Blanche-Neige et les lance-missiles (Quand les Dieux buvaient, tome 1)

Cette lecture entre dans la liste des 10 livres que je voulais lire cet été. Pour que chaque roman ait sa chronique, les retours seront aussi synthétiques que possible.

Blanche-Neige et les lance-missiles (Quand les Dieux buvaient, tome 1) par Catherine Dufour, édité chez Nestiveqnen.

L’accroche :

Tous les contes commencent par « Il était une fois » et finissent par  « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Oui mais… et après ?
Et si le règne de Blanche-Neige avait été une horrible dictature ?
Et si le Miroir Magique était devenu gâteux ?
Et si la Belle au Bois Dormant était devenue lesbienne ?
Et si Peau d’Âne était tombée amoureuse du prince de Cendrillon ?


Et si Dieu s’était mis à boire ?…

Bon, au moins je ne vais pas faire le bisounours pour qui toutes les lectures sont géniales. Parce soyons direct, je n’ai pas accroché. L’idée de départ n’était pas si mauvaise. Mais le traitement de celle-ci ne m’a pas emballé plus que ça. Grosso modo, un chapitre sur deux est pénible à lire. Ceux où l’on suit Aurore, Peau d’Âne et le Petit Chaperon Rouge, pardon la Vareuse Tagueule (d’ailleurs la fréquence d’apparition des « ta gueule » dans le texte… bof), sont plutôt sympathiques, avec un humour pas si désagréable et quelques bons mots.

Et puis entre leurs pérégrinations, on a tout l’historique qui a amené à la situation donnant son titre au roman. Et là, pffff, c’est d’une lourdeur innommable. À trop vouloir inventer, on arrive à des inventions inutiles (les noms « exotiques » d’animaux). Et c’est bien dommage. Trop de trop pour que la lecture soit autre chose que laborieuse. Le chapitre sur le chevalier Méthode par exemple démarre fort bien (avec sa déferlante de jeux de mots : le port « Képique », le port « Quétévas », le port « Temanto » ou encore « Saint Glaude patron des Denrées »), et puis on enchaîne avec sa descendance et ça s’alourdit fortement, après une épopée qui commençait déjà à devenir fort redondante.

Une certaine impression de gâchis au final car l’intrigue centrale n’est pas si mauvaise. Mais que d’enrobage alambiqué autour !

Je me suis quand même bien amusé au début de ma lecture, mais au bout d’un moment c’est devenu pénible. Il ne suffit pas de vouloir singer Pratchett (je ne dis pas que c’était le but, mais c’est ce que sous-entend la bio de Catherine Dufour au dos du roman) pour que ça passe. Ou alors j’ai raté quelque chose…

Ma note sur Livraddict : 3,5/10

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Une réflexion sur “Blanche-Neige et les lance-missiles (Quand les Dieux buvaient, tome 1)

  1. Dans la version (au Livre de Poche) que j’ai, le premier livre regroupe deux textes très différents, le premier dont tu parles ici et le deuxième qui fait intervenir un certain Evariste Galois. Rien que pour ça j’ai une certaine tendresse pour ce deuxième texte ! 😉

    Sinon si tu lis les commentaires de l’auteur, tu verras que la partie (longuette et lourde) sur le chevalier Méthode a été écrite des années avant et a juste été recasée dans ce livre, ce qui explique beaucoup de choses sur la différence de style…

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