Mots & Légendes 8 : Femme dans tous ses états

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Le numéro 8 de Mots & Légendes sur le thème "Femme dans tous ses états" est disponible depuis peu au téléchargement.

Vous pouvez le lire en version PDF, Epub ou Mobi en suivant l’un des liens ci-dessous :
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Au sommaire de ce huitième opus :
Une couverture (excellente) de Martine Fassier
2 galeries d’univers graphiques :
Martine Fassier
Cyril Barreaux
7 nouvelles :
Initiation d’Anne Rossi (elle est partout en ce moment !), illustré par Gwenran
La chose qui pensait de Didier Reboussin, illustré par Marine Karmowski (géniale illustratrice de La Geste de Klarg le Troll !)
La ménestrel des steppes de Loïc Henry, illustré par Jonathan Fievet
Parfum de femme de Thomas Spok, illustré par AbigailDream
Nouveau départ d’Alice Mazuay, illustré par Sedenta Kernan
Retour aux sources de Grégory Covin, illustré par Mickael Martins
Les lamentations du désert de Dana B. Chalys, illustré par Yvan Villeneuve
1 article :
Les femmes dans le cycle arthurien de Kevin Kiffer

À découvrir sans plus tarder !

Réécriture de La Larme Noire – Semaine 17

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Petit à petit, ce premier épisode, dans sa nouvelle mouture, avance. Les changements sont de plus en plus nombreux. Là, c’est l’intégralité d’une scène qui est en train de disparaitre. Pas très intéressante en soi, potentiellement gênante pour le lecteur à mon sens (même si les retours de bêta lecture ne l’ont pas pointé), et surtout, la façon dont elle va se dérouler apporte plus d’éléments pour la suite du récit que la version actuelle.

Globalement, il reste encore pas mal de boulot pour amener cet épisode à ce que je souhaite le voir devenir. C’est à la fois très excitant, et un peu effrayant en même temps. Je pensais finir bien plus rapidement cette phase du travail, mais je préfère prendre le temps d’approcher le résultat souhaité.

Dans le même temps, je poursuis ma prise de notes dès qu’une idée me vient, qu’une modification se profile. Je lis à côté des articles liés aux nouveaux développements pour stimuler mon inspiration. D’autres idées naissent au fil de ces lectures, il faudra que je prenne le temps de les poser sur le papier pour ne pas les oublier.

Et puis, au niveau de ce qui est annexe à tout ça, je remets à jour mon bon vieil eeePC 701 (5 ans de vie commune depuis quelques jours). Je viens d’installer une autre distribution Linux (CrunchBang pour ceux que ça intéresse, à voir à l’usage si elle me plait vraiment), plus légère a priori, plus récente aussi, qui semble gérer facilement l’installation de Dropbox. Il me manquait justement une synchronisation aisée entre le netbook et mon portable. Maintenant, ce sera possible. De quoi se relancer encore plus efficacement dans les semaines qui viennent (eeePC sous le coude au boulot, pour profiter des éventuelles pauses, synchro dès le retour à la maison, ce sera bien pratique à terme je pense).

Comme d’habitude, s’il y a des aspects de ce travail de réécriture que vous souhaiteriez me voir développer, n’hésitez pas à demander. Ce sera un plaisir de vous répondre ! Ça marche aussi via Twitter.

La Boîte de Schrödinger, Expérience 1 ~ Michael Roch

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9782363761798Qu’y a-t-il dans la Boîte ? Dans celle de Michael Roch, il y a de vieux inspecteurs de police en prise avec des forces occultes et mystérieuses, il y a des asiles d’aliénés qui cachent des secrets impossibles à révéler. Il y a aussi des visions, certainement provoquées par des soirées arrosées mais… les visions ont-elles l’habitude de mordre si fort ? Ici des paysages souterrains et urbains se peuplent de créatures terrifiantes et de peurs ancestrales. Sortir le soir d’Halloween ? Pourquoi pas, si vous aimez les monstres hargneux… De fait, il y a toutes sortes de choses dans la Boîte. Oserez-vous l’ouvrir ?

