Mon prochain gros truc (Projet LDVELH : Jour 2)

Mon prochain gros truc est l’adaptation française de the next big thing, un meme viral où les auteurs exposent leur prochain projet avant de désigner d’autres auteurs qui font de même ensuite sur leurs blogs respectifs. Fabien Lyraud a décidé de traduire les questions du meme et de l’importer en France (et c’est la présentation qu’il en fait que je recopie dans ce paragraphe). D’autant plus que contrairement au marché anglo saxons qui est saturé et où les éditeurs ont le soutien des agents pour trouver les bons auteurs, en France un auteur qui présente son projet actuel peut titiller les éditeurs. Que vous soyez nouvelliste, romanciers ou anthologiste c’est un assez bon moyen de promo.

C’est Fabien Lyraud himself qui m’a taggué pour le coup (il parle de son prochain gros truc ici), et je vais me plier à l’exercice avec un grand plaisir !

Pour poursuivre la chaîne, je désigne, s’ils le veulent bien : Cécile Duquenne, Syven, Magali Villeneuve, Roanne, Charlotte Charpot, Zordar, Jartagnan, Stéphane Desienne, Loïc Corwin, Jean-Basile Boutak, Jeff Balek et Alexandre Jarry.

  1. Quel est le titre de votre prochain texte ?
    Il n’en a pas encore. Dans mes dossiers, il se nomme Moonless_City_ADVELH_Ep1, ce qui n’avance pas à grand chose…
  2. D’où vous vient l’idée principale ?
    Les LDVELH sont en train de réapparaître en France. Un certain nombre d’auteurs proposent leurs créations originales sur des sites spécialisés comme Littéraction ou dans des revues comme Héros. L’éditeur numérique Walrus a aussi redonné vie à ce genre qui avait un peu disparu du paysage éditorial dans sa prometteuse collection Rendez-vous au 14 (4 titres publiés, un 5e poulpeux à souhait à venir bientôt). Les titres que l’on a connu ado sont aussi réédité à l’heure actuelle. Bref, les LDVELH sont bel et bien de retour.
    J’avais déjà essayé d’en écrire un par le passé, mais j’ai perdu tout le matériel de l’époque, dommage. L’idée me titille depuis pas mal de mois maintenant, et les possibilités offertes par le support numérique me laissent entrevoir des aventures éloignées du classique one-true-path (autrement dit, un seul chemin menant à la fin, et une fin unique).
  3. À quel genre appartient-il ?
    Aux Livres Dont Vous Êtes Le Héros (forcément), placé dans l’univers de Fantasy Cybernétique que j’ai commencé à mettre en place ces dernières années.
    projetcf
  4. Si votre texte était adapté au cinéma quels acteurs verriez-vous dans les rôles principaux ?
    On est loin de cette idée quand même… Surtout que je ne connais pas encore mes rôles principaux (An Anaon ? Zalphée ? Why not après tout). Surtout, si adaptation cinématographique il devait y avoir, ce ne sont pas les acteurs qui seraient la préoccupation principale, mais la façon de transposer le récit sur écran (choix des spectateurs avec un boîtier, comme ce que j’ai pu voir au Futuroscope il y a un paquet d’années maintenant ?).
  5. Quel est le synopsis du texte en une phrase ?
    C’est un synopsis susceptible d’évoluer bien sûr, voire de changer radicalement, mais grosso modo je pars sur un pitch de base dans le genre (attention exclue interplanétaire) :

    Votre sœur est mourante et elle doit être transplantée de toute urgence, seulement, comment allez-vous payer l’opération alors que vous n’avez pas un rond ?

