Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFF/Horreur francophone !

Inspirée par l’idée géniale d’un auteur québécois qui a lancé l’opération « le 12 août, j’achète un livre québécois », la communauté L’Invasion des Grenouilles propose à son tour d’organiser une opération similaire destinée à promouvoir la littérature francophone de SFFF (science-fiction/fantastique/fantasy) et d’horreur en France.
Les auteurs francophones de ces genres ont du talent, de l’imagination à revendre, et méritent d’être découverts.
Alors, « Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFF/horreur francophone ».

Retrouvez sur Facebook le groupe L’Invasion des Grenouilles.

Pour l’occasion, je vais évoquer quelques titres SFFF francophones. Celui que je viens de finir (et que je vous conseille très fortement), celui que je lis actuellement et ceux que j’ai acheté aujourd’hui à l’occasion de cette manifestation.

La Dernière Terre, tome 2 : Des certitudes.

imageJe vous avais parlé l’an passé du premier tome de cette saga de Fantasy écrite par Magali Villeneuve : L’enfant meredhian. Un premier tome qui m’avait déjà enthousiasmé par ses personnages bien approfondis et par le style précis mais pas rébarbatif de Magali. Voici donc une brève chronique (ce n’est jamais évident de rentrer dans les détails lorsqu’il s’agit d’une suite, le risque de spoil étant non négligeable) de Des certitudes.

Ce second tome poursuit la saga sur ces bases, et fait même mieux. Non seulement, les personnages sont toujours aussi fouillés, mais ils évoluent suivant des voies pas forcément prévisibles. En particulier, Feor Elliem prend beaucoup d’ampleur dans cet opus et apparaît comme un de mes personnages favoris de ce début de saga (6 tomes sont prévus pour le moment).

Le style reste d’une rare précision, ce qui induit par moment un rythme de lecture plus lent pour bien savourer chaque nuance mise en place. À partir de la moitié du roman, les certitudes auxquelles le titre fait allusion se retrouvent irrémédiablement bouleversées et les mystères du premier tome s’épaississent de plus en plus.

Un coup de cœur pour cette année 2014.

Un regret ? L’attente à venir d’ici la parution du troisième tome !

Mon Donjon, mon Dragon.

mondonjon-cover

On pitche un peu avant de parler de cette novella de Lilian Peschet :

Bram est le modèle même du geek parfait : une carrière professionnelle vouée au développement de sites web pour clients pénibles, une vie sociale principalement consacrée aux jeux de rôles, aux jeux vidéo et à la lecture de romans de science-fiction ou de fantasy, et une vie sexuelle… proche du néant. Pourtant, un grain de sable va venir perturber cette mécanique bien huilée. Ce grain de sable s’appelle Aurore, une jeune fille apparemment bien sous tout rapport et qui débarque en tant que stagiaire dans l’entreprise de Bram. Aurore va bouleverser sa vie… mais pas forcément dans la direction souhaitée.

Mon Donjon Mon Dragon est plus qu’un roman : c’est un manifeste du nerd, une véritable exploration sociologique de l’étrange univers dans lequel évoluent les geeks, et une déclaration d’humour noir et grinçant. Les geeks ont donné au monde ses plus beaux cerveaux, et leurs rangs grossissent chaque jour : Mon Donjon Mon Dragon nous incite à considérer de plus près ceux que – par cruauté ou simplement par bêtise – le monde a longtemps appelés losers.

Alors ok, vous me direz que ce n’est pas de la SFFF à proprement parler, mais les thématiques abordées nous seront familières. Pour le moment, j’aime beaucoup la façon dont Lilian évoque la trajectoire de Bram au début de la novella. Les scènes avec les clients (la première notamment) sont bien sympa. Forcément, j’en suis seulement au moment juste après la rencontre avec Aurore, donc il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir dans ce Donjon, mais j’aime déjà beaucoup ce que j’en ai exploré !

