Dernières acquisitions #8

Oh ! Ça faisait longtemps que je vous avais proposé un petit récapitulatif de mes trouvailles en LDVELH. Surtout que cet été 2014 a été riche en la matière. Plus que le 2013, où pourtant je partais avec une collection de seulement 5 titres. Aujourd’hui, je suis proche des 150 et il m’en manque encore beaucoup potentiellement. Naturellement, plus on en a, plus on en veut, mais moins on en trouve que l’on ne possède pas déjà. Cela n’a pas empêché mes recherches de l’été d’être très fructueuses.

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Premier lot de trouvailles. Les deux titres du haut, je les ai commandés à une librairie anglaise en ligne. Master of Chaos est celui qui a été traduit par Le Sceptre Noir (cherchez pas…), j’en parlais dernièrement. L’accompagne Night of the Necromancer, de Jonathan Green, titre relativement récent et dont j’avais entendu le plus grand bien.  J’ai eu l’occasion de le lire-jouer et de le terminer en juillet et ce titre remplit tout à fait mes attentes. Il confirme également tout le bien que je pense de Jonathan Green en tant qu’auteur de LDVELH (il se classe aisément sur le podium auprès de Dave Morris). Il faudra que j’en reparle plus en détails.

J’ai également dégoté dans ma bouquinerie favorite Le Sépulcre des Ombres, du même Jonathan Green. Si je ne dis pas d’ânerie, cela doit être son premier titre pour la série Fighting Fantasy. J’espère que je ne serai pas déçu en revenant sur sa première expérience d’écriture de LDVELH.

Et puis, dans la même bouquinerie, j’ai finalement complété rapidement la série Chroniques Crétoises, contrairement à ce que je craignais. Une série ancrée dans la mythologie grecque qui figure en bonne place dans ma PAL spéciale LDVELH.

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Deuxième lot. Là, ce fut le "miracle". Trouver le tout dernier tome de Loup Solitaire, La Cité de l’Empereur, pour moins d’un euro. Allez voir n’importe quel site de vente en ligne, il faut un sacré coup de bol de le trouver à moins de 20 euros. Certes, il semblerait que ce soit un piètre LDVELH, mais sa rareté et son côté collector en font un indispensable. Et c’est le dernier Loup Solitaire à être paru bordel ! Quand même ! Bref, un grand moment d’incrédulité lorsque j’ai mis la main dessus. Dans le même dépôt-vente, j’ai également trouvé La Guerre des Runes, autre Loup Solitaire pas évident à trouver pour pas cher.

Le même jour, j’ai également mis la main chez Emmaüs sur un Sherlock Holmes (Meurtre au Club Diogène) et un Défis Fantastiques au résumé attractif, puisqu’il évoque l’animisme.

Oui, c’est bien VOUS, humble elfe des bois natif de la forêt d’Yffen, que les dieux ont estimé capable de tenir tête à la horde chaotique et démoniaque d’Ishtrack. Il vous faudra vous introduire au sein de cette cohue armée avant qu’elle deviennent invincible. Mais Ishtrack, comme tous les princes démons, est invulnérable aux armes forgées de mains d’homme_ et même à l’épée magique des grands elfes.Votre unique atout est sans doute votre connaissance du monde des rêves, privilège des shamans. Elle seule vous donne une chance d’échapper aux dangers qui vous guettent…

Ça donne envie non ? En plus, c’est écrit par l’auteur de La Planète Rebelle. Un gage de qualité.

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Troisième lot. Ah ! Nous voilà en août. Et en août, il y a la Nuit du Livre à Bécherel. L’an passé, c’est là que je débutais réellement ma collection. Cette année, forcément, les découvertes ont été plus rares (enfin je parle des titres que je ne possédais pas encore). Je suis malgré tout revenu avec un grand sourire aux lèvres, puisque mon espoir secret était de trouver La Créature Venue du Chaos. La photo parle toute seule !

