Rec, Stop and Play

Cette chronique est effectué dans le cadre d’un partenariat avec Mes Petites Idées et Numériklivres.

L’accroche de ce récit de SF dystopique, paru dans la collection 2.0.12 de Numériklivres :

Et si les Mayas n’annonçaient pas la fin du monde le 21 décembre 2012 mais la fin d’un monde ? À quelques mois de l’échéance funeste, Bruno décide d’enregistrer, sur un dictaphone ses réflexions au jour le jour, comme de multiples témoignages de sa vie, de sa famille, de la société. Une société qui va mal. Une société mal alimentée, surmédicalisée, gavée de produits aux effets douteux, dangereux. Le monde de Bruno se délite, sa famille se fracture, des phénomènes étranges se manifestent. Jeunes et moins jeunes sont atteints de crise de démence. Mais le plus inquiétant, ce sont les « Arrêtés » qui sont de plus en plus nombreux, provoquant de véritables catastrophes. Le chaos s’installe progressivement et de façon irréversible.

C’est le deuxième texte de Charlotte Charpot que je lis, après Le Cas Nathalie Solenblum. Rec, Stop and Play est un récit sombre dont il est difficile de parler sans trop en dévoiler. Une pure dystopie où l’humanité, gavée de médicaments, se déconnecte petit à petit.

Le choix narratif est original et très réussi. Bruno raconte au quotidien les événements marquants de sa vie, à l’aide de son dictaphone. Au début, ce qui n’était qu’un jeu va devenir de plus en plus oppressant pour le lecteur, à mesure que le monde sombre dans l’horreur. J’ai pleinement adhéré au concept, qui est fort bien traité par l’auteur. Faire se dérouler l’histoire à partir de fin juin 2012 donne également une impression étrange quand la chronologie du récit rattrape notre propre calendrier, on a subitement l’impression de basculer dans le futur.

On se doute bien sûr tout au long de cette longue nouvelle que le point de bascule sera le 21 décembre 2012. Mais de quelle façon ? Je n’en révèlerai rien ici. Sachez juste que la fin, si certains la trouveront facile, je l’ai vraiment appréciée, tant elle est à la fois inattendue (parce qu’on se dit que ça ne peut pas se finir ainsi), et finalement logique, voire prévisible.

Après, il ne faut pas perdre de vue que l’on est sur un format court (qui aurait eu sa place dans la collection 45 min. de Numériklivres). Du coup tout se passe vite, peut-être un peu trop rapidement. Ce serait mon seul bémol si je devais en formuler un. Mais le récit est suffisamment marquant, avec sa vision d’une évolution qu’aurait pu suivre (que suit actuellement ?) notre monde, pour que le plaisir soit intact à la lecture.

Un texte qui me donne envie de relire Le Cas Nathalie Solenblum, que j’avais lu cet été de manière trop hachée pour parvenir à accrocher. J’aurais donc l’occasion d’en reparler. Ce Rec, Stop and Play m’a permis de reprendre contact avec le style de Charlotte Charpot, cette fois-ci avec réussite.

Merci à Delph et Numériklivres pour ce partenariat et ce bon moment de lecture.

Ma note sur Livraddict : 8/10

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Une réflexion sur “Rec, Stop and Play

  1. Pingback: Partenariat Numériklivres : Rec, stop and play de Charlotte Charpot « Mes petites idées

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