Les ebooks achetés aujourd’hui :

9782363762412Une novella dont le pitch m’intrigue énormément.

Cassandra est une étudiante un peu particulière : héritière de l’antique famille royale des Galata, la jeune princesse prépare une thèse de Magie à l’université. Passant en revue les grimoires les plus vénérables et les plus prestigieux, l’académicienne mène une vie rangée et, pour tout dire, un peu ennuyeuse : elle rêve par-dessus tout d’aller sur le terrain et de devenir enfin Chasseuse de livres. Car la Magie a beau avoir déserté le pays depuis quatre siècles, certains nostalgiques des arts occultes semblent convaincus que l’énergie mystique est sur le point de reparaître. Mais les évènements prennent une tournure inattendue le jour où la jeune érudite reçoit une invitation pour une soirée à la Fondation des Sciences Occultes. La vénérable Tamora Caton a en effet une mission à lui confier : retrouver le mythique « L’Appel des Anciens », plus qu’un livre, une légende des arts magiques et une source de pouvoirs terribles pour celui qui mettra la main dessus. L’occasion est trop belle. Mais l’étudiante n’imagine pas encore que son chemin sera parsemé d’embuches et dépassera de loin sa simple curiosité scientifique. Dans l’ombre, les convoitises s’aiguisent.

Sachant que c’est Walrus qui produit ce texte d’une centaine de pages, je n’ai aucun doute sur son originalité (surtout qu’un côté steampunk est annoncé, du coup, étant peu familier du genre, ça ne peut que m’intéresser) et les premiers retours de lecture sont très encourageants.

9782918719335

Vous rappelez du fabuleux Au Sortir de l’Ombre de Syven ? Et bien en fin de chronique, j’évoquais cette nouvelle qui se déroule dans le même univers.

Étonnamment, je ne l’avais pas encore lue. Ce sera bientôt un oubli réparé.

Prêts à vous replonger dans les Ombres et à affronter de nouveaux des Gothans ? Moi je le suis !

 

9791093026060

Dernier achat pour cette journée dédiée à la SFFF francophone. Une nouvelle que j’ai trouvée dans la liste d’achat d’Alex Evans (oui, l’auteur de La Chasseuse de Livres ci-dessus). Le résumé me tente bien et c’est l’occasion de découvrir le travail de la jeune maison d’éditions Flammèche.

Mai 1610.

Paris est en émoi suite à l’assassinat du roi Henri IV. Mais Hector n’a que faire des intrigues politiques qui secouent la capitale. Un homme à l’allure inquiétante a fait enlever ses sœurs et il est prêt à tout pour les retrouver.

Cependant, le bretteur est loin d’imaginer quels sombres desseins se jouent réellement dans les entrailles de la ville.

D’autres titres sont présentés ici ou là :

Publicités

Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été ~ Été 2014

L’été approche à grands pas et comme les deux dernières années, l’heure est venue de présenter ma PàL estivale. Cette année, nouveauté : je ne vais pas me contenter de lectures papier puisque ma nouvelle liseuse (l’excellente Kobo Aura) n’a aucun problème d’écran trop photosensible et gère parfaitement la lecture en extérieur, même en plein soleil !

Bref, voici la liste des 10 pour cet été, avec notamment un revenant de l’an passé.

Au programme, de la fantasy, de la fantasy, de la fantasy, de l’inclassable, de la SF, des pirates et, forcément, des LDVELH !

Lire la suite

Mots & Légendes 8 : Femme dans tous ses états

mini_couv_Mots_et_Legendes_8_femme2

Le numéro 8 de Mots & Légendes sur le thème « Femme dans tous ses états » est disponible depuis peu au téléchargement.