  6. Allez-vous être publié par un éditeur ou en auto-édition ?
    Je proposerai ma version finale à un éditeur (ou plusieurs), mais s’il n’en est pas satisfait, je franchirai peut-être pour la première fois (avec le but de mettre en vente) la frontière vers l’auto-édition.
  7. Combien de temps avez-vous mis pour produire votre premier jet ?
    On se donne rendez-vous dans quelques semaines/mois pour en reparler ? Pour le moment, je n’ai pas encore démarrer la phase d’écriture. Je suis en plein brainstorming.
  8. À quel autre livre pouvez-vous le comparer ?
    Je ne sais pas si les Défis Fantastiques proposaient des aventures mêlant fantasy et éléments cybernétiques. Certains étaient cependant de la pure SF, comme La Planète Rebelle, mon premier LDVELH.
    18_planete _rebelle
    En terme d’univers, ce qui s’en rapprocherait le plus serait celui de Shadowrun, l’un des rares à utiliser ce cocktail. Le fait qu’il soit le cadre d’un jeu de rôle permet de pousser un peu plus le rapprochement. J’espère juste trouver le ton et les intrigues justes pour pouvoir m’éloigner de cet univers (faudrait que je lise les quelques romans qui restent dans ma PAL pour me replonger dedans d’ailleurs).
  9. Qui ou quoi a inspiré l’écriture de votre livre ?
    Les lecteurs de LDVELH, moi le premier, ravis de les voir réapparaître mais qui restent un peu déçus que le concept ne soit pas poussé encore plus loin, notamment au niveau de la multiplicité des trames narratives, sont une première source d’inspiration et de motivation.
    The_Witcher_LogoMes parties de jeux vidéos des dernières années ont également apporté leur contribution. La série The Witcher notamment, qui montre une belle façon d’exploiter les choix du joueur pour modifier les événements, les interactions avec les PNJ… et où ces choix ont un réel impact. C’est de là que vient mon envie d’impliquer davantage le lecteur-joueur, en lui laissant la possibilité de faire des choix déterminants pour la suite, qui modifient les enjeux et les amitiés/inimités pour le reste de l’aventure. Et qui modifieraient également le comportement du personnage.
  10. Que pourriez-vous dire pour piquer l’intérêt de votre lecteur ?
    Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour sauver un être cher ? Quelles barrières seriez-vous prêt à franchir ? Vers qui seriez-vous plus susceptible de vous tourner, quitte à renier vos convictions les plus profondes ? Quels secrets allez-vous exhumer sans la vouloir ? Le choix vous appartient. Rendez-vous au…
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Mème de l’écriture n°20 : Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?

Le mème de l’écriture, saison 2011, épisode 20 !

Question du jour :

n°20 : Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?

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Il y a plusieurs façons de considérer cette question, plusieurs points de vue à prendre en compte.

L’aspect le plus évident à aborder pour moi, c’est la façon dont mes lectures peuvent m’inspirer. L’éclat de Miriel Ithil / La Larme Noire a été débuté originellement pour combler un double manque (pas forcément réussi au final). Je venais de finir ma lecture des Chroniques de Lancedragon (les trois premiers tomes de cette saga), et celle du Seigneur des Anneaux restait encore très fraîche dans ma mémoire. De la première, il me restait un sentiment de vide dans la psychologie des personnages, qui j’aurais souhaitée plus poussée. De la seconde, c’était la frustration de ne pas avoir aperçu la moindre écaille de dragon qui prédominait.

J’avais donc voulu écrire un récit qui s’attarderait sur ces deux points. Bon, faut reconnaître que vu comme ça, le résultat est plutôt décevant, surtout en ce qui concerne la psychologie des personnages…

L’autre aspect à prendre en compte, c’est l’influence stylistique indéniable que peuvent avoir mes lectures. Non pas m’inspirer, singer, le style de l’auteur que je viens de lire (même si Lovecraft m’a quelque peu marqué au fer rouge), mais tirer des enseignements des points forts (et faibles quand il y en a) de ce que j’ai pu lire. Faire des ajustements sur mon propre style, au regard de ce que j’ai pu remarquer au gré de mes lectures.

Naturellement, les diverses bêta-lectures que je peux faire sont une solide influence en la matière.

Parfois, ça peut être simplement la forme d’un récit qui me plait et me donne envie d’écrire un texte qui reproduirait une forme proche.

Sans parler des lectures d’articles qui peuvent faire naître un embryon d’idée, souvent avortée, mais parfois développée.