Nouvelle découverte via Adopte un Auteur, voici un autre recueil de la collection la Boîte de Schrödinger, après celui de Jacques Fuentealba, publié par Walrus. Les “Expériences” sont plus courtes que les saisons (environ le tiers de la longueur). C’est donc Michael Roch que j’ai choisi d’adopter, un choix que je ne regrette aucunement.

Son recueil, et c’est suffisamment rare pour être relevé, présente huit nouvelles qui m’ont presque toutes vraiment emballé à la lecture. Est-ce dû au format court du recueil qui limite le nombre de textes ? Peut-être un peu, car les genres abordés sont moins variés, mais c’est surtout lié au style très fluide dont fait preuve l’auteur.

Le triptyque d’ouverture nous permet de suivre les aventures d’André Despérine, personnages qui aurait pu mériter un plein recueil de nouvelles tant il m’a paru sympathique. Des enquêtes qui ne manquent pas d’humour d’ailleurs. Il va s’en dire que ces trois nouvelles se suivent et sont liées entre elles. J’ai beaucoup apprécié ces enquêtes complètement décalées. Une superbe réussite d’entrée.

Dans la seconde partie du recueil, intitulée Antériorités, deux nouvelles dont un chouette Pathologie, jouant autour du thème classique de la surenchère entre amis se racontant des histoires. Et Deux francs, bien que l’on comprenne rapidement ce qui se passe, est tellement bien menée que je lui pardonne sa conclusion téléphonée.

La troisième partie du recueil, Urbanités, s’ouvre sur Du sang, et de la salive, qui nous place aux côtés de Gaspard, un gars avide de violence qui doit rejoindre sa famille pour le réveillon. Une nouvelle très courte, mais au style direct pas désagréable. La nouvelle suivante, Sous la ville, est l’un des moments qui m’ont le plus enthousiasmé du recueil (juste après les d’ores et déjà indispensables enquête d’André Despérine bien sûr). Tout commence par une soirée d’Halloween, et se termine par… Je vous laisse le découvrir. J’ai beaucoup aimé la façon dont est mené le récit. Ces allers-retours entre les deux temps où il se déroule intriguent et donnent constamment envie de poursuivre sa lecture. La gradation vers le fantastique et l’horreur est bien gérée. Une belle réussite en partant d’une situation initiale peu emballante (mais c’est là le propre d’un bon auteur que de partir d’un thème banal et de le mener de façon originale). La dernière nouvelle Le gnome de Mexico marque peu après ce voyage sous la ville, peut-être la nouvelle qui m’a un peu moins plu que les autres sans pour autant être désagréable à lire.

Adopte un Auteur se révèle une fois de plus être un excellent biais pour découvrir de nouveaux auteurs. Que ce soit Jacques Fuentealba ou ici Michael Roch, ce sont deux belles découvertes que je viens de faire. Leurs autres titres seront forcément attractifs après ce premier contact. N”hésitez pas à les découvrir vous aussi !

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Michael Roch, un auteur à adopter

Réécriture de La Larme Noire – Semaine 16

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Les changements de noms des personnages sont effectifs et se poursuivent au fil des rencontres. C’est amusant de voir comme il est simple de faire évoluer le caractère d’un personnage simplement en le renommant.

Au final, on obtient :

Baldwulf –> Bhaltair

Deorman –> Valerhal de Thariel (ça claque !)