Vous pouvez le lire en version PDF, Epub ou Mobi en suivant l’un des liens ci-dessous :
Télécharger la version PDF
Télécharger la version Epub
Télécharger la version Mobi

Au sommaire de ce huitième opus :
Une couverture (excellente) de Martine Fassier
2 galeries d’univers graphiques :
Martine Fassier
Cyril Barreaux
7 nouvelles :
Initiation d’Anne Rossi (elle est partout en ce moment !), illustré par Gwenran
La chose qui pensait de Didier Reboussin, illustré par Marine Karmowski (géniale illustratrice de La Geste de Klarg le Troll !)
La ménestrel des steppes de Loïc Henry, illustré par Jonathan Fievet
Parfum de femme de Thomas Spok, illustré par AbigailDream
Nouveau départ d’Alice Mazuay, illustré par Sedenta Kernan
Retour aux sources de Grégory Covin, illustré par Mickael Martins
Les lamentations du désert de Dana B. Chalys, illustré par Yvan Villeneuve
1 article :
Les femmes dans le cycle arthurien de Kevin Kiffer

À découvrir sans plus tarder !

La Boîte de Schrödinger, Expérience 1 ~ Michael Roch

9782363761798Qu’y a-t-il dans la Boîte ? Dans celle de Michael Roch, il y a de vieux inspecteurs de police en prise avec des forces occultes et mystérieuses, il y a des asiles d’aliénés qui cachent des secrets impossibles à révéler. Il y a aussi des visions, certainement provoquées par des soirées arrosées mais… les visions ont-elles l’habitude de mordre si fort ? Ici des paysages souterrains et urbains se peuplent de créatures terrifiantes et de peurs ancestrales. Sortir le soir d’Halloween ? Pourquoi pas, si vous aimez les monstres hargneux… De fait, il y a toutes sortes de choses dans la Boîte. Oserez-vous l’ouvrir ?

Nouvelle découverte via Adopte un Auteur, voici un autre recueil de la collection la Boîte de Schrödinger, après celui de Jacques Fuentealba, publié par Walrus. Les “Expériences” sont plus courtes que les saisons (environ le tiers de la longueur). C’est donc Michael Roch que j’ai choisi d’adopter, un choix que je ne regrette aucunement.

Son recueil, et c’est suffisamment rare pour être relevé, présente huit nouvelles qui m’ont presque toutes vraiment emballé à la lecture. Est-ce dû au format court du recueil qui limite le nombre de textes ? Peut-être un peu, car les genres abordés sont moins variés, mais c’est surtout lié au style très fluide dont fait preuve l’auteur.

Le triptyque d’ouverture nous permet de suivre les aventures d’André Despérine, personnages qui aurait pu mériter un plein recueil de nouvelles tant il m’a paru sympathique. Des enquêtes qui ne manquent pas d’humour d’ailleurs. Il va s’en dire que ces trois nouvelles se suivent et sont liées entre elles. J’ai beaucoup apprécié ces enquêtes complètement décalées. Une superbe réussite d’entrée.

Dans la seconde partie du recueil, intitulée Antériorités, deux nouvelles dont un chouette Pathologie, jouant autour du thème classique de la surenchère entre amis se racontant des histoires. Et Deux francs, bien que l’on comprenne rapidement ce qui se passe, est tellement bien menée que je lui pardonne sa conclusion téléphonée.

La troisième partie du recueil, Urbanités, s’ouvre sur Du sang, et de la salive, qui nous place aux côtés de Gaspard, un gars avide de violence qui doit rejoindre sa famille pour le réveillon. Une nouvelle très courte, mais au style direct pas désagréable. La nouvelle suivante, Sous la ville, est l’un des moments qui m’ont le plus enthousiasmé du recueil (juste après les d’ores et déjà indispensables enquête d’André Despérine bien sûr). Tout commence par une soirée d’Halloween, et se termine par… Je vous laisse le découvrir. J’ai beaucoup aimé la façon dont est mené le récit. Ces allers-retours entre les deux temps où il se déroule intriguent et donnent constamment envie de poursuivre sa lecture. La gradation vers le fantastique et l’horreur est bien gérée. Une belle réussite en partant d’une situation initiale peu emballante (mais c’est là le propre d’un bon auteur que de partir d’un thème banal et de le mener de façon originale). La dernière nouvelle Le gnome de Mexico marque peu après ce voyage sous la ville, peut-être la nouvelle qui m’a un peu moins plu que les autres sans pour autant être désagréable à lire.

