Le YAC a encore frappé !

Convié simultanément par Hasardeuse, Roanne et Alsem à vous livrer cinq révélations me concernant, qu’elles soient graves ou risibles (j’avoue pencher pour cette seconde catégorie, car ce sont les moments dont on garde les meilleurs souvenirs quand même, et qui sont les plus amusants à partager)… Alors devant tant de demandes, impossible de me défiler !
So… Let’s go ! Let’s be ridiculous !

(1) Le premier grand moment de ridicule que je vais vous conter remonte à mon adolescence, un hiver où j’étais parti skier. J’étais au tire-fesses, remontant la piste tranquillement. Un peu trop tranquillement… Perdu dans mes pensées alors que le paysage défilait autour de moi, j’en oubliais quelque peu où j’étais. Jusqu’au moment où j’ai senti les skis quitter le sol ! Eh oui ! J’étais arrivé au bout du circuit, et j’arrivais à la vitesse grand V sur la poulie finale, qui renvoie la perche dans le sens contraire. Là une seule alternative : lâcher la perche avant de me prendre un arbre ! Ce que je fis sans attendre (et en me vautrant magistralement dans la neige).

(2) Quand j’étais enfant, vers 7 ou 8 ans, j’ai fait une sortie de fin d’année à Dieppe. A un moment de la journée, nous sommes allés sur le port de la ville. Je m’étais assis avec une amie sur un gros plot en béton pour faire une partie de cartes. Celle-ci terminée, il a fallu redescendre de cet inconfortable tabouret improvisé. Et là… CRAC. Le fond du jogging déchiré ! Je me suis retrouvé à finir la journée, en traversant la ville et sa rue piétonne en étant presque les fesses à l’air. Un grand moment de solitude…

(3) Restons dans les rues piétonnes, et remontons en arrière dans mon enfance. Je devais avoir quatre ou cinq ans à l’époque. C’était à Orléans, dans sa principale rue piétonne. Je suis avec mes parents, un couple de leurs amis, ma soeur dans la poussette. Ma mère entre dans une bijouterie, mais je ne la vois pas le faire. Tout le monde a le dos tourné… Je pars à sa recherche, remonte vaillament l’artère pleine de monde. Aujourd’hui encore, je garde en tête une image de ce jour : l’attente que le feu piéton passe au vert pour aller dans l’autre partie de la rue, en traversant une route.
Bien entendu, pendant ce temps, c’est le branle-bas de combat pour me retrouver. Et ce qui me sauva ce jour-là, ce fut le cadeau que je conservais précieusement sous le bras : une boîte de Playmobil ! Grâce à elle l’ami de mes parents me reconnut au loin et put me récupérer pour me ramener. Naturellement, comme il m’avait pris ma jolie boîte bleue des mains, j’ai passé tout le trajet du retour à crier "Au voleur ! Au voleur !", mais je n’ai pas souvenir que quelqu’un ait cherché à s’interposer (c’est rassurant quand même…). Et quand je fus enfin auprès de mon père, j’ai reçu la plus grosse raclée de ma vie. Les parents ont quand même des façons bien étranges de montrer leur soulagement parfois…

(4) Et puis quand j’étais enfant (toujours), j’ai voulu fuguer. La fugue la plus mémorable de toute l’histoire de la fugue je pense ! Je ne me souviens plus de la raison exacte, mais j’étais particulièrement énervé ce jour-là. Alors j’ai fait mon baluchon (un immonde sac à dos bleu avec une tête d’éléphant grise au bout), en y mettant le strict minimum vital (petites voitures et peluches, faut savoir garder la tête froide dans ces instants de grandes décisions), et me voilà quittant l’appartement, en claquant la porte derrière moi !
Quelques minutes plus tard, mes parents qui ouvrent. Et me retrouvent en train d’attendre, tout penaud, sur le paillasson. Que cette fugue me mena loin, trahi par mon courage au plus mauvais moment !

(5) Allez, je vais vous livrer une anecdote un peu plus fraîche quand même ! Parce qu’il n’y a pas qu’à l’enfance qu’il me soit arrivé des choses graves ou risibles (même si on est principalement dans le risible quand même).
L’un de mes plus gros fous rires, je l’ai connu lors du tournage du film Le Goût des Autres. La scène du théâtre fut tournée au Théâtre des Deux Rives de Rouen. Il se trouve que ce soir-là, sans savoir ce qui se passait dans la rue Louis Ricard, je me promenais avec des amis et nous sommes tombés devant un barrage qui interdisait l’accès au public. De l’autre côté des caméras, et tout le bazar nécessaire. Curieux, nous regardons ce qui se passe, et là, au bout de quelques instants, Alain Chabat sort du théâtre, regarde en l