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Quatrième lot. Je retourne chez Emmaüs (un de mes principaux fournisseurs depuis un an). Oh ! Un Défis et Sortilèges. Voici le deuxième cycle de la série complet et il ne me manque plus qu’un seul tome pour boucler le premier cycle. Content je suis, car cette série autorisant le multi-joueurs (jusqu’à quatre) est parmi les expérimentations en LDVELH qui m’intriguent le plus. Au même endroit, je mettais la main sur La Malédiction du Pharaon, avant-dernier tome avant de compléter la série Dragon d’Or.

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Cinquième lot. L’été passé, j’avais mis les pieds dans une bouquinerie où j’avais trouvé les livres un peu cher. Les LDVLEH étaient à 3 euros, là où j’avais trouvé la majeure partie des miens entre 1 et 2 euros. Entre temps, j’ai pu voir que ce tarif de 3 euros est tout à fait acceptable, puisque finalement, quand on commande un livre à 1 euro sur un célèbre site de petites annonces entre particuliers, les frais de port s’élèvent à environ 2 euros. Donc, je retourne dans cette bouquinerie. Il y avait une caisse (oui oui, une caisse) pleine de LDVELH. J’y pioche deux Loup Solitaire : Le Tyran du Désert, grâce auquel je complète le premier cycle de la série, et Les Pirates de Shadaki, fort peu évident à dénicher dans cette édition semble-t-il. J’y complète également la série Dragon d’Or en trouvant Le Château des Âmes Damnées. Et puis, enfin, L’Épreuve des Champions que bizarrement je ne possédais pas encore. J’ai quand même laissé tomber Le Justicier de l’Espace, célèbre pour être un des plus mauvais Défis Fantastiques publiés. J’attendrai de le trouver à 1 euro.

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Sixième et dernier lot pour cet été. Bouclons ici la boucle en retournant dans ma bouquinerie préférée, évoquée au premier lot. Là, c’est un peu le jackpot inattendu. J’avais déjà réservé La Nuit du Météore et L’Oeil du Sphinx (ce dernier me permettant de disposer des quatre premiers tomes de La Saga du Prêtre Jean, le dernier tome publié étant un des LDVELH les plus difficiles à dénicher), mais je ne m’attendais pas à dégotter enfin La Cité Interdite et ainsi boucler la série Astre d’Or, qui se déroule dans le même univers que Loup Solitaire. Cette série aussi figure en très bonne place dans ma PAL spéciale LDVELH.

J’ai également pu y trouver mes deux premiers tomes de la série Donjons & Dragons Niveau avancé. Mystère sur la qualité de ces LDVELH, mais j’avais bien aimé les deux titres en niveau normal que j’avais lu. Du coup, je pars avec un a priori plutôt positif sur deux aventures, notamment pour Le Voleur de Karass, écrit par Douglas Niles que j’avais déjà lu quelques titres écrits dans l’univers de Lancedragon. Pour compléter ce dernier lot, Objectif : Apocalypse, de la série Les Messagers du Temps. Série qui ne m’avait pas convaincu lors de ma première aventure, mais qui reste très bien écrite et à qui je ne peux m’empêcher de laisser d’autres chances de me convaincre.

Un été bien rempli au niveau trouvailles, non ? Et dire qu’il reste encore trois semaines pour faire encore grandir la liste !

Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFF/Horreur francophone !

Inspirée par l’idée géniale d’un auteur québécois qui a lancé l’opération « le 12 août, j’achète un livre québécois », la communauté L’Invasion des Grenouilles propose à son tour d’organiser une opération similaire destinée à promouvoir la littérature francophone de SFFF (science-fiction/fantastique/fantasy) et d’horreur en France.
Les auteurs francophones de ces genres ont du talent, de l’imagination à revendre, et méritent d’être découverts.
Alors, « Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFF/horreur francophone ».

Retrouvez sur Facebook le groupe L’Invasion des Grenouilles.

