Projet #LDVELH version… NaNoWriMo 2013

Allez-y, moquez-vous de moi qui clamais haut et fort “Plus jamais le NaNo, c’est pas pour moi !”. Profitez-en et lâchez-vous !

Ça, c’est fait.

Maintenant que vous vous êtes bien gaussés de moi (et je le mérite bien sur ce coup-là), passons aux choses sérieuses. Un an plus tard, le constat reste le même. Je ne suis pas fait pour ce genre de challenge. Mais voilà, j’ai vu le logo d’accueil du NaNo 2013…

press-start-fa915ffe8a6fb32bb3eabf7f771620b4

Et j’ai craqué !

2013-Participant-Facebook-Cover

Quelle idée d’avoir réalisé tous les badges et logos de cette édition 2013 à la mode rétro-gaming ! Associé au carnet que je viens d’acheter, cela donne de nombreux signes en quelques jours pointant vers une même évidence : il faut que je me lance dans ce NaNo pour attaquer l’écriture de mon premier LDVELH.

NaNoWriMo-2013-Boss-Flyer

Bien entendu, un LDVELH de 50 000 mots, ça ne se rencontre pas tous les jours. Alors je m’impose (un peu comme d’habitude) ma propre limite à atteindre : écrire 100 paragraphes de jeu en 30 jours, soit 3 paragraphes par jour pendant un mois. Cela donnera un récit assez court, mais pas incompatible avec les habitudes de lecture numérique et les trajets en transports en commun.

Je vais le concevoir dans un premier temps avec des règles simples : celles des Défis Fantastiques. Ce ne sont pas les meilleures et les plus équilibrées, mais elles ont l’avantage que je les connaisse bien. Il suffira par la suite d’adapter le tout à d’autres règles, voire à aucune. Mais pour le premier jet, je pars comme ça, au moins je n’aurais pas à modifier pour insérer des règles, ce qui me parait moins faciles que de les supprimer du texte (on en reparlera dans un mois de ça…).

Le cadre : Noghaard. L’ambiance : quête initiatique. Le choix est fait. De toutes façons, je n’ai pas le temps de tergiverser. NaNo 2013, c’est déjà demain !

Alors venez donc me rejoindre et ajoutez-moi à vos NaNo Buddies si vous le souhaitez, et présentez-nous dans les commentaires vos projets si vous participez, et ce que vous inspire (ou pas) cet évènement annuel qui vient secouer le microcosme de l’écriture à chaque mois de novembre.

NaNoWriMo-2013-Power-Up-Flyer

NaNo 2012

Le NaNoWriMo et moi c’est comment dire… une histoire compliquée. Frustrante. Aucune des éditions auxquelles j’ai participé ne s’est soldée par un succès (à part celle de 2009 où j’avais relativement bien avancé, sans atteindre le but fixé).

Cette année, c’est simple : pas de NaNo de mon côté. Et je pense que c’est une décision valable pour les prochaines sessions également. Pourquoi ? Simplement parce que ce n’est pas ma façon de travailler. Le duo écriture/lecture est une passion qui n’occupe au quotidien que le temps d’un simple loisir, mon quotidien étant déjà bien chargé au niveau professionnel. On pourra me dire que c’est une simple question d’organisation, et on aurait certainement raison.

Mais l’essentiel, c’est que je ne peux pas me forcer à écrire. Durant le mois de novembre comme à tout autre moment de l’année. Lors de mes tentatives, j’ai plus vécu ce moment comme une écriture sous contrainte (ce qui me hérisse l’échine) au lieu d’une écriture avec contrainte (ce qui est stimulant). Et ça, ça ne passe plus. Ce n’est pas pour une question de qualité de ce qui en ressort. C’est la règle du jeu et de toute façon qui proposerait un premier jet à l’édition ? En plus, je trouve ce moment convivial et important pour l’aspect émulation qui peut en ressortir pour certains.

Non, c’est une question de réalisme au bout de la route. Quand tu finis ton mois avec 800 mots au compteur comme l’an passé, que tu penses avoir quand même avancé en ayant des idées et qu’au bout du compte tu n’en fais rien, c’est pas franchement motivant pour la suite. Surtout quand ça se répète d’année en année. Quand je pense à Passé en otage… 10 000 mots durant ce mois de novembre 2009, rien depuis. Mais c’est amusant parce que, quand je relis cet article écrit un an après ce fameux NaNo 2009, je me rends compte que ce roman de fantasy cybernétique avait une barrière pour que je puisse me concentrer de nouveau dessus : apporter un point final à La Larme Noire. Tiens donc. Ne serais-je pas toujours en train de travailler dessus ?