Bref, diverses possibilités qu’ont mes lectures pour influencer mon écriture.

Il y aura 31 questions en tout, selon la liste suivante :

01. Qu’écrivez-vous en ce moment ?

02. Quel est le registre d’écriture (comique, tragique, horreur, humour, etc.) dans lequel vous êtes le plus à l’aise ?

03. Thé, café, jus d’orange, de carotte, chocolat chaud… buvez-vous quand vous écrivez ?

04. Vers quel genre de récit (imaginaire, polar, épistolaire) vous tournez-vous le plus naturellement, lorsqu’une idée vous vient ?

05. Avez-vous un moment privilégié pour écrire dans la journée ?

06. À quelle vitesse écrivez-vous ?

07. Qu’est-ce que vous ne pouvez vous empêcher de mettre dans vos textes ?

08. Papier-stylo ou Word-clavier ?

09. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?

10. Que corrigez-vous en ce moment ?

11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?

12. Avez-vous des épiphanies créatives ?

13. La question maudite : et vos tics d’écriture, pouvez-vous nous en parler ?

14. Êtes-vous auteur de fanfictions ? Si oui, quels fandoms ? Si non, pourquoi ?

15. Si l’un de vos textes venait à être publié, et à avoir un succès fou, verriez-vous les fanfictions inspirées de votre récit d’un bon œil ?

16. Pouvez-vous écrire plusieurs textes à la fois ?

17. Avez-vous des bêta-lecteurs « attitrés » ?

18. Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?

19. Pouvez-vous écrire partout ?

20. Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?

21. Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?

22. L’endroit le plus insolite où vous avez eu une idée géniale qu’il vous était impossible de noter ?

23. Lorsque vous écrivez, revenez-vous sur vos phrases pour les corriger au fur et à mesure, ou êtes-vous plutôt du genre à ne pas revenir en arrière tant que l’inspiration est là ?

24. Écrivez vous « porte ouverte » (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou « porte fermée » (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?

25. Avez-vous un planning d’écriture où vous échelonnez votre production à venir ?

26. En moyenne, combien de fois revenez-vous sur un texte pour le corriger ?

27. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo (www.nanowrimo.org) ?

28. Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?

29. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Si non, pourquoi ?

30. Quel a été votre premier texte abouti ?

31. Qu’écrivez-vous en ce moment ? (c’est la même question que la 01, mais votre réponse est peut-être différente…)

Le tag mème permettra de toutes les retrouver facilement ! Et encore mieux : la catégorie Mème de l’écriture 2011 !

Mème de l’écriture n°19 : Pouvez-vous écrire partout ?

La suite du mème de l’écriture !

Question du jour :

n°19 : Pouvez-vous écrire partout ?

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Photo prise lors de la rédaction de Par-delà l’Océan

Plus encore que pouvoir, c’est presque pour moi une nécessité que d’être capable d’écrire n’importe où. D’ailleurs, si je reprends pour exemple l’historique d’écriture de Par-delà l’Océan, les dix épisodes ont été écrits dans divers lieux : chez moi, dans la voiture, à la plage, dans un bar, dans divers Mc Do, chez les parents de Dame Winifred, à l’hôtel, pendant les pauses au boulot, bref partout.

Pour l’anecdote, il m’est même arrivé d’écrire un poème (Mon Royaume) en live lors d’une réunion avec des amis ou encore en pleine partie de jeu de rôle (Âme pervertie qui erre dans les ténèbres… ou encore Âme crépusculaire), en cours également et même sur un coin de nappe pendant un anniversaire.

D’ailleurs, il est même bon pour moi d’écrire ailleurs que dans le confort douillet de mon chez moi. Se couper totalement des distractions potentielles demande un sacré effort, que je ne parviens pas toujours (pas très souvent en fait) à réaliser. Ce qui est d’autant plus que je n’écris jamais mieux qu’avec un simple stylo et du papier, de façon totalement déconnectée. Pourtant, c’est plus fort que moi, il faut systématiquement que j’essaie de débuter mes textes sur un clavier. Sans parler des mille et une choses à faire quand on est chez soi (comme se rendre compte que l’on voulait lancer une machine et qu’elle n’est toujours pas remplie…).