Pour l’occasion, je vais évoquer quelques titres SFFF francophones. Celui que je viens de finir (et que je vous conseille très fortement), celui que je lis actuellement et ceux que j’ai acheté aujourd’hui à l’occasion de cette manifestation.

La Dernière Terre, tome 2 : Des certitudes.

imageJe vous avais parlé l’an passé du premier tome de cette saga de Fantasy écrite par Magali Villeneuve : L’enfant meredhian. Un premier tome qui m’avait déjà enthousiasmé par ses personnages bien approfondis et par le style précis mais pas rébarbatif de Magali. Voici donc une brève chronique (ce n’est jamais évident de rentrer dans les détails lorsqu’il s’agit d’une suite, le risque de spoil étant non négligeable) de Des certitudes.

Ce second tome poursuit la saga sur ces bases, et fait même mieux. Non seulement, les personnages sont toujours aussi fouillés, mais ils évoluent suivant des voies pas forcément prévisibles. En particulier, Feor Elliem prend beaucoup d’ampleur dans cet opus et apparaît comme un de mes personnages favoris de ce début de saga (6 tomes sont prévus pour le moment).

Le style reste d’une rare précision, ce qui induit par moment un rythme de lecture plus lent pour bien savourer chaque nuance mise en place. À partir de la moitié du roman, les certitudes auxquelles le titre fait allusion se retrouvent irrémédiablement bouleversées et les mystères du premier tome s’épaississent de plus en plus.

Un coup de cœur pour cette année 2014.

Un regret ? L’attente à venir d’ici la parution du troisième tome !

Mon Donjon, mon Dragon.

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On pitche un peu avant de parler de cette novella de Lilian Peschet :

Bram est le modèle même du geek parfait : une carrière professionnelle vouée au développement de sites web pour clients pénibles, une vie sociale principalement consacrée aux jeux de rôles, aux jeux vidéo et à la lecture de romans de science-fiction ou de fantasy, et une vie sexuelle… proche du néant. Pourtant, un grain de sable va venir perturber cette mécanique bien huilée. Ce grain de sable s’appelle Aurore, une jeune fille apparemment bien sous tout rapport et qui débarque en tant que stagiaire dans l’entreprise de Bram. Aurore va bouleverser sa vie… mais pas forcément dans la direction souhaitée.

Mon Donjon Mon Dragon est plus qu’un roman : c’est un manifeste du nerd, une véritable exploration sociologique de l’étrange univers dans lequel évoluent les geeks, et une déclaration d’humour noir et grinçant. Les geeks ont donné au monde ses plus beaux cerveaux, et leurs rangs grossissent chaque jour : Mon Donjon Mon Dragon nous incite à considérer de plus près ceux que – par cruauté ou simplement par bêtise – le monde a longtemps appelés losers.

Alors ok, vous me direz que ce n’est pas de la SFFF à proprement parler, mais les thématiques abordées nous seront familières. Pour le moment, j’aime beaucoup la façon dont Lilian évoque la trajectoire de Bram au début de la novella. Les scènes avec les clients (la première notamment) sont bien sympa. Forcément, j’en suis seulement au moment juste après la rencontre avec Aurore, donc il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir dans ce Donjon, mais j’aime déjà beaucoup ce que j’en ai exploré !

Les ebooks achetés aujourd’hui :

9782363762412Une novella dont le pitch m’intrigue énormément.

