais combien de lecteurs seront prêts à attendre plusieurs années quand l’intégralité de la saga est accessible en anglais ?
- Le seul cycle que j’aie trouvé qui ne soit disponible en numérique que dans sa traduction française, et pas dans sa version originale, ce sont les Chroniques de Krondor. Étrangement, c’est l’un des seuls éditeurs à jouer vraiment le jeu dans son passage au numérique qui le propose, et sans DRM. Ah Bragelonne… C’est aussi chez Brage que le Cycle de Drenaï de David Gemmel arrive petit à petit en numérique, sans DRM, et à un prix moindre que la VO. CQFD ?
Potentiellement, on peut imaginer dès lors le manque à gagner pour les traducteurs avec le passage au numérique. Qui se tournerait vers une offre dont les prix sont complètement à côté de la plaque, avec des fichiers dopés aux DRM, et encore quand ceux-ci sont disponibles !
Certes on pourrait objecter à tout cela que lire en anglais n’est pas à la portée de tous et je le conçois bien volontiers. J’aimerais cependant rappeler l’engouement il n’y a pas si longtemps de centaines d’adolescents pour Harry Potter et qui sont allés lire en anglais pour ne pas devoir attendre la traduction des nouvelles aventures de leur sorcier préféré. Ces mêmes adolescents qui ont grandi un smartphone dans une main, une tablette dans l’autre. Ne risquent-ils pas de représenter demain une part (négligeable ? fondamentale ?) du lectorat numérique ? Quel choix feront-ils pour leurs lectures, eux qui ont déjà franchi le pas par le passé ?
Mesdames et messieurs les éditeurs traditionnels, souhaitez-vous les faire fuir vers la lecture en version originale, au risque d’asphyxier les traducteurs sans qui vos catalogues ne seraient pas ce qu’ils sont ? Ou pire, voir ces lecteurs potentiels se tourner vers des offres alternatives, en ne répondant pas à leurs attentes, en ne proposant pas les œuvres qu’ils aimeraient (peut-être) lire ?
Pour moi, le virage s’était déjà amorcé sur le papier, par envie de lire dans le style original de l’auteur bien sûr, mais aussi à cause d’une forme d’exaspération pour les découpages intempestifs de certaines sagas. Il va se poursuivre naturellement en numérique, les extraits proposés gratuitement dans certaines librairies permettant de se faire une idée du degré de difficulté avant achat.
Et vous ? Seriez-vous prêts à vous mettre à la lecture en anglais pour bénéficier d’une offre légale coïncidant avec vos attentes, pour pouvoir accéder aux textes que vous souhaitez lire ?
Nota bene : Je n’ai pas osé solliciter de traducteur pour rédiger cet article, mais si le hasard amenait l’un d’entre eux à me lire et qu’il souhaite s’exprimer sur le sujet, il sera le bienvenu.
Nickolah Dothiriel embarque sur Twitter
Il semblerait que le capitaine de la Dalvénia, héros de Par-delà l’océan, ait embarqué pour son trajet de retour depuis le royaume d’Ocyn où nous l’avions laissé. Par un procédé encore inconnu, il veut nous proposer sur Twitter des instantanés de son voyage pour rentrer chez lui.
Découvrez son compte, suivez-le et voyons où tout cela nous mènera, lui et nous !
Article sur le Twit’haïku
Nicolas Rouhaud me mentionne sur le site de la ville de Rennes dans le cadre du Twit’haïku !
Une quarantaine de twit’haïkus ont déjà été reçus via Twitter dans le cadre du concours, comme celui par exemple, de Nicolas B. Wulf:
L’azur s’embrasant
Révèle dans ses vapeurs
L’envol de Phœnix
L’article complet est à découvrir ici.
Par-delà l’océan : la chronique vidéo d’Iluze
J’en parlais lors de sa chronique sur son blog, Iluze vient de mettre aujourd’hui en ligne la version vidéo de celle-ci.
Une lecture qui semble lui avoir beaucoup plu !
C’est grâce au partenariat entre Mes Petites Idées et Numériklivres qu’Iluze a pu découvrir Par-delà l’océan, et si vous voulez en faire autant, je rappelle qu’un dernier exemplaire est disponible. Rendez-vous sur Mes Petites Idées pour vous proposer !