Bref, ce n’est pas fait pour moi ce mois de « compétition ». Ce n’est compatible ni avec mon rythme d’écriture, ni avec ma façon d’aborder un texte. Bien entendu, je vais continuer de plancher sur La Larme Noire, notamment en écrivant une version totalement alternative du premier épisode pour voir ce que rend une idée qui me trotte dans la tête depuis longtemps et que ma lecture récente de La Horde du Contrevent m’a convaincu de tester.

Mais ça c’est une autre histoire, dont je vous parlerai les jours prochains !

Et vous, vous vous lancez dans le NaNo cette année ? Avec quel(s) projet(s) ?

Réécriture de La Larme Noire – Semaine 9

Avec pas mal de retard (notamment à cause d’un brouillon quasi complet de cet article qui n’a pas eu de sauvegarde automatique et que j’ai perdu…), voilà le bilan de la semaine pour la réécriture de La Larme Noire.

Vous allez rire (ou pas), mais je suis toujours en train de peaufiner mon premier épisode. Sa structure a quelque peu évolué, notamment en déplaçant en prologue la fameuse scène dont je parlais la semaine passée. Deux autres chapitres ont été décalés pour intervenir plus tôt et équilibrer le rythme du récit. Quelques ajouts encore pour caractériser davantage certains de mes personnages.

Des modifications sont encore à venir, de nouvelles idées me venant chaque jour. Je pense être parvenu à un stade où le processus créatif reprend le dessus sur la simple correction du texte. Quelques scènes vont ainsi changer, par exemple celle où mes chevaliers sont convoqués. Envie de leur assigner une autre tâche, de gérer les choses différemment. Peut-être que cela apportera une certaine cohérence.

Et LA modification majeure à venir, c’est un « machine arrière toute » sur mes orques. Pour rappel, j’avais décidé de les évincer de ce récit, de les remplacer par des tribus de barbares nommés Primitifs. Les premiers retours n’ont pas été surprenants en y repensant : « On a du mal à cerner quels sont ces tribus », etc. Finalement, les orques sont une balise facile à visualiser. Quand on évoque des tribus orques, pas besoin d’en faire des tonnes, le lecteur voit de quoi on veut parler. Il est en territoire connu.

À trop vouloir s’éloigner de certains poncifs de la Fantasy, le récit peut y perdre. Pourquoi devoir s’attarder à essayer de décrire des peuplades qui représenteront la « multitude adverse », sachant que leurs mœurs et éventuels systèmes politiques n’apporteront rien au récit ? Retour à la simplicité (et oui, je le reconnais, la facilité) pour ne pas rompre le rythme en devant glisser des informations parasites, qui n’ajouteraient que quelques repères pour le lecteur. Et puis je commençais à avoir l’impression de ne plus écrire l’histoire que je voulais avec ces tribus barbares.

Avec tout ça, l’épisode 2 a peu avancé. J’ai réécrit deux chapitres seulement, et pas forcément les premiers. Mais les choses prennent de plus en plus forme pour la suite.

J’ai aussi relu le futur épisode 3, qui va être épique (comme le seront les suivants). Vous êtes déjà prévenus !

Il va sans dire, que ce CampNaNo de juin est un échec cuisant, mais c’était prévisible avec une réécriture.

Comme d’habitude, s’il y a des aspects de ce travail de réécriture que vous souhaiteriez me voir développer, n’hésitez pas à demander. Ce sera un plaisir de vous répondre ! Ça marche aussi via Twitter.

Réécriture de La Larme Noire – Semaine 8

Aujourd’hui c’est vendredi et qui dit vendredi, dit bilan de la semaine pour la réécriture de La Larme Noire.

Comme je l’ai raturé et annoté ce premier épisode ! Il y avait quelques belles salves de répétitions et des descriptions à alléger (à ce palais royal !). Quelques petites idées pour très légèrement affiner la caractérisation des personnages, rien de bien folichon, mais c’est un progrès important pour moi que d’en prendre conscience. J’espère que ma lecture de Personnages et points de vue (Orson Scott Card, Bragelonne) m’aidera dans cette direction.

Toujours des soucis avec une de mes scènes favorites, la première présentant une bataille entre armées. Pas forcément dans sa conception (qui va encore aller vers du mieux), mais plutôt au niveau du moment où elle devrait intervenir dans le récit. Sa place pourrait changer, pas fondamentalement heureusement, la structure du texte et ouvrirait une autre façon d’introduire chaque épisode. Va falloir réfléchir (oui je sais, encore) et en parler avec les bêtas-lecteurs.

Je fais court cette semaine. Coup de fatigue j’ai l’impression. On va recharger les batteries les jours prochains et repartir de plus belle !

Et comme d’habitude, s’il y a des aspects de ce travail de réécriture que vous souhaiteriez me voir développer, n’hésitez pas à demander. Ce sera un plaisir de vous répondre ! Ça marche aussi via Twitter.

Réécriture de La Larme Noire – Semaine 7

Aujourd’hui c’est vendredi et qui dit vendredi, dit bilan de la semaine pour la réécriture de La Larme Noire.

Finalement, plutôt que de poursuivre l’épisode 2, je suis revenu sur le premier. Comme ça fait deux ou trois semaines que je suis plus en phase de réflexion que d’écriture, je me suis dit que ça permettrait de me remettre dans le bain et de me replonger plus efficacement dans ce second épisode à peine entamé.

Là j’ai déjà annoté le texte en fonction des retours de mes premiers bêtas-lecteurs. Des pistes intéressantes. En combinant avec ce que j’évoquais dernièrement, je devrais approcher d’un résultat très satisfaisant.

Bilan vendredi prochain !

Et comme d’habitude, s’il y a des aspects de ce travail de réécriture que vous souhaiteriez me voir développer, n’hésitez pas à demander. Ce sera un plaisir de vous répondre ! Ça marche aussi via Twitter.

Réécriture de La Larme Noire – Semaine 6

Avec beaucoup de retard, voici le bilan de la semaine passée pour la réécriture de La Larme Noire.

J’ai tout doucement avancé, en réécrivant la scène d’introduction, dont je ne suis toujours pas satisfait, et une bonne partie de la scène suivante.

C’est surtout une réflexion sur l’univers et sa description qui m’a occupé. En effet, suite à l’écoute de la passionnante et très pertinente conférence La Fantasy : une littérature cartographiée ? (Utopiales 2010, à écouter chez Actu SF), j’ai mis en parallèle la courbe d’apprentissage exponentielle du lecteur de Fantasy (évoquée dans cette conférence), les remarques de mes bêtas-lecteurs et la nature de feuilleton de La Larme Noire. Je prends de plus en plus conscience de plusieurs choses sur mon univers :

  • Je l’ai voulu riche, trop riche pour ce qui va réellement servir dans le récit. L’action au bout de quelques chapitres est centrée sur une seule cité, alors pourquoi donner tant de détail sur le reste du monde ? Trop de parasites potentiels pour la lecture.
  • Corollaire immédiat : inutile de m’appesantir sur la description du palais royal au début du premier épisode puisque qu’il n’est le décor que d’une seule scène. On gagnera en dynamisme d’entrée et ça épargnera quelques bâillements au lecteur dans les premières pages du récit. C’est bien de se faire plaisir à décrire une merveille d’architecture, mais pas si c’est au détriment du rythme du récit. Un bon point pour mes bêtas-lecteurs qui me l’ont pointé d’emblée.
  • Ensuite la question de la cartographie elle-même. J’ai beaucoup aimé dans la conférence les interventions sur l’aspect quelque peu anachronique des cartes trop précises que l’on trouve parfois en Fantasy. Ça me donne matière à réflexion sur le sujet. Nécessité d’une carte ? Quel degré de maîtrise de la cartographie dans mon univers ? Quelle nécessité de cartographier ? Les habitants de Noghaard ont-ils besoin de points cardinaux de la même façon que nous en avons besoin ? Bref autant de questions que je me pose.

Dans le même temps, d’autres idées me viennent pour conclure le récit, des détails encore une fois, mais qui ouvrent d’autres possibilités, donnent un éclairage nouveau à l’histoire, tout en ouvrant sur une potentielle suite.

La bonne nouvelle également, c’est que je vais avoir un peu plus de temps libre pour me consacrer à ce projet. Maintenant, il ne faut pas que je tergiverse de trop entre poursuivre la réécriture de l’épisode 2 (à peine entamée pour le moment), ou reprendre dès maintenant l’épisode 1 avec les suggestions qui m’ont été faites et les nouvelles idées qui me viennent. To be continued…

N’oubliez pas que vous pouvez suivre une partie de ces avancées en direct (et plein d’autres infos forcément passionnantes) sur mon compte Twitter. Et comme d’habitude, s’il y a des aspects de ce travail de réécriture que vous souhaiteriez me voir développer, n’hésitez pas à demander. Ce sera un plaisir de vous répondre !