Cassandra est une étudiante un peu particulière : héritière de l’antique famille royale des Galata, la jeune princesse prépare une thèse de Magie à l’université. Passant en revue les grimoires les plus vénérables et les plus prestigieux, l’académicienne mène une vie rangée et, pour tout dire, un peu ennuyeuse : elle rêve par-dessus tout d’aller sur le terrain et de devenir enfin Chasseuse de livres. Car la Magie a beau avoir déserté le pays depuis quatre siècles, certains nostalgiques des arts occultes semblent convaincus que l’énergie mystique est sur le point de reparaître. Mais les évènements prennent une tournure inattendue le jour où la jeune érudite reçoit une invitation pour une soirée à la Fondation des Sciences Occultes. La vénérable Tamora Caton a en effet une mission à lui confier : retrouver le mythique "L’Appel des Anciens", plus qu’un livre, une légende des arts magiques et une source de pouvoirs terribles pour celui qui mettra la main dessus. L’occasion est trop belle. Mais l’étudiante n’imagine pas encore que son chemin sera parsemé d’embuches et dépassera de loin sa simple curiosité scientifique. Dans l’ombre, les convoitises s’aiguisent.

Sachant que c’est Walrus qui produit ce texte d’une centaine de pages, je n’ai aucun doute sur son originalité (surtout qu’un côté steampunk est annoncé, du coup, étant peu familier du genre, ça ne peut que m’intéresser) et les premiers retours de lecture sont très encourageants.

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Vous rappelez du fabuleux Au Sortir de l’Ombre de Syven ? Et bien en fin de chronique, j’évoquais cette nouvelle qui se déroule dans le même univers.

Étonnamment, je ne l’avais pas encore lue. Ce sera bientôt un oubli réparé.

Prêts à vous replonger dans les Ombres et à affronter de nouveaux des Gothans ? Moi je le suis !

 

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Dernier achat pour cette journée dédiée à la SFFF francophone. Une nouvelle que j’ai trouvée dans la liste d’achat d’Alex Evans (oui, l’auteur de La Chasseuse de Livres ci-dessus). Le résumé me tente bien et c’est l’occasion de découvrir le travail de la jeune maison d’éditions Flammèche.

Mai 1610.

Paris est en émoi suite à l’assassinat du roi Henri IV. Mais Hector n’a que faire des intrigues politiques qui secouent la capitale. Un homme à l’allure inquiétante a fait enlever ses sœurs et il est prêt à tout pour les retrouver.

Cependant, le bretteur est loin d’imaginer quels sombres desseins se jouent réellement dans les entrailles de la ville.

D’autres titres sont présentés ici ou là :

Ray’s Day 2014 : c’est parti !

Edit du 25 août : Le Ray’s Day est terminé pour cette année, avec deux jours de prolongation pour les propres textes. Désormais les liens ne sont plus accessibles, mais les textes que j’avais proposés vont continuer à vivre naturellement. À commencer par La Larme Noire dont je vais poursuivre la réécriture dans les mois qui viennent. On se donne rendez-vous le 22 août 2015 pour un second Ray’s Day ?

Et voilà, c’est le grand jour du Ray’s Day ! Comme promis, je vous offre aujourd’hui de la lecture (les textes seront disponibles jusqu’à dimanche).

Je commence par l’inédit Âme en Peine, une nouvelle fantastique que je considère comme fondamentale dans mon parcours d’écrivain car elle m’a permis, en le poussant à son paroxysme, de développer la part la plus hyperbolique de mon style.

À télécharger : en epub (toutes liseuses et tablettes) | en mobi (pour Kindle) | en PDF

À l’occasion de ce premier Ray’s Day, je remets également à disposition les textes proposés sur Feedbooks jusqu’à récemment encore. L’occasion de redécouvrir notamment les nouvelles introduisant mon univers de fantasy cybernétiques : Anima, et surtout An Anaon et La Traque. Le tout complété par une nouvelle de light fantasy, Entre-mondes, une fanfic dans l’univers de Lancedragon, Une histoire de… kender ? et un recueil de poèmes. Cliquez sur les couvertures pour les télécharger gratuitement sur Feedbooks.

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Et puis bien sûr, le fabuleux bonus que représente la version de travail de La Larme Noire et dont je parlais hier ! L’occasion de (re)découvrir ce roman de fantasy qui lors de sa publication en épisodes a fait les beaux jours des diverses incarnations de ce blog et qui avait connu un nombre flatteur de téléchargements (pour combien de lectures au final ?) sur Feedbooks.

