Trois textes en version audio

Trois des textes que j’ai eu la joie de voir publiés ces dernières années ont eu la chance de connaître une adaptation audio.

C’est le studio Korbel & Natacha (impossible de trouver l’adresse de leur site malheureusement) qui s’est chargé de la lecture et de la mise en sons. Le résultat est formidable !

Vous pouvez retrouver les versions audio de la nouvelle Anima et des poèmes Sanctuaire et Un héros de légende sur le site des Chemins de l’Aube, en bonus du numéro 2 du webzine Itinéraires.

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Le Projet CF dévoilé

Le Projet CF, je l’évoque régulièrement, je dis systématiquement que j’en parlerai davantage plus tard et, de fil en aiguille, je ne l’ai toujours pas fait.

Alors voilà, aujourd’hui je soulève un coin du voile qui recouvre ce projet qui monopolise mes tentatives d’écritures de ces derniers mois.

C… pour Cyber

F… pour Fantasy

Comment pourrais-je définir ce genre que je cherche à aborder avec cet ensemble de textes ? C’est le croisement entre Tolkien et William Gibson, entre Robin Hobb et Bruce Sterling. Un style à ma connaissance peu abordé dans l’Imaginaire. Hormis la série de romans basée sur l’univers du jeu de rôle Shadowrun, je ne vois pas vraiment de roman qui traite de ce mélange des genres. Faerie Hackers, de Johan Heliot, s’y essaie mais, si ce roman est fort agréable, il ne pousse pas suffisamment loin le concept.

L’aspect fondamental, est que l’univers que je développe est un prolongement futuriste du nôtre, où les créatures fantastiques sont revenues à la vie, même si elles n’ont jamais vraiment disparu, et où la magie a fait sa réapparition, même si elle aussi n’a jamais vraiment disparu…

Sur un forum, j’avais essayé de décrire la cyber-fantasy de cette façon (je m’auto-cite) :

Quelques éléments à mélanger pour obtenir de la cyber-fantasy :
Matrix/Le Cobaye (pour l’aspect réseau virtuelle avec immersion de l’esprit dedans), Totall Recall (trifouillage de neurones & Co), un côté polar/thriller, des elfes, des orques, des fées et autres joyeusetés du monde l’imaginaire, Star Wars, et plein d’autres choses…

Au encore, de l’Urban Fantasy futuriste, avec une technologie de pointe hyper-développée et un monde dominé par des méga-trusts industriels et tout et tout !

Concrètement, sur un extrait d’un de mes derniers textes du genre, on arrive à ça :

Tour du consortium Kimo. Le jour se couche. Pour Zalphée, sentir les derniers rayons du soleil sur son visage est une délivrance. De courte durée, mais salvatrice. Elle se sent en pleine possession de ses capacités. Elle peut percevoir le moindre de ses muscles, le moindre de ses nerfs, comme jamais auparavant. Sa mission n’en sera que facilitée.

Ce matin, sa tâche lui semblait irréalisable. Ce soir, elle paraît presque possible.

Première difficulté, infiltrer cette citadelle d’acier et de verre. Zalphée a choisi de l’escalader. Elle avait passé son enfance à grimper à des troncs d’arbres nus de plusieurs dizaines de mètres de haut. C’était avant qu’on ne rase sa forêt pour étendre la cité tentaculaire.

Après deux heures d’efforts, Zalphée trouve ce qu’elle cherche. Une fenêtre laissée ouverte par un employé imprudent. Le fautif devra certainement se faire seppuku le lendemain pour sa négligence. En attendant, c’est la bénédiction de l’elfe qu’il reçoit. La jeune femme jette un rapide regard dans le bureau exigu. Personne. Elle pénètre rapidement dans la pièce.

Le bruit aigu d’une serrure électronique que l’on débloque. Zalphée se recroqueville sur elle-même et se tasse dans un coin. D’une simple pensée, elle actionne son implant épidermique de camouflage. Nue, totalement imberbe et chauve pour accomplir sa mission à bien, il ne lui reste plus qu’à fermer les yeux et à retenir sa respiration pour être totalement invisible au regard d’un observateur pas trop consciencieux.

La personne qui entre dans la pièce ne semble pas s’apercevoir de sa présence. Du moins pas dans un premier temps. La porte du bureau se verrouille automatiquement une fois fermée. L’employé imprudent pousse un cri de surprise. Une voix de femme. Zalphée ne lui laisse pas le temps de réagir davantage. D’un geste rapide du poignet droit, elle dénude un fourreau sous-cutané et projette une lame aiguisée dans la gorge de sa bienfaitrice d’un instant. Son corps s’effondra avec un gargouillis étranglé. En quelques secondes, un dernier spasme secoue le cadavre alors que le poison sur la lame termine de faire effet.