Heureusement, je ne sors presque jamais sans mon bon vieil eeePc (3 ans déjà depuis quelques jours) ou un Moleskine, compagnons précieux qui souvent coexistent dans mon sac.

Dire qu’avec tout ça, je n’écris pas partout où je vais finalement… Y a encore des améliorations à faire !

Il y aura 31 questions en tout, selon la liste suivante :

01. Qu’écrivez-vous en ce moment ?

02. Quel est le registre d’écriture (comique, tragique, horreur, humour, etc.) dans lequel vous êtes le plus à l’aise ?

03. Thé, café, jus d’orange, de carotte, chocolat chaud… buvez-vous quand vous écrivez ?

04. Vers quel genre de récit (imaginaire, polar, épistolaire) vous tournez-vous le plus naturellement, lorsqu’une idée vous vient ?

05. Avez-vous un moment privilégié pour écrire dans la journée ?

06. À quelle vitesse écrivez-vous ?

07. Qu’est-ce que vous ne pouvez vous empêcher de mettre dans vos textes ?

08. Papier-stylo ou Word-clavier ?

09. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?

10. Que corrigez-vous en ce moment ?

11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?

12. Avez-vous des épiphanies créatives ?

13. La question maudite : et vos tics d’écriture, pouvez-vous nous en parler ?

14. Êtes-vous auteur de fanfictions ? Si oui, quels fandoms ? Si non, pourquoi ?

15. Si l’un de vos textes venait à être publié, et à avoir un succès fou, verriez-vous les fanfictions inspirées de votre récit d’un bon œil ?

16. Pouvez-vous écrire plusieurs textes à la fois ?

17. Avez-vous des bêta-lecteurs « attitrés » ?

18. Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?

19. Pouvez-vous écrire partout ?

20. Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?

21. Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?

22. L’endroit le plus insolite où vous avez eu une idée géniale qu’il vous était impossible de noter ?

23. Lorsque vous écrivez, revenez-vous sur vos phrases pour les corriger au fur et à mesure, ou êtes-vous plutôt du genre à ne pas revenir en arrière tant que l’inspiration est là ?

24. Écrivez vous « porte ouverte » (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou « porte fermée » (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?

25. Avez-vous un planning d’écriture où vous échelonnez votre production à venir ?

26. En moyenne, combien de fois revenez-vous sur un texte pour le corriger ?

27. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo (www.nanowrimo.org) ?

28. Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?

29. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Si non, pourquoi ?

30. Quel a été votre premier texte abouti ?

31. Qu’écrivez-vous en ce moment ? (c’est la même question que la 01, mais votre réponse est peut-être différente…)

Le tag mème permettra de toutes les retrouver facilement ! Et encore mieux : la catégorie Mème de l’écriture 2011 !

Mème de l’écriture n°18 : Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?

La suite du mème de l’écriture !

Question du jour :

n°18 : Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?

Oh que oui ! Pas besoin de style musical particulier pour me mettre à écrire, mais il m’est rare de ne pas avoir de musique en fond sonore lorsque je planche sur un texte. Metal, classique, BOF, chanson française, pop rock, tout y passe sans réelle distinction.

Ce n’est pas forcément la nécessité de créer une ambiance spécifique, en lien avec celle à transcrire dans le récit, mais plutôt celle de se couper un peu des distractions extérieures.

La musique n’est donc pas spécifiquement source d’inspiration pour moi. Elle m’est cependant indispensable, surtout lorsque je n’écris pas « à domicile ».

Mais ça, ce sera le programme de la prochaine question !

Voilà pour aujourd’hui.

Il y aura 31 questions en tout, selon la liste suivante :

01. Qu’écrivez-vous en ce moment ?

02. Quel est le registre d’écriture (comique, tragique, horreur, humour, etc.) dans lequel vous êtes le plus à l’aise ?

03. Thé, café, jus d’orange, de carotte, chocolat chaud… buvez-vous quand vous écrivez ?

04. Vers quel genre de récit (imaginaire, polar, épistolaire) vous tournez-vous le plus naturellement, lorsqu’une idée vous vient ?