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À télécharger : en epub (toutes liseuses et tablettes) | en mobi (pour Kindle) | en PDF

N’hésitez pas à me transmettre vos sentiments sur les textes que vous aurez lus (en commentaire de cet article ou via la page Contact de ce site par exemple), à partager cet article pour que vos amis puissent les découvrir et à vous rendre sur le site du Ray’s Day pour parcourir les diverses participations à l’occasion de cette grande célébration de la lecture !

#RaysDay : le bonus ?

C’est à peu près officiel maintenant car il ne devrait me rester que quelques retouches à effectuer sur mes fichiers d’ici là : demain, pour le Ray’s Day, il y aura un bonus sur la programmation prévue !

couverture-larmenoireJe préférais ne pas l’évoquer avant d’être quasiment certain de pouvoir boucler cela dans les temps. En ce mois d’août 2014, avec votre arlésienne préférée, à savoir la nouvelle version destinée à l’édition de La Larme Noire, nous fêtons nos 18 ans de vie commune. Une vie commune faite de bonheurs et de coups de gueule forcément, mais qui débouchera, je l’espère, dans quelques années (2 ou 3 serait vraiment top) sur une version qui sera conforme à ce que je souhaite faire du premier jet bouclé à l’aube de 2011.

Vous l’aurez compris, demain, et jusqu’à dimanche, vous pourrez de nouveau télécharger ici-même La Larme Noire, dans sa version 1 de 2011. C’est y pas beau ça ?

hashtag-date-1024x562Bannière du Ray’s Day par Neil Jomunsi,
sous licence Creative Commons CC-BY

Couverture de La Larme Noire par Elie Darco

Le 22 août, fêtons la lecture avec le Ray’s Day

banniere-ebook-1024x293À l’initiative de Neil Jomunsi, le 22 août prochain sera une journée à célébrer la lecture, les lecteurs et les auteurs. La lecture sous toutes ses formes. Pourquoi cette date ? Parce que c’est celle qui célèbre la naissance d’un grand amoureux des livres qui nous a quitté il y a un peu plus de deux ans : Ray Bradbury.

À mon tour, j’ai aussi proposé ma participation à cette belle journée dédiée à la lecture en mettant plusieurs textes à disposition durant cette journée.

Déjà les six textes que j’avais mis en ligne sur Feedbooks par le passé : les nouvelles Une histoire de… kender ? ; Entre-Mondes ; Anima ; An Anaon et La Traque ; ainsi que le recueil Poèmes mythologiques.

Et puis vous pourrez télécharger ici-même une nouvelle inédite dans sa version retravaillée : Âme en peine. Elle sera disponible en epub et en mobi. J’en profite d’ailleurs pour vous livrer en exclusivité (mondiale !) sa couverture.

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Les participations seront très diverses, et sont déjà nombreuses (voir cette page du site du Ray’s Day, actualisée au fil des jours). N’hésitez pas à découvrir tout ce qui se déroulera, et n’hésitez pas à proposer quelque chose vous aussi, que vous soyez lecteur ou auteur ! Et surtout, relayez autour de vous ce hashtag et cette date :

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Bannières du Ray’s Day par Neil Jomunsi,
sous licence Creative Commons CC-BY

Ecrire un LDVELH : papier ou numérique ? (1)

Aujourd’hui, avec les deux modes de publication que sont l’édition papier et l’édition numérique, tout projet de récit interactif dans lequel se lance un auteur se doit d’envisager le support sur lequel le lecteur-joueur découvrira son texte. Il ne parait pas raisonnable de produire exactement la même forme de récit pour une lecture numérique que pour une lecture papier.

Ce sont forcément des questions qui occupent ma réflexion alors que j’essaie d’écrire mon premier LDVELH (certainement de façon trop ambitieuse sur le papier, ce qui provoque des effets indésirables dans le processus d’écriture, comme vous vous en doutez). Je vais partir du principe que je m’oriente plutôt vers une future publication numérique et donc que je vais penser mon aventure dans cette optique.