Adopte un Auteur se révèle une fois de plus être un excellent biais pour découvrir de nouveaux auteurs. Que ce soit Jacques Fuentealba ou ici Michael Roch, ce sont deux belles découvertes que je viens de faire. Leurs autres titres seront forcément attractifs après ce premier contact. N”hésitez pas à les découvrir vous aussi !

adopte-un-auteur-michael-roch

Michael Roch, un auteur à adopter

La Boîte de Schrödinger, Saison 2 ~ Jacques Fuentealba

Cela faisait pas mal de temps que je souhaitais lire un ouvrage de Jacques Fuentealba, diverses critiques de son Émile Delcroix et l’ombre sur Paris m’ayant intrigué, tout comme ses micro-nouvelles que l’on peut lire au gré des réseaux sociaux ou dans La Fabrique de Littérature Microscopique. Le tout nouveau concept d’Adopte un auteur m’a donné l’occasion rêvée de me plonger de ce recueil de nouvelles fantastiques publié par Walrus.

cover-boite-schrondinger-saison-2

Vous ne trouvez pas qu’il y a dans l’air comme une odeur de fantômes, de monstres, de bizarreries, de vampires et d’apocalypses en tous genres? Oui, c’est bien ce que je me disais! Voici donc la nouvelle saison de l’OVNI littéraire made in Walrus: la Boîte de Schrödinger est de retour pour une nouvelle saison, avec aux manettes le formidable auteur d’ « Émile Delcroix » précédemment publié chez Walrus, Jacques Fuentealba.

« La Boîte de Schrödinger » se veut devenir, toute proportion gardée, l’équivalent textuel de ce que « La Quatrième Dimension » fut pour la télévision il y a quelques dizaines d’années, à savoir un formidable laboratoire de scénaristes, de conteurs, d’auteurs et d’inventeurs. Des auteurs aussi célèbres que Richard Matheson, entre autres, ont travaillé d’arrache-pied à faire de cette série télé la référence en matière de Fantastique. La Boîte de Schrödinger, à sa hauteur, veut prolonger l’héritage, et offre donc aux auteurs désireux d’en être la possibilité de travailler à leur propre saison, avec leurs propres épisodes, dont chacun portera sa patte, son univers propre. En donnant un nouvel éclairage à ce genre injustement boudé qu’est la nouvelle, nous espérons ouvrir la voie à de nombreuses suites. La seule contrainte: proposer au lecteur des univers étranges, décalés, bancals, où le fantastique, la peur et l’extraordinaire surgissent dans notre quotidien pour ne plus jamais nous laisser en paix!

Comme toujours, même lorsqu’un seul auteur tient la plume, la critique d’un recueil de nouvelles est un exercice très particulier, et je vais faire de mon mieux.

Parmi les 21 nouvelles de cette Boîte de Schrödinger, il y a celles qui marquent indéniablement.

L’École de la vie déjà, certes à la thématique pas très originale, mais dont le style accroche rapidement le lecteur. Et puis l’évolution de la nouvelle n’est pas inintéressante.

Les Pluies du crépuscule, qui offre un traitement original au récit de super-héros.

L’Appel du cor, avec son aspect très progressif (quasiment au sens musical du terme) qui nous entraine aux côtés du narrateur jusque dans une folle cavalcade.

Indicible, l’une de mes nouvelles favorites du recueil, qui met en scène des versions francisées des plus fameux auteurs d’horreur anglo-saxons. Savoureuse.

