Passeurs d’ombre – Episode 1 : L’appel de l’ombre

Passeurs d'ombre - Episode 1 : L'appel de l'ombreC’est la toute nouvelle série de la Collection 45 min. de Numériklivres, collection où l’on a pu déjà lire Le Waldgänger. En plus c’est de la fantasy, alors forcément je me suis vite penché dessus. Surtout quand j’ai su qu’Anne Rossi était aux manettes.

L’accroche de cette série et de son premier épisode ?

Dans un monde sans soleil où seule la chaleur monte du sol, des hommes et des femmes courageux appelés les passeurs d’ombre sont les seuls humains capables de transiter d’une ville à l’autre pour vendre leurs marchandises et escorter les voyageurs. Les Terres Noires sont peuplées de créatures dangereuses appelées les Surnaturels.  Seuls les passeurs d’ombre, même au péril de leur vie, savent comment les éviter et surtout comment les affronter.

Résumé de l’épisode 1 : Jeune bijoutière, Éliane décide de traverser les Terres Noires pour se rendre à Yspareille, la plus grande ville du pays, où elle espère développer son art. En cours de route, elle fait la connaissance d’Ilan et Capricorne, deux jeunes passeurs d’ombre. Leur métier consiste à transporter les voyageurs d’une ville à une autre, seuls endroits où vivent les humains. Très vite, Éliane éprouve de l’attirance pour Capricorne, pourtant à demi faune. Alors qu’une tempête de sable les a isolés du reste de la caravane, ils sont attaqués par un monstre des marais.

Vous l’aurez compris, la traversée ne sera pas de tout repos ! J’ai eu un peu peur en me lançant dans cette aventure bi-classée Fantasy/Romance, il faut le reconnaître. La littérature sentimentale, c’est pas vraiment mon truc (même si parfois le style passe super bien, à l’instar de ce que peut écrire Marie Potvin, éditée également chez Numériklivres, j’accroche pas aux intrigues et états d’âme des narratrices). Ici, pas de soucis à la lecture. C’est très fluide et les éléments typiquement fantasy demeurent plus présents que l’aspect romance.

C’est un univers typique de dark fantasy que nous dépeint Anne Rossi, univers que j’aimerais voir développé dans les épisodes suivants. Certes il n’y a pas de grande originalité dans ces Terres Noires qui encadrent les quelques cités, havres de lumière et de sécurité, mais là n’est pas le principal. Les personnages sont au cœur du récit et sont plutôt bien campés. On aimerait d’ailleurs les voir développés davantage, mais c’est inhérent au format court que de se limiter à quelques aspects de leur personnalité. Par exemple, j’aurais aimé en savoir plus sur cette bijoutière experte en création d’armes évoluées…

Ce qui devrait se révéler intéressant sur la longueur de la série, c’est que chaque épisode suit de nouveaux personnages, avec autant de façons d’appréhender les Terres Noires. Je retrouve ici l’envie initiale de Numériklivres de voir naître dans la collection 45 min. des séries composées de récits se suffisant à eux-mêmes, bâtis autour d’un univers unique ou de personnages récurrents. Ici, c’est l’univers qui est au centre de la série et chaque épisode verra apparaître un nouveau Surnaturel dans les personnages principaux.

Outre Capricorne le semi faune qui accompagne Éliane dans ce premier épisode (si j’ai bien compris, on les retrouve aussi dans l’épisode 5), Anne nous promet dragon, sorcière, louve-garou, efrit dans les autres aventures des Passeurs d’ombre. Même si le fait de suivre des couples m’effraie toujours autant pour la suite, le cadre très sombre de cet univers et le traitement de cet appel de l’ombre me rassurent quant au niveau de mièvrerie de la série.

Ce premier épisode est dynamique, palpitant, et bien écrit en prime. Le récit est parfaitement maîtrisé. Seul bémol, le sort réservé à Éliane en cours de route. Pourquoi faut-il qu’une héroïne forte doive presque systématiquement en passer par cette épreuve rebattue dès qu’elle s’éloigne de ses compagnons de route ? Ce n’est pas le premier récit où cela se passe, et j’avoue qu’à la longue, cela ne surprend plus, voire lasse. Dommage. Mais le plaisir de lecture reste intact et cette série s’ouvre de façon très attractive. Je me plongerai dans la suite (les 7 épisodes sont d’ores et déjà disponibles) avec plaisir.

Ai-je précisé que, comme toujours dans la collection 45 min., ce premier épisode est gratuit dans toutes les librairies en ligne ? Alors n’hésitez pas et foncez pour accompagner Éliane et les Passeurs d’ombre dans leur traversée des Terres Noires.

Passeurs d’ombre – Episode 1 : L’appel de l’ombre
Par Anne Rossi
Numériklivres – Octobre 2012
Multi-format, gratuit, sans DRM

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2 réflexions sur “Passeurs d’ombre – Episode 1 : L’appel de l’ombre

  1. J’ai eu la même réaction que toi pour la fin de cet épisode 1, le pire étant les conséquences pour le personnage en question (enfin, il faut lire la suite pour comprendre). C’est le point qui ne m’a vraiment pas super convaincue sur l’ensemble de la série.
    Par contre, ça ne m’a pas empêchée de la lire intégralement, très vite et de l’apprécier.
    La partie romance n’est vraiment pas ce à quoi j’ai le plus adhéré, mais ça va car ça reste digeste et évite certains écueils (Anne a de toute façon du talent pour ça, donc je ne suis pas surprise). En tout cas, c’est clair, c’est l’univers qui est sympa, ainsi que la plume de l’auteur, que j’apprécie de plus en plus, et certains personnages sont vraiment super attanchants.

    Par contre, je pense que ce n’est pas un format qui me convient vraiment car justement, je n’arrive pas à rentrer assez dans l’histoire qu’il faut déjà en sortir et les sauts de génération rapides ont perturbé ma lecture. Je n’aurais peut-être pas dû lire les 7 épisodes à la suite les uns les autres. ^^

    • C’est clairement digeste ! Et bien heureusement. On est bien d’accord là-dessus et sur le fait que (argh faut pas spoiler) Éliane n’avait pas forcément besoin d’en passer par-là (mais la justification vient peut-être avec l’épisode 5 après tout).

      Pour le format, je suis assez d’accord avec toi qu’il vaut peut-être mieux éviter une lecture en un bloc. C’est la première des 3 séries publiées par Numériklivres à suivre ce schéma de récits relativement indépendants. D’ailleurs c’est l’idée que JF Gayrard avait en tête initialement pour la collection 45 min. Mais je trouve bien que cohabite les deux types de récit. Le Waldgänger et Les Héros ne se trompent jamais ont des épisodes qui se suivent. Cela explique certainement la publication simultanée des 7 épisodes des Passeurs d’ombre. Les deux formats sont intéressants pour le lecteur, mais ne se lisent pas de la même façon du coup.

      Je lirai les 6 autres épisodes, mais en tenant compte de cette particularité.

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