Hildor –> Haryld

Brytwin –> Ylanomi ou Ysibael (toujours pas décidé, même si Ylanomi l’emporte d’une courte tête pour le moment)

Durnor –> Dunstaen

En cours de route, on fait aussi des découvertes cocasses… Comme mes Monts Niel (ouais, comme Xavier…) devenus Monts Durekal (et une recherche Google que je n’avais pas faite avant me dit que c’est un médoc à base de chlorure de potassium). Epic fail. Bon eux aussi vont changer de nom, et la version 4 (oui initialement c’étaient les Monts Mildrilh) ne me plait pas non plus. Bref, je vais en passer du temps pour donner un nom à trois cailloux…

J’ai quand même avancé à part ça. Un peu plus de la moitié du premier épisode est repassé à la moulinette. Pour le moment, des modifications mineures. Deux personnages inutiles supprimés. D’ailleurs je croyais les avoir mis sur la touche bien plus tôt. Une toute nouvelle scène inédite (et ouais, la première d’une série que j’espère loooongue) permettant d’apporter un éclairage supplémentaire sur le personnage de Valerhal.

Je viens aussi d’écrire une scène supplémentaire pour l’épisode 2 ou le 3. Un épisode qui éclaire un peu sur la nature de la magie en Noghaard. Le détail amusant, c’est que deux heures à peine après l’avoir écrit, je tombe sur cet article d’Anne Rossi, où, parmi tous les liens proposés, il y a ce récapitulatif des questions à se poser par rapport à la magie dans le monde que l’on crée. Je vais me plonger dedans, peut-être des pistes à explorer, ou la confirmation de certains aspects auxquels j’ai déjà pensé.

Et puis, tant que je suis dans les articles lus récemment, il y a celui-ci (en anglais), sur les clichés à éviter dans son début de roman. Et dedans, paf :

IN FANTASY

“Cliché openings in fantasy can include an opening scene set in a battle (and my peeve is that I don’t know any of the characters yet so why should I care about this battle) or with a pastoral scene where the protagonist is gathering herbs (I didn’t realize how common this is).”
- Kristin Nelson, Nelson Literary

Non mais oh, quoi ! J’y tiens à ma scène de bataille en ouverture du premier épisode. Et d’ailleurs, qui peut me citer le titre d’un roman qui s’ouvre sur une scène de bataille ? Parce que là, j’en vois toujours pas (et pour le moment, les réactions sur Facebook vont aussi dans ce sens). Des films ok, mais des romans, rien ne me vient. Donc je garde ma scène d’ouverture telle quelle. De toute façon, j’ai pas d’agent littéraire anglo-saxon que ça pourrait froisser.

Je vais peut-être m’arrêter là pour cette semaine, non ? Et reprendre le travail de l’épisode 1. À dans une semaine pour voir les dernières avancées.

Comme d’habitude, s’il y a des aspects de ce travail de réécriture que vous souhaiteriez me voir développer, n’hésitez pas à demander. Ce sera un plaisir de vous répondre ! Ça marche aussi via Twitter.

La Boîte de Schrödinger, Saison 2 ~ Jacques Fuentealba

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Cela faisait pas mal de temps que je souhaitais lire un ouvrage de Jacques Fuentealba, diverses critiques de son Émile Delcroix et l’ombre sur Paris m’ayant intrigué, tout comme ses micro-nouvelles que l’on peut lire au gré des réseaux sociaux ou dans La Fabrique de Littérature Microscopique. Le tout nouveau concept d’Adopte un auteur m’a donné l’occasion rêvée de me plonger de ce recueil de nouvelles fantastiques publié par Walrus.

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Vous ne trouvez pas qu’il y a dans l’air comme une odeur de fantômes, de monstres, de bizarreries, de vampires et d’apocalypses en tous genres? Oui, c’est bien ce que je me disais! Voici donc la nouvelle saison de l’OVNI littéraire made in Walrus: la Boîte de Schrödinger est de retour pour une nouvelle saison, avec aux manettes le formidable auteur d’ "Émile Delcroix" précédemment publié chez Walrus, Jacques Fuentealba.