Les Monstres, autre récit de super-héros se déroulant dans le même univers que Les Pluies du crépuscule (à quand un texte plus long dans celui-ci Jacques ?), avec une infiltration nerveuse à l’esprit très cyberpunk.

L’Ermite, au final savoureux de dérision.

Le métadragon, là aussi hilarante. L’idée est tout bonnement géniale. Une belle façon de tourner en dérision l’un des classiques du récit héroïque.

Trop de paperasse ! Sympathique nouvelle de SF à la conclusion pleine d’humour noir.

L’Accordeur de Miroirs revisite l’image du vampire et ses origines, à la façon d’un récit mythologique. J’adore.

Et puis La Troisième Voie, et sa structure poétique. Superbe ouverture de la cinquième partie du recueil, consacrée aux Apocalypses. Certainement la partie qui m’a le plus emballé, l’apothéose du recueil. La Puissance destructrice du mythe est une quête de la vérité, face à la régression de l’humanité, ouvrant sur une terrible révélation. Sous des cieux de flammes et de cendres… voit la Terre se consumer littéralement, envahie par des créatures de feu.  Les moins qu’humains, malgré quelques poncifs dans les noms des personnages, nous présente une humanité au-delà de l’agonie. Sera-t-elle finalement sauvée ?

Et se conclure par ce génial Épilogue qui m’a instantanément fait penser à la série Thursday Next de Jasper Fforde. Superbe façon d’en finir avec ce recueil, avec une nouvelle qui parlera aux lecteurs et aux auteurs.

Le reste du recueil est de bonne facture, malgré deux ou trois nouvelles peu marquantes, et le style de Jacques Fuentealba nous aide à nous délecter de ces textes. Un bémol cependant pour la nouvelle qui ouvre ce recueil, Ghost Dance, dont la thématique est intéressante mais avec un traitement que j’ai trouvé trop longuet, et une certaine lourdeur inhérente à un récit mettant en jeu des Indiens, avec des noms à rallonge qui surchargent la lecture. Mais il était difficile de faire autrement en même temps. Il faudra juste que le lecteur ne s’arrête pas à cette entame de recueil, car il raterait de bien bons moments par la suite.

Au final, un très bon recueil de nouvelles fantastiques, varié aussi bien dans les styles que dans les genres, avec des textes majoritairement marquants. À découvrir sans hésitation.

adopte-un-auteur-jacques-fuentalba

Jacques Fuentealba, un auteur à adopter.

Jésus contre Hitler, épisodes 1 à 3 ~ Neil Jomunsi

Le vendredi, sur les réseaux sociaux, c’est le jour de VendrediLecture, excellente initiative vous proposant de gagner des livres en partageant vos lectures. Alors quel meilleur jour dans la semaine pour vous parler de mes dernières lectures (pas toujours les plus récentes) ?

Cette semaine, je vais vous présenter une série que j’ai lue lors de la seconde moitié de 2012 et dont j’ai parlé régulièrement sur ce blog sans jamais la chroniquer : Jésus contre Hitler, écrite par Neil Jomunsi (à qui l’on doit notamment La Bilbliothèque Infernale et Menu Cthulhu, les deux Livres dont Vous Êtes le Héros qui ont remis le genre au goût du jour dans l’édition numérique, ainsi que Moi Bobby Bébé Zombie). 3 épisodes sont parus à ce jour et constituent la première saison de cette série publiée par Walrus.

Épisode 1 : Zombies nazis en Sibérie

jesus-contre-hitler-01Sibérie, fin des années 60. Grâce à la magie noire, le sinistre Adolf Hitler est de retour, plus dément que jamais. Son plan? Ressusciter le plus de cadavres possible et constituer une armée de zombies nazis invincibles! Pour certains, il s’agirait de la Fin du Monde. Pour d’autres, c’est simplement le début d’une nouvelle journée de travail. Car John J. Christ, chef de l’Agence B, connait bien le problème: il a plus d’une fois affronté le petit moustachu hystérique et sait comment déjouer ses plans démoniaques.