Et puis comme je sens que je vais être bavard comme pas possible, je vais faire plusieurs articles sur le sujet. C’est également une façon de faire un premier bilan de ce que j’ai vu et retenu des LDVELH que j’ai lus depuis un an. Ca risque de sonner un peu fourre-tout par moment, mais je vais choisir à chaque fois une thématique de base autour de laquelle organiser mes réflexions. Aujourd’hui :

La Feuille d’Aventure et les dés

 

ldvelh-matosOn a grandi avec nos LDVELH de chez Folio ou Pocket et naturellement, il y a ces incontournables accessoires : la Feuille d’Aventure, le crayon, la gomme et les deux dés. L’écrasante majorité des aventures auxquelles nous avons jouées les utilisent.

Il y a clairement un effet nostalgique qui se fait sentir rien que d’y penser. Personnellement, en tant que lecteur, je reste très attaché à mon équipement (surtout qu’en prime j’ai toujours un tas de feuilles blanches sous le coude pour tracer mon cheminement dans l’aventure).

Pourtant, si le combo liseuse/tablette, feuille de personnage, dés ne m’effraie pas (bien au contraire), j’imagine aisément que cela impose des contraintes trop grandes pour le côté nomade de la lecture numérique. Du coup, il va falloir peut-être me passer de tout ou partie de ce matériel auquel on est tant habitué.

Que faire alors ?

FdA-DestinsIl est évident qu’il va falloir limiter l’utilisation de la Feuille d’Aventure et celle des dés (voire les supprimer totalement). Une série comme Destins/Virtual Reality s’en sort à merveille. La Feuille est très simple (voir ci-contre) et peut être assez aisément mémorisée puisqu’il suffit d’avoir en tête ses 4 compétences, son total de points de vie, son équipement et son argent. L’aspect le plus délicat est peut-être de retenir en prime les mots de passe rencontrés durant l’aventure.

Pas de dés non plus dans cette formidable série. Tout est géré en fonction des choix du lecteur-joueur et des compétences qu’il a choisi pour son personnage, sachant que pour se sortir de situations délicates, il y a souvent deux compétences qui offriront une échappatoire. Si votre personnage meurt, ce sera uniquement parce que vous avez effectué des choix peu judicieux. J’aime beaucoup ce système qui exclut l’aspect arbitraire des morts suite à un jet de dés foireux. Dans Les Sombres Cohortes, trop de morts ont résulté de l’accumulation de mauvais lancers. Dans les Destins, cette mécanique fonctionne au quart de tour et limite très fortement la perte de focalisation sur la lecture-jeu.

Et puis, je crois l’avoir déjà dit par le passé, j’adore, dans cette série comme dans tous les Défis Fantastiques le proposant, la possibilité de personnaliser le “héros” que l’on incarne à l’aide de compétences (ou d’objets comme dans Stormslayer de Jonathan Green). Faire d’autres choix au départ ouvre d’autres possibilités pour mener à bien l’aventure, et je suis très attaché au potentiel de rejouabilité d’un titre, comme pour un jeu vidéo. Naturellement, il faut à tout prix éviter l’écueil de L’Homme au Cheval de Brume, avec sa compétence obligatoire pour pouvoir arriver au terme de l’aventure.

fda-tdnLe Temple du Dieu Néant (bon, mais court avec 53 sections, LDVELH publié par les éditions La Saltarelle) réduit encore plus l’impact de la Feuille d’Aventure, la limitant à deux compteurs et une espace pour lister les notes diverses liées au parcours du lecteur-joueur.

Pas de règles pour jouer, juste de la jugeote pour garder son personnage en vie.

Là aussi, ça passe très bien, mais l’aventure étant courte, cela joue forcément sur le bon fonctionnement.

