Le Déchronologue

Cette lecture entre dans la liste des 10 livres que je voulais lire cet été. Pour que chaque roman ait sa chronique, les retours seront aussi synthétiques que possible.

Le Déchronologue par Stéphane Beauverger, publié initialement chez La Volte, en poche chez Folio SF.

L’accroche est la suivante :

Au XVIIe siècle, sur la mer des Caraïbes, le capitaine Henri Villon et son équipage de pirates luttent pour préserver leur liberté dans un monde déchiré par d’impitoyables perturbations temporelles, Leur arme: le Déchronologue, un navire dont les canons tirent du temps. Qu’espérait Villon en quittant Port-Margot pour donner la chasse à un galion espagnol? Mettre la main, peut-être, sur une maravilla, une des merveilles secrètes, si rares, qui apparaissent quelquefois aux abords du Nouveau Monde. Assurément pas croiser l’impensable: un Léviathan de fer glissant dans l’orage, capable de cracher la foudre et d’abattre la mort ! Lorsque des personnages hauts en couleur, au verbe fleuri ou au rugueux parler des îles, croisent objets et intrus venus du futur, un souffle picaresque et original confronte le récit d’aventures maritimes à la science-fiction. De quoi être précipité sur ces rivages lointains où l’Histoire éventrée fait continûment naufrage, où les marins affrontent tous les temps. Car avec eux, on sait: qu’importe de vaincre ou de sombrer, puisque l’important est de se battre !

Un de mes coups de cœur de cet été, indéniablement. Une lecture dont je suis ressorti les jambes un peu flageolantes, tant le final est ébouriffant, avec tout qui se met en place. J’adore !

Le Déchronologue, ce n’est pas une lecture comme les autres. Les chapitres ne sont pas proposés dans un ordre linéaire et du coup si on lit le roman tel qu’il se présente (ce que j’ai fait), on ne suis pas l’action dans l’ordre chronologique. Du coup on connait les conséquences de certains actes sans savoir ce qu’il s’est passé auparavant, ou au contraire on sait ce qui se passe sans en voir les conséquences dans l’immédiat.

Forcément, le choix d’un capitaine pirate comme voix pour conter ce récit a fait mouche chez moi, grâce à un style fleuri, fluide et efficace, qui place Stéphane Beauverger dans la liste des auteurs que je vais suivre à l’avenir. Les trouvailles fourmillent, et voir des objets qui nous sont familiers à travers l’œil d’un habitant du XVIIe siècle est délectable.

Les personnages sont hauts en couleur, à commencer par le Capitaine Villon. Ceux qui croiseront sa route ne sont pas en reste, que ce soit le grand Fèfè de Dieppe, au langage si singulier ; le Baptiste, maître canonnier de plus en plus mystérieux au fil du récit ; Sévère, unique femme à bord du Déchronologue ; Mendoza, le « méchant » à l’évolution frappante. Sans oublier les Targui, mystérieux pourvoyeurs des maravillas.

Le mélange récit d’aventure et SF est une réussite complète. Et si les premières lignes pourraient être considérées comme désamorçant tout suspense, il n’en est rien et on suit avec un intérêt toujours grandissant l’odyssée de Villon et ses compagnons.

Ma note sur Livraddict : 10/10

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