À l’aide de son nouveau coéquipier David Goldstein, qui se demande bien pourquoi on a absolument tenu à l’incorporer dans cette unité délirante, John va faire ce qu’il sait faire de mieux: botter les fesses des créatures de cauchemar, des monstres des abysses, des esprits frappeurs et autres méchants en tout genre. Ha oui, on ne vous avait pas dit? John J. Christ n’est autre que Jésus, le seul, le vrai, l’unique. Et il est en colère.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas un récit qui va se prendre au sérieux. Et ça fait du bien ! C’est bien écrit, ça va vite, très vite. Une ambiance de série B assumée, avec des dialogues qui font mouche et des personnages bien campés. Ce premier épisode est l’occasion de poser les bases de la série, de faire connaissance avec l’Agence B, David, John et même un certain “petit moustachu hystérique”. L’occasion de rappeler que l’on peut rire de tout.

L’action est au rendez-vous et la part belle est réservée à l’humour… noir bien entendu ! Une lecture à ne surtout pas prendre au premier degré (de toute façon comment pourrait-on le faire ?) et rien ne vous retiendra de découvrir cette série, puisque ce premier épisode délirant est GRATUIT ! Et puis ce final… Bref, on en redemande et ça tombe bien pour ceux qui découvrirait aujourd’hui car il y a encore 2 épisodes derrière.

Épisode 2 : Tentacules en folie

jesus-contre-hitler-02Vous connaissez Cthulhu ? Pour vous, il ne s’agit peut-être que d’une création imaginaire de H.P. Lovecraft. Mais John J. Christ, lui, le connait bien : c’est une vieille connaissance. Alors, lorsque le démoniaque dieu poulpe décide de se réveiller pour semer la terreur sur la planète, il faut agir et vite ! David Goldstein, le fidèle bras droit de John, ne le sait que trop bien: depuis peu, les rêves du militaire sont peuplés de créatures de cauchemar. Y aurait-il un lien avec l’Apocalypse à tentacules en préparation ? C’est ce que nos deux comparses découvriront. Mais pour mener à bien cette mission, il leur faudra de l’aide. De l’aide hautement qualifiée…

Ce deuxième épisode c’est, comment dire… mon préféré des 3 ! Déjà pour le sujet, le ton employé et pour les idées qui foisonnent dedans (cette aide “hautement qualifiée” et son environnement, j’adore). On y retrouve la sauce cocktail au bon goût de série B du premier épisode, mais en plus développé, prenant un peu plus le temps de poser les choses. Il faut dire que ce second épisode est deux fois plus long que le premier.

Là aussi on dévore le récit sans se prendre la tête, toujours accompagné par l’humour pas toujours du meilleur goût, mais tellement délectable, inhérent à ce type d’histoire. Il va sans dire que si le premier épisode vous avait convaincu, celui-ci vous confirmera votre attachement à la série. Sinon, cette autre façon d’aborder le conflit entre Jésus et Hitler (car on se doute qu’il finira par faire son apparition), respectant malgré ses délires l’esprit des récits lovecraftiens (dont Neil est un grand fan), pourra vous accrocher. Surtout que dans mon souvenir (lu en octobre dernier, ça commence à dater), il y avait un peu moins de passages nawak dans cet épisode-ci.

Bref, on continue à en redemander et ça tombe bien parce que…

Épisode 3 : Heil Yéti !

jesus-contre-hitler-03Le Tibet est une terre pleine de mystères et Lhassa — sa capitale — une ville qui renferme de lourds secrets. Et c’est un véritable nid de vipères qui attend John J. Christ et David Goldstein à leur arrivée: il leur faudra aussi bien composer avec les troupes chinoises qu’avec des créatures beaucoup plus coriaces… et poilues! Car ici, au pied des imposantes montagnes de l’Himalaya, le Yéti n’est pas qu’une vieille légende servie aux touristes en mal de sensations fortes.