« La Boîte de Schrödinger » se veut devenir, toute proportion gardée, l’équivalent textuel de ce que « La Quatrième Dimension » fut pour la télévision il y a quelques dizaines d’années, à savoir un formidable laboratoire de scénaristes, de conteurs, d’auteurs et d’inventeurs. Des auteurs aussi célèbres que Richard Matheson, entre autres, ont travaillé d’arrache-pied à faire de cette série télé la référence en matière de Fantastique. La Boîte de Schrödinger, à sa hauteur, veut prolonger l’héritage, et offre donc aux auteurs désireux d’en être la possibilité de travailler à leur propre saison, avec leurs propres épisodes, dont chacun portera sa patte, son univers propre. En donnant un nouvel éclairage à ce genre injustement boudé qu’est la nouvelle, nous espérons ouvrir la voie à de nombreuses suites. La seule contrainte: proposer au lecteur des univers étranges, décalés, bancals, où le fantastique, la peur et l’extraordinaire surgissent dans notre quotidien pour ne plus jamais nous laisser en paix!

Comme toujours, même lorsqu’un seul auteur tient la plume, la critique d’un recueil de nouvelles est un exercice très particulier, et je vais faire de mon mieux.

Parmi les 21 nouvelles de cette Boîte de Schrödinger, il y a celles qui marquent indéniablement.

L’École de la vie déjà, certes à la thématique pas très originale, mais dont le style accroche rapidement le lecteur. Et puis l’évolution de la nouvelle n’est pas inintéressante.

Les Pluies du crépuscule, qui offre un traitement original au récit de super-héros.

L’Appel du cor, avec son aspect très progressif (quasiment au sens musical du terme) qui nous entraine aux côtés du narrateur jusque dans une folle cavalcade.

Indicible, l’une de mes nouvelles favorites du recueil, qui met en scène des versions francisées des plus fameux auteurs d’horreur anglo-saxons. Savoureuse.

Les Monstres, autre récit de super-héros se déroulant dans le même univers que Les Pluies du crépuscule (à quand un texte plus long dans celui-ci Jacques ?), avec une infiltration nerveuse à l’esprit très cyberpunk.

L’Ermite, au final savoureux de dérision.

Le métadragon, là aussi hilarante. L’idée est tout bonnement géniale. Une belle façon de tourner en dérision l’un des classiques du récit héroïque.

Trop de paperasse ! Sympathique nouvelle de SF à la conclusion pleine d’humour noir.

L’Accordeur de Miroirs revisite l’image du vampire et ses origines, à la façon d’un récit mythologique. J’adore.

Et puis La Troisième Voie, et sa structure poétique. Superbe ouverture de la cinquième partie du recueil, consacrée aux Apocalypses. Certainement la partie qui m’a le plus emballé, l’apothéose du recueil. La Puissance destructrice du mythe est une quête de la vérité, face à la régression de l’humanité, ouvrant sur une terrible révélation. Sous des cieux de flammes et de cendres… voit la Terre se consumer littéralement, envahie par des créatures de feu.  Les moins qu’humains, malgré quelques poncifs dans les noms des personnages, nous présente une humanité au-delà de l’agonie. Sera-t-elle finalement sauvée ?

Et se conclure par ce génial Épilogue qui m’a instantanément fait penser à la série Thursday Next de Jasper Fforde. Superbe façon d’en finir avec ce recueil, avec une nouvelle qui parlera aux lecteurs et aux auteurs.

Le reste du recueil est de bonne facture, malgré deux ou trois nouvelles peu marquantes, et le style de Jacques Fuentealba nous aide à nous délecter de ces textes. Un bémol cependant pour la nouvelle qui ouvre ce recueil, Ghost Dance, dont la thématique est intéressante mais avec un traitement que j’ai trouvé trop longuet, et une certaine lourdeur inhérente à un récit mettant en jeu des Indiens, avec des noms à rallonge qui surchargent la lecture. Mais il était difficile de faire autrement en même temps. Il faudra juste que le lecteur ne s’arrête pas à cette entame de recueil, car il raterait de bien bons moments par la suite.

Au final, un très bon recueil de nouvelles fantastiques, varié aussi bien dans les styles que dans les genres, avec des textes majoritairement marquants. À découvrir sans hésitation.

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Jacques Fuentealba, un auteur à adopter.

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