05. Avez-vous un moment privilégié pour écrire dans la journée ?

06. À quelle vitesse écrivez-vous ?

07. Qu’est-ce que vous ne pouvez vous empêcher de mettre dans vos textes ?

08. Papier-stylo ou Word-clavier ?

09. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?

10. Que corrigez-vous en ce moment ?

11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?

12. Avez-vous des épiphanies créatives ?

13. La question maudite : et vos tics d’écriture, pouvez-vous nous en parler ?

14. Êtes-vous auteur de fanfictions ? Si oui, quels fandoms ? Si non, pourquoi ?

15. Si l’un de vos textes venait à être publié, et à avoir un succès fou, verriez-vous les fanfictions inspirées de votre récit d’un bon œil ?

16. Pouvez-vous écrire plusieurs textes à la fois ?

17. Avez-vous des bêta-lecteurs « attitrés » ?

18. Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?

19. Pouvez-vous écrire partout ?

20. Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?

21. Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?

22. L’endroit le plus insolite où vous avez eu une idée géniale qu’il vous était impossible de noter ?

23. Lorsque vous écrivez, revenez-vous sur vos phrases pour les corriger au fur et à mesure, ou êtes-vous plutôt du genre à ne pas revenir en arrière tant que l’inspiration est là ?

24. Écrivez vous « porte ouverte » (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou « porte fermée » (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?

25. Avez-vous un planning d’écriture où vous échelonnez votre production à venir ?

26. En moyenne, combien de fois revenez-vous sur un texte pour le corriger ?

27. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo (www.nanowrimo.org) ?

28. Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?

29. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Si non, pourquoi ?

30. Quel a été votre premier texte abouti ?

31. Qu’écrivez-vous en ce moment ? (c’est la même question que la 01, mais votre réponse est peut-être différente…)

Le tag mème permettra de toutes les retrouver facilement ! Et encore mieux : la catégorie Mème de l’écriture 2011 !

Le Projet CF dévoilé

Le Projet CF, je l’évoque régulièrement, je dis systématiquement que j’en parlerai davantage plus tard et, de fil en aiguille, je ne l’ai toujours pas fait.

Alors voilà, aujourd’hui je soulève un coin du voile qui recouvre ce projet qui monopolise mes tentatives d’écritures de ces derniers mois.

C… pour Cyber

F… pour Fantasy

Comment pourrais-je définir ce genre que je cherche à aborder avec cet ensemble de textes ? C’est le croisement entre Tolkien et William Gibson, entre Robin Hobb et Bruce Sterling. Un style à ma connaissance peu abordé dans l’Imaginaire. Hormis la série de romans basée sur l’univers du jeu de rôle Shadowrun, je ne vois pas vraiment de roman qui traite de ce mélange des genres. Faerie Hackers, de Johan Heliot, s’y essaie mais, si ce roman est fort agréable, il ne pousse pas suffisamment loin le concept.

L’aspect fondamental, est que l’univers que je développe est un prolongement futuriste du nôtre, où les créatures fantastiques sont revenues à la vie, même si elles n’ont jamais vraiment disparu, et où la magie a fait sa réapparition, même si elle aussi n’a jamais vraiment disparu…

Sur un forum, j’avais essayé de décrire la cyber-fantasy de cette façon (je m’auto-cite) :

Quelques éléments à mélanger pour obtenir de la cyber-fantasy :
Matrix/Le Cobaye (pour l’aspect réseau virtuelle avec immersion de l’esprit dedans), Totall Recall (trifouillage de neurones & Co), un côté polar/thriller, des elfes, des orques, des fées et autres joyeusetés du monde l’imaginaire, Star Wars, et plein d’autres choses…

Au encore, de l’Urban Fantasy futuriste, avec une technologie de pointe hyper-développée et un monde dominé par des méga-trusts industriels et tout et tout !