Le troisième épisode des aventures de John J. Christ et David Goldstein entraîne nos héros sur les traces d’une conspiration ésotérique dont les conséquences pourraient bien être catastrophiques. Et il va de soi que lorsqu’il est question d’Apocalypse, Adolf Hitler n’est jamais loin. Les deux hommes d’action de l’Agence B devront déjouer tous les pièges tendus, éviter les embûches et les cadavres, jusqu’au final à couper le souffle!

Nouvelle Apocalypse en vue ! Et cette fois-ci, c’est au Tibet que John et David vont devoir se rendre. La série ne fait que se bonifier au fil des épisodes (même si comme dit plus haut, je garde ma préférence pour Tentacules en folie) et celui-ci montre une meilleure maîtrise encore du récit. On se rapproche dans l’esprit d’un bon vieux Indiana Jones (un mix entre les Aventuriers de l’Arche Perdue – la partie au Népal – et le Temple Maudit), à la sauce Neil Jomunsi. Là encore, j’ai senti une sorte d’hommage à ces films d’aventure fantastique derrière le texte, sans pour autant sombrer dans le pastiche, loin de là.

L’humour reste naturellement omniprésent, certaines rencontres étant destinées à devenir culte ! Et la présentation de l’éditeur ne nous ment pas en annonçant un “final à couper le souffle”. Il l’est littéralement. Un sacré final, qui nous fait attendre la seconde saison avec une impatience non feinte.

Au bilan, une série comme on aimerait en voir plus souvent, mêlant pulp et série B, hyper référencée, un pur moment de bonheur geek. De quoi se détendre, tonifier ses zygomatiques et cesser de réfléchir le temps d’une lecture, en se laissant porter par les aventures épiques des deux agents de l’Agence B !

Comment, vous n’êtes pas déjà en train de télécharger le premier épisode gratuit ?

En ce vendredi plein de Follow Friday sur Twitter, je vous invite à suivre Neil Jomunsi /@NeilJomunsi et Walrus /@studiowalrus qui publie cette série géniale.

Et vous, que lisez-vous en ce vendredi ? Partagez donc votre lecture sur les réseaux sociaux dans le cadre de VendrediLecture !

La Dernière Terre, tome 1 : L’enfant meredhian ~ Magali Villeneuve

Le vendredi, sur les réseaux sociaux, c’est le jour de VendrediLecture, excellente initiative vous proposant de gagner des livres en partageant vos lectures. Alors quel meilleur jour dans la semaine pour vous parler de mes dernières lectures (pas toujours les plus récentes) ?

Pour cette troisième édition, revenons à nos premières amours : la Fantasy, avec ce premier roman de Magali Villeneuve (oui oui, la même Mag que celle qui a réalisé la couverture de Par-delà l’océan), début d’une saga en six tomes publiée par Les Éditions de L’Homme Sans Nom : La Dernière Terre.

La Dernière Terre, tome 1 : L’enfant merehdian ~ Magali Villeneuve

LaDerniereTerre_Tome1_EnfantMerehdianUn monumental ruban de pierre se dresse en sentinelle au bord des brumes éternelles.

Les hommes leur ont donné un nom : la Dernière Terre.

Dans la cité-capitale des Cinq Territoires, Cahir, jeune homme frêle, maladif, aux mœurs et aux allures bien éloignées des codes stricts qui font loi autour de lui, subsiste envers et contre la réprobation générale. Il est issu des Giddires, un peuple rejeté, au ban de la paix politique qui unit les autres contrées. Malgré cela, entre intelligence et ingénuité, il parvient à se rapprocher de certains locaux, dont Ghent, fils du Haut-Capitaine à la tête des forces militaires des Basses-Terres.

Au fil de ces jours paisibles, s’il advenait un événement capable de bouleverser tous les dogmes établis, quel poids l’existence de Cahir aurait-elle dans la balance des certitudes ?