AT : La voie du haïku
Première participation à un appel à textes depuis fort fort longtemps. J’ai choisi de répondre à la Voie du Haïku, appel à textes du Collectif Hydrae.
Au total, quinze haïkus viennent de partir, dont un bon tiers d’inédits.
Souhaitons-leur bonne chance !
Le Waldgänger
Un petit soupir nostalgique au moment de débuter cet article car, après plusieurs semaines d’aventures, Le Waldgänger a atteint son sixième et ultime (pour le moment ?) épisode.
Le Waldgänger, c’est une série en 6 épisodes, thriller fantastique sorti de l’imagination fertile de Jeff Balek, publié par Numériklivres dans la collection 45 minutes (comme le temps de lecture moyen d’un épisode). Le Waldgänger transcende les limites du simple texte pour se faire transmedia. Bande originale metal/rock en cours de réalisation par le groupe Hopkins, un web-docu dont le lecteur est le héros, alimenté par des lecteurs de la série, l’immersion est totale.
Le Walgänger, c’est un premier épisode gratuit, et une addiction quasi immédiate pour ce récit qui voit naître un super-anti-héros.
Le pitch :
Lors d’une mission archéologique organisée par “la Ville” dans le désert, Blake alias le Waldgänger est victime ainsi que toute l’équipe d’une attaque menée par des inconnus. En se mettant à couvert, le Waldgänger découvre une salle ancienne dans laquelle se trouvent un autel, un cadavre et une dague. Le Waldgänger perd conscience en touchant cette dague. À son réveil, à l’hôpital, Blake, défiguré, est bizarrement pris en charge par l’armée. Il se rend peu à peu compte qu’il est doué d’étranges visions du passé et du présent. Ses intuitions sont décuplées, il sent les choses comme personne. Il ne tarde pas non plus à se rendre compte que sa force et sa rapidité augmentent.Tout cela serait-il lié à la 3eme plaque d’identification qui est apparue à son cou? Dès lors Blake se demande s’il n’est pas en train de devenir fou ou s’il n’est pas victime d’hallucinations.
Vous l’aurez bien sûr compris, j’ai vraiment beaucoup aimé cette série qui renoue avec le feuilleton, genre qui devrait petit à petit faire sa place dans la littérature numérique. Le rythme est haletant, le cliffhanger final de chaque épisode laisse attendre la suite avec impatience. Le style est percutant, direct et efficace, très anglo-saxon dans sa confection. Les personnages sont marquants, et le décor de la Ville est bien dépeint, surtout le quartier de Yumington où se déroule une bonne partie de l’action.
Sans oublier le côté mystique de la quête initiatique de Blake. Les passages où il découvre ses pouvoirs et les expériences de son mentor Hasvérus sont d’ailleurs parmi mes préférés. Le cocktail est détonnant et prend sans problème. On en redemanderait bien une dose supplémentaire.
Une seule question demeure donc : à quand une deuxième saison !
Par-delà l’océan dans Les lectures de Castelplatypus
Kira la Magicienne a également entrepris le voyage à bord de la Dalvénia et en est revenue avec une chronique de lecture.
A lire absolument si on aime :
- les pirates- les monstres marins- l’aventure- les mondes perdus
Son avis rejoint celui des autres lecteurs : ils auraient préféré un roman à une novella, pour permettre d’approfondir l’univers et les personnages, faire que l’intrigue se pose davantage et que les situations ne trouvent pas trop vite leur résolution.
Tout cela confirme ma volonté de continuer d’écrire dans cet univers qui dispose de très nombreux secrets qui n’ont pas encore été dévoilés.
Par-delà l’océan : chronique chez Iluze
Iluze a aussi participé au partenariat entre Mes Petites Idées et Numériklivres et nous a livré hier sa chronique de lecture. La version vidéo sera mise en ligne la semaine prochaine.
Une lecture visiblement enthousiasmante !
Le pari est réussi. Nicolas B. Wulf arrive en si peu de pages à planter le décor de son univers, à nous faire attacher au personnage tout en nous contant une aventure pleine de péripéties.
[...]
L’intrigue quant à elle tient la route et promet pas mal d’actions.
À noter qu’il reste encore un exemplaire disponible chez Mes Petites Idées, n’hésitez pas et racontez-nous comment vous avez vécu votre voyage Par-delà l’océan !