Les titres proposés par Walrus dans sa collection Rendez-vous au 14 vont même encore plus loin en s’affranchissant totalement de la Feuille d’Aventure. Les situations nécessitant habituellement des jets de dés sont gérées soit via un simple “Pensez à un nombre”, soit via des questions de culture générale ou, mieux encore, liées à la lecture attentive du texte (“Au fait, quelle était la couleur de la voiture qui vous a échappé lors de la filature du début de l’aventure ?”). Efficace. Je me rappelle avoir repris le jeu depuis le début pour repérer trois informations capitales pour poursuivre l’aventure (oui je sais, j’aurais pu tricher, mais c’est moins amusant).

Screenshot_2014-08-09-11-35-00Bien sûr on peut imaginer aussi de proposer (pour les lecteurs-joueurs sur tablette ou smartphone) une application complémentaire gérant la Feuille d’Aventure et les jets de dés. Mais j’imagine bien à quel point l’immersion serait réduite en miette. “Bon allons-y pour ce combat. Je lance l’application. Oh ! J’ai eu une commentaire sur FB, faut que j’aille voir ça !”. Il existe déjà des éditeurs de LDVELH sur tablettes/smartphones qui gèrent très bien l’intégralité du livre-jeu dans une application (l’excellente équipe de Tin Man Games !). Là il n’y a pas de perte d’immersion puisque l’application est en plein écran, on garde la Feuille d’Aventure et les dés, mais tout est géré automatiquement. Il y a malgré tout un côté un peu artificiel à ces lancers (lire à ce sujet la remarque de Dave Morris, auteur de plusieurs titres de la série Destins/Virtual Reality notamment, relayée dans cet article de Fantasy Game Book sur le futur des livres-jeux) et l’on perd le plaisir de faire rouler les désScreenshot_2014-08-09-11-34-43 (avec bien sûr le souffle magique dessus qui permet d’obtenir le résultat tant espéré).  L’aspect un peu spécial, c’est que lorsque je lis-joue un LDVELH de cette nature, je ne prends pas de notes et ne cartographie pas ma progression. Dommage, non ? Et puis la triche reste possible, dans des proportions plus fortes même qu’avec la version papier puisque l’on peut changer ses jets de dés d’une simple secousse au bon moment. Et ça peut vite devenir une habitude… Mais je parlerai plus en détail de tout ceci dans un autre article. Le seul vrai défaut inhérent à la notion d’application, c’est l’enfermement du lecteur-joueur, qui ne peut utiliser l’application que dans l’écosystème lié à sa tablette ou son smartphone. Problème que l’on ne rencontre pas avec un ebook classique au format epub ou mobi.

De mon côté, je reste pour le moment sur une solution façon Destins/Virtual Reality. Une feuille d’aventure simplifiée (même s’il y a encore moyen d’améliorer la pré-version actuelle), pas ou peu de dés (j’aime bien l’idée déjà rencontrée de gérer certaines actions en fonction de l’état de santé du personnage, pour le moment je vois ça via des jets de dés en attendant de trouver moins contraignant). D’ailleurs, en voici un premier visuel en exclu :

preversion-fdaVous pouvez constater que je prévois une carte de la zone d’aventure (je trouve que ça manque souvent dans les LDVELH, à plus forte raison s’il est en version numérique) pour pouvoir s’y référer facilement. Outre la Vitalité, j’ai pour l’instant dans l’idée de gérer deux jauges : celle de Karma (nom provisoire), pour tenir compte des actes du lecteur-joueur, et celle du nombre de jours écoulés, qui tient une place essentielle dans l’aventure. La liste des compétences est également provisoire, tout comme le choix de seulement deux d’entre elles. Des évolutions viendront nécessairement par la suite.

À très bientôt pour la seconde partie, où je parlerai notamment de la gestion des combats. N’hésitez pas à alimenter ma réflexion par vos remarques ou questions !

Invasion : Mantes religieuses

…enfin une seule mais surprenante invitée retrouvée sur la fenêtre de la chambre cet après-midi !