Ce premier roman est le fruit d’une longue gestation à deux têtes, celle de Magali Villeneuve, qui prend la plume, et d’Alexandre Dainche, son complice de toujours. L’idée leur vient en 2002 et en 2007, alors que le premier tome est presque bouclé, ils lancent le blog du projet LDT, qui tiendra en haleine durant de longs mois leurs fans de toujours (dont je fais partie, ne nous le cachons pas). C’est d’ailleurs sur ce blog que vous pourrez retrouver toute la gestation de ce projet, de sa révélation (au Jour 1 du blog) à son édition à l’automne 2012.

Vous me direz, qu’en as-tu pensé après toute cette attente ?

Eh bien, pas la peine de faire durer le suspense, j’ai beaucoup aimé. C’est un premier tome d’exposition, qui permet de faire connaissance avec les divers protagonistes, la plupart en interaction, mais pas tous. Le ton est relativement posé et nous met face à un récit de fantasy loin des déluges pyrotechniques et de l’action sans répit.

Ici, l’humain et le lien relationnel (amical, familial) sont au centre des attentions. Nous sommes loin du classique roman où plane une menace d’invasion ou de retour d’un grand méchant que l’on pensait emprisonné à jamais. L’auteur se focalise sur l’échange et le ressenti des personnages, reléguant l’action à de brefs moments (parfois lourds de conséquences néanmoins). Le récit prend son temps, le rythme se retrouve parfois volontairement cassé quand il commence à s’emballer, et n’hésite pas à se faire introspectif quand les faits le nécessitent. Les protagonistes sont bien approfondis, même les Agrevins malgré leur personnalité relativement monolithique. Le style très enlevé de Magali nous y plonge sans difficulté. Je connaissais la précision de son trait, c’est désormais celle de sa plume qui se révèle.

Point de magie ou d’oreilles pointues non plus. L’univers est pour le moment très réaliste. Le Rempart fait inévitablement penser au Mur du Trône de Fer, même si ici les habitants se plaisent à penser qu’il n’y a rien que la brume au-delà. Mais on ne nous la fait pas, hein ! On se doute bien que s’il existe et s’il y a des Arpenteurs qui parcourent son chemin de ronde jour et nuit, c’est qu’il y a une menace encore inconnue de l’autre côté. C’est un des points qui m’a intrigué que d’apprendre par la suite ce qui se cache dans ces brumes… Les descriptions sont finement ciselées, d’une grande précision, mais sans lourdeur. Très agréable à lire.

Il en résulte un bon premier tome, où l’on rencontre des personnages attachants que l’on a hâte de retrouver par la suite (ça tombe bien, le second tome, Des Certitudes, est prévu pour début avril). De nouveaux enjeux devraient se révéler, certains ayant déjà été effleurés au cours de ce premier volume.

À noter que le premier tirage de L’enfant merehdian est accompagné d’un livret de 16 pages d’illustrations inédites, Visions de la Dernière Terre, on l’on retrouve plusieurs artistes de renommée internationale comme Cent Alantar, David Gilson ou Marc Simonetti par exemple, ainsi que des réalisations de Magali et Alexandre. Alors si le roman vous intéresse, ne tardez pas trop à l’acquérir ! Des Certitudes connaitra ce même privilège et même plus puisqu’il sera préfacé par John Howe, himself, rien que ça !

Et en ce vendredi plein de Follow Friday sur Twitter, je vous invite à suivre Magali Villeneuve / @Cathaoir1, Alexandre Dainche / @alexandreD23, le compte officiel de la saga @LaDerniereTerre et l’éditeur, l’Homme Sans Nom, avec un catalogue à découvrir sans tarder / @editionshsn.

Et vous, que lisez-vous en ce vendredi ? Partagez donc votre lecture sur les réseaux sociaux dans le cadre de VendrediLecture !