L’elfe récupère les vêtements de l’employée, puis elle lui tranche les mains et lui arrache un œil, en cautérisant les plaies. Elle espère seulement que les identifications biométriques ne feront pas intervenir le souffle de sa victime.

Maintenant commencent les vraies difficultés car Zalphée ne dispose que de peu de temps pour trouver un passe pour entrer dans l’ascenseur orbital et se glisser dans la cabine. Une fois qu’elle y sera parvenu, la voie jusqu’à Mariko Saki, la sorcière qui occupe la Station Spatiale Kimo, s’ouvrira à elle comme un boulevard. La tuer ne sera pas qu’une formalité cependant. Inspirant profondément, vêtue comme une employée du consortium, Zalphée s’engage alors dans le couloir pour tenter de s’acquitter avec succès de sa mission.

Vous voyez un peu ?

C’est donc vers cet univers que vont tendre mes récits, même si je n’abandonnerai jamais la fantasy « pure » comme à travers La Larme Noire !

Certes, il reste beaucoup à définir pour rendre cet univers cohérent et pour le moment, je ne l’aborde que sous certains aspects. On remarquera que la civilisation japonaise (féodale) est également une de mes inspirations sous-jacentes.

Le texte sur lequel je travaille actuellement permet de poser également de nouveaux éléments de background, se déroulant lui-même quelques années après An Anaon (voir Itinéraires #3). Il se focalise sur la découverte d’un moyen pour voyager dans le temps et j’essaie d’étudier ses conséquences, son impact sur le monde.

A l’heure actuelle, j’ai trois textes achevés se déroulant dans cet univers, Anima, An Anaon (tous deux publiés dans le webzine Itinéraires) et La Traque (qui devra subir des corrections sur le fond) ; trois textes en cours d’écriture, En mémoire de Kinu (basé notamment sur les manipulations génétiques dont sont capables certains sorciers : adaptation de la magie à ce monde nouveau), Plug’n’Play (centré sur le petit peuple) et la nouvelle actuellement en écriture (qui n’a pas encore de titre…). Egalement un texte en projet : L’éveil des Clairvoyants, récit contant le retour parmi les hommes de ces dragons télépathes, capables de délier les fils du Temps pour en tirer des visions de futurs potentiels.

Stop ! Je vais m’arrêter là, sinon j’y suis encore dans une semaine ! Alors ça suffira pour aujourd’hui (il est finalement plus grand que ce que je pensais ce pan de voile soulevé).

Complément pour les lecteurs les plus curieux : article sur le cyberpunk dans Wikipédia.

Ca avance sur les Chemins de l’Aube

Youpi ! Trois bonnes nouvelles concernant les Chemins de l’Aube :

La première est la parution d’Itinéraires #4, le quatrième opus du webzine de cette maison d’édition !

Au sommaire de ce numéro sur le thème De l’Exil au Nouveau Monde :

Éditorial Willem LUKUSA

Destination ailleurs Aurélie LIGIER 

La route des pèlerins Olivier GECHTER 

La fuite André SAMIE 

Partir Willem LUKUSA

COUVERTURE : Florent GELLI « HANNIBAL »

ILLUSTRATIONS : Anne Laure DAVIET « ALDA » ; Annick D.C ; Florent GELLI « HANNIBAL »

Un clic sur la couverture pour vous rendre à la page de téléchargement du webzine !

La seconde bonne nouvelle, c’est le lancement du sixième appel à textes pour Itinéraires, sur le thème Expérience paranormale. Tous les détails en page 58 d’Itinéraires #4.

La troisième bonne nouvelle, enfin, c’est qu’une date objectif est fixée pour la publication de l’anthologie sur le Chevalier Errant : juin 2010.

Bravo à Alsem et à ceux qui l’ont aidé dans la réalisation de ce nouvel opus, bravo aux auteurs et illustrateurs pour leur travail et leur patience ! Ca fait plaisir de voir les choses se remettre en route dans ce projet prometteur !

Lire par les oreilles (bis)

Un oubli important lors de mon précédent article sur les littératures audio et tout le bien qu’elles m’apportent au quotidien !

J’ai totalement oublié de vous parler des versions audio des deux premiers numéros d’Itinéraires, le webzine de la maison d’édition Les Chemins de l’Aube.

Je répare cet oubli illico.

Vous trouverez donc les cinq nouvelles d’Itinéraires #1 à cette page. Et vous trouverez cinq des textes d’Itinéraires #2 à celle-ci.

Je suis d’autant plus impardonnable que trois de mes textes figurent au sommaire du #2 : la nouvelle Anima (enregistrement formidable d’intensité) et les poèmes Sanctuaire (superbe lecture, pleine d’intensité) et Un héros de légende (qui fait regretter la brièveté des sonnets…).

Et je ne saurais que trop vous conseiller l’écoute de L’Interview, de Nathalie Salvi, une nouvelle originale et pleine d’humour.

A découvrir de toute urgence !