Concrètement, sur un extrait d’un de mes derniers textes du genre, on arrive à ça :

Tour du consortium Kimo. Le jour se couche. Pour Zalphée, sentir les derniers rayons du soleil sur son visage est une délivrance. De courte durée, mais salvatrice. Elle se sent en pleine possession de ses capacités. Elle peut percevoir le moindre de ses muscles, le moindre de ses nerfs, comme jamais auparavant. Sa mission n’en sera que facilitée.

Ce matin, sa tâche lui semblait irréalisable. Ce soir, elle paraît presque possible.

Première difficulté, infiltrer cette citadelle d’acier et de verre. Zalphée a choisi de l’escalader. Elle avait passé son enfance à grimper à des troncs d’arbres nus de plusieurs dizaines de mètres de haut. C’était avant qu’on ne rase sa forêt pour étendre la cité tentaculaire.

Après deux heures d’efforts, Zalphée trouve ce qu’elle cherche. Une fenêtre laissée ouverte par un employé imprudent. Le fautif devra certainement se faire seppuku le lendemain pour sa négligence. En attendant, c’est la bénédiction de l’elfe qu’il reçoit. La jeune femme jette un rapide regard dans le bureau exigu. Personne. Elle pénètre rapidement dans la pièce.

Le bruit aigu d’une serrure électronique que l’on débloque. Zalphée se recroqueville sur elle-même et se tasse dans un coin. D’une simple pensée, elle actionne son implant épidermique de camouflage. Nue, totalement imberbe et chauve pour accomplir sa mission à bien, il ne lui reste plus qu’à fermer les yeux et à retenir sa respiration pour être totalement invisible au regard d’un observateur pas trop consciencieux.

La personne qui entre dans la pièce ne semble pas s’apercevoir de sa présence. Du moins pas dans un premier temps. La porte du bureau se verrouille automatiquement une fois fermée. L’employé imprudent pousse un cri de surprise. Une voix de femme. Zalphée ne lui laisse pas le temps de réagir davantage. D’un geste rapide du poignet droit, elle dénude un fourreau sous-cutané et projette une lame aiguisée dans la gorge de sa bienfaitrice d’un instant. Son corps s’effondra avec un gargouillis étranglé. En quelques secondes, un dernier spasme secoue le cadavre alors que le poison sur la lame termine de faire effet.

L’elfe récupère les vêtements de l’employée, puis elle lui tranche les mains et lui arrache un œil, en cautérisant les plaies. Elle espère seulement que les identifications biométriques ne feront pas intervenir le souffle de sa victime.

Maintenant commencent les vraies difficultés car Zalphée ne dispose que de peu de temps pour trouver un passe pour entrer dans l’ascenseur orbital et se glisser dans la cabine. Une fois qu’elle y sera parvenu, la voie jusqu’à Mariko Saki, la sorcière qui occupe la Station Spatiale Kimo, s’ouvrira à elle comme un boulevard. La tuer ne sera pas qu’une formalité cependant. Inspirant profondément, vêtue comme une employée du consortium, Zalphée s’engage alors dans le couloir pour tenter de s’acquitter avec succès de sa mission.

Vous voyez un peu ?

C’est donc vers cet univers que vont tendre mes récits, même si je n’abandonnerai jamais la fantasy « pure » comme à travers La Larme Noire !

Certes, il reste beaucoup à définir pour rendre cet univers cohérent et pour le moment, je ne l’aborde que sous certains aspects. On remarquera que la civilisation japonaise (féodale) est également une de mes inspirations sous-jacentes.

Le texte sur lequel je travaille actuellement permet de poser également de nouveaux éléments de background, se déroulant lui-même quelques années après An Anaon (voir Itinéraires #3). Il se focalise sur la découverte d’un moyen pour voyager dans le temps et j’essaie d’étudier ses conséquences, son impact sur le monde.

A l’heure actuelle, j’ai trois textes achevés se déroulant dans cet univers, Anima, An Anaon (tous deux publiés dans le webzine Itinéraires) et La Traque (qui devra subir des corrections sur le fond) ; trois textes en cours d’écriture, En mémoire de Kinu (basé notamment sur les manipulations génétiques dont sont capables certains sorciers : adaptation de la magie à ce monde nouveau), Plug’n’Play (centré sur le petit peuple) et la nouvelle actuellement en écriture (qui n’a pas encore de titre…). Egalement un texte en projet : L’éveil des Clairvoyants, récit contant le retour parmi les hommes de ces dragons télépathes, capables de délier les fils du Temps pour en tirer des visions de futurs potentiels.

Stop ! Je vais m’arrêter là, sinon j’y suis encore dans une semaine ! Alors ça suffira pour aujourd’hui (il est finalement plus grand que ce que je pensais ce pan de voile soulevé).

Complément pour les lecteurs les plus curieux : article sur le cyberpunk dans Wikipédia.

Dragons d’un crépuscule d’automne

Le monde de Krynn est au bord du chaos, empoisonné par la peur et la paranoïa. Un mal, depuis longtemps en sommeil, s’est éveillé. Des créatures de mythes et légendes sèment la terreur dans les campagnes.

Alors que leur monde sombre dans les ténèbres, d’anciens compagnons se retrouvent. Contre toute attente, seule cette association de parias peut sauver Krynn. Mais la route sera longue, et leur amitié, cruellement mise à l’épreuve.

C’est un véritable événement pour moi que cette sortie BD de la fin de semaine ! En effet, le cycle Lancedragon est un peu le catalyseur de ma carrière d’apprenti-auteur, la première trilogie ayant définitivement scellé mon envie d’écrire. C’est suite à sa lecture que j’ai débuté mon premier roman, au titre initial de La Porte, rebaptisé plus tard L’éclat de Miriel Ithil, puis La Larme Noire.

La version roman, j’en ai déjà parlé dans cet article de septembre 2006.

C’est donc de la version BD que je vais parler, qui vient de paraître ce vendredi chez Milady Graphics.

Retrouvailles avec Raistlin, Tass, Tanis, Caramon, Flint, Tika, Fizban, Laurana, dans une adaptation graphique qui m’a plutôt bien convaincu.

J’avais peur de tomber sur un comics aux couleurs criardes, à l’image du résultat de l’adaptation des aventures de Drizzt Do’Urden, l’Elfe Noir. Il n’en est heureusement rien. Les couleurs sont dans les bons tons pour cette aventure de fantasy. Faire tenir ce premier tome en un peu moins de 200 pages a forcément nécessité de faire certaines coupes. Ainsi certaines de mes scènes favorites sont fortement raccourcies, par exemple celle de Xak Tsaroth (hum hum, on ne sent pas que ça m’a inspiré mon Xak Thaldoz…) avec l’inénarrable moment où Tass prend les commandes du faux dragon noir pour sauver ses compagnons.

Néanmoins, le style graphique est agréable, même si les visages des personnages restent assez grossiers. En même temps, ça augmente le sentiment des temps sombres qui les attendent. Dans le style, c’est finalement bien réussi. J’adore l’aspect vraiment rebutant que le dessinateur a donné à Raistlin, qui garde intacte toute son aura mystérieuse. Je déplorerai seulement un graphisme qui manque peut-être de dynamisme dans les scènes d’action. Les personnages paraissent vraiment figés, c’est un peu dommage. Les couleurs sont cependant très réussies, et pose une ambiance à laquelle on accroche totalement.

Et puis les dragons sont très réussis ! 😉

En somme, une série qui commence bien, et dont j’espère voir les tomes se succéder avec régularité pour redécouvrir ce récit fondateur de ma passion pour la fantasy (et oui, ce n’est pas le Seigneur des Anneaux qui m’a fait tombé définitivement et irrémédiablement dans la marmite, il m’a juste poussé à me pencher un peu plus par-dessus son rebord). Et puis, il y a eu pas mal de numéros du comics parus au States, ça laisse matière à espérer une longue série de lectures graphiques dans cet univers qui m’a longtemps accompagné !