Bilan final

J’ai créé mon propre badge pour cette fin de NaNo. Perdant en quantité (oui seulement 800 mots écrits sur les deux pauvres heures accordées à la « compétition » au cours du mois), mais au moins, des projets à écrire. C’est déjà une forme de victoire en soi. Projets qui se poursuivront bien au-delà de ce mois de novembre, rassurez-vous.

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Rendez-vous en 2012 pour faire moins pire ! 😉

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Des nouvelles du NaNo + Bonus

Compteur bloqué à 800 mots. Je n’ai pu me dégager qu’une seule session d’écriture depuis le début du mois.

Peu importe. Le NaNo m’a permis de lancer une idée. Il est déjà une réussite à mes yeux. Et je poursuivrai (ça en même temps tout le monde le fait) au-delà de novembre pour aboutir à un résultat dès que possible.

Bonus, un (forcément) court extrait :

3.

Winilda arrache l’aile de la mouche et regarde la créature qui essaie de battre de celle qui lui reste. Nous nous esclaffons devant le grotesque de cette petite chose qui se débat.

— À ton tour, m’invite Winilda.

J’hésite un instant. Ses yeux noisette fixent avec avidité l’insecte agonisant. Son visage d’ange est recouvert d’un masque presque démoniaque. Bizarrement, je ne l’ai jamais trouvée aussi séduisante qu’en ce moment. Étrange. J’ai envie de lui faire plaisir, de lui offrir sur un plateau tout ce qu’elle peut attendre de moi. Elle pose son regard sur moi et je ne peux que lui obéir. Imitant son geste, je saisis la seconde aile de la mouche, tire dessus. Elle cède facilement et je la lève comme un trophée. Je me sens ridicule et nauséeux, mais j’essaie de n’en rien montrer. Winilda ne doit pas savoir, ne doit pas deviner comme cela m’écœure.

Pour lui en mettre plein les yeux, j’attrape deux pattes de la pauvre créature que nous torturons et les sépare du corps. L’espace d’un instant, les iris de ma voisine semblent flamboyer. Sa respiration devient saccadée et son baiser, inattendu, repousse au second plan tous mes doutes et mon dégoût pour ce que nous faisons subir à la mouche.

Seule demeure la volupté de ses lèvres gourmandes et nos souffles chauds qui les franchissent en se glissant entre les miennes.

Quand je redescends de mon nuage, je sais que ce soir encore je vomirai, que je pleurerai et que Mère s’inquiétera pour moi. Je lui répondrai que ce n’est pas grave, que les cours sont difficiles à l’Académie, et que je m’accroche avec beaucoup d’efforts pour ne pas me laisser distancer, que je fais de mon mieux mais que j’ai peur de ne pas réussir et de la décevoir. Elle me répète que je ne dois pas me préoccuper de tout cela, que tout ira bien et que mon travail portera ses fruits. Que je dois simplement être patient.

Elle ne savait heureusement pas la vérité.

Jamais elle ne se douterait qu’aujourd’hui j’ai encore évité les bancs humides et les pierres froides de l’école pour me rendre dans la forêt avec Winilda, Abélin et Félexine. Comme tous les trois jours depuis deux mois.

J’ai douze ans.

Ça ressemble à quoi ma p’tite dame ?

Hum hum… 10 jours, un bon tiers de NaNo écoulé et quel bilan ? Un changement de projet que je ne débute qu’aujourd’hui. Il suffit de voir le compteur que je viens d’ajouter à droite 138 mots à cette heure. Ça en fait combien de retard ? Je crois que dans ces proportions, cela n’a plus grande importance d’en tenir le compte.

Bref la cata pour m’en tenir à l’objectif fixé. Nouvelle barre à 15 000 mots, ce sera déjà pas mal vu mon rythme d’écriture depuis trois-quatre ans. Retour à mes premières amours, Fantasy, peut-être même en Noghaard. Envie d’une narration différente de ce que j’ai pu faire jusqu’à présent. L’idée est là, globalement, et je me lance enfin dans sa concrétisation. Une novella au bout du tunnel donc. Nom de code pour le moment : Projet Karma. On verra ce que je vais en sortir.

À suivre…

NaNo 2011 : début des préparatifs

dossier-enmemoiredekinu.jpgÀ J-3, il serait temps de se mettre aux quelques préparatifs de ce NaNo édition 2011.

En quoi consiste cette préparation ? Avoir quelques notes sous la main pour le texte à travailler (En mémoire de Kinu, texte de fantasy cybernétique), ainsi qu’un synopsis aussi détaillé que je le pourrais en trois jours.

Ensuite, le but : écrire au minimum 15 000 mots, idéalement 25 000.

Pour mémoire, lors de ma précédente participation (en 2009), j’avais atteint 13 000 mots, sans la moindre préparation. Ces moments de réflexion préalable apporteront-ils quelque chose ? Réponse au 1er décembre !