Une « brève » histoire d’un roman

Août 1996

Je viens de lire les deux trilogies fondatrices de la saga Dragonlance. Enthousiaste, elles font naître en moi une véritable passion pour la fantasy, passion déjà éveillée par la lecture du Seigneur des Anneaux deux ans plus tôt.
Je viens de créer un monde pour les besoins d’une partie de jeu de rôle, avec sa première campagne (à tout jamais inachevée) : la Porte.
Ce monde va évoluer, devenir Noghaard…
Août 1996 donc, je débute l’écriture d’un roman intitulé La Porte, très vite rebaptisé L’éclat de Miriel Ithil.
Ce début avancera vite, puis stagnera, la faute à de trop nombreuses réécritures des premiers chapitres.

Juillet 2005

Je lance les Chroniques de Noghaard. Pour la première fois, j’expose le début de ce roman à la lecture. Une poignée de fans pointent le bout du nez, me donnant l’envie de poursuivre le récit. J’en suis au chapitre 6, en pleine réécriture. Dès les derniers paragraphes de ce chapitre, le récit prend la forme d’un feuilleton qui avance régulièrement entre octobre 2005 et novembre 2006.

Novembre 2006

J’entame le chapitre 10, ultime chapitre du roman, qui a changé de nom en cours de route pour devenir La Larme Noire. Histoire de changer du schéma classique « Le/La/Les… du/de la/des… ». Et là ça coince…

Mai 2007

Deuxième partie du chapitre. C’est devenu laborieux.

Mars 2008

Parties 3 et 4. On croit que c’est enfin reparti.

Juillet 2008

Partie 5, pas trop éloignées des précédentes finalement. Car…

17 octobre 2010

La partie 6, plus personne ne l’attendait, pas même moi. Il y a de la lassitude, l’envie d’en finir, mais sans en avoir vraiment les moyens semble-t-il.

13 novembre 2010

C’est officiel, j’en ai plein le dos de ce roman après quatorze années à galérer dessus, et je le fais savoir. Mais n’abandonne pas pour autant l’idée de lui donner une fin acceptable. De toute façon, je me connais, si je ne le termine pas, je ne pourrais pas passer à autre chose.

20 novembre 2010

Je remets le chapitre 10 sur le métier, et en tisse la septième partie. Un peu en forme de baroud d’honneur tant j’ai eu l’impression d’un accouchement douloureux, de m’être forcé pour l’écrire.

30 décembre 2010

Au réveil, des idées pour conclure tout ça. Je n’y crois pas moi même. A tel point qu’il me faut attendre la fin d’après-midi pour finalement me décider à les poser dans un carnet, histoire de les garder en tête. Pour l’usage que je peux faire de mes synopsis rachitiques… Je le décide quand même à écrire le soir. Et ça se déroule plutôt bien…

Même jour, tard dans la nuit

J’écris les mots salvateurs : Fin du chapitre 10. Sensation bizarre… Je me sentirais presque un peu vide subitement. Après quatre ans à ramer sur son écriture, il est achevé. Certes, j’ai choisi l’aspect jusqu’au-boutiste en m’enlisant volontairement dans un des pires travers de ce roman (relevé notamment par Alsem et Gaby lors de leur lecture des premiers chapitres), mais je suis plus content de la tournure qu’ont pris les événements au bout du compte. Je vous laisserai seuls juges durant le mois de janvier quand je mettrai tout cela en ligne.
Reste à écrire l’épilogue, qui risque d’être un peu long quand même, puisqu’il y a pas mal d’actions non résolues, et de personnages laissés en plein milieu de la leur. Mais ça devrait bien se passer je pense. Le plus dur est fait.

fin-chapitre-10.jpg
Bon réveillon à tous et à l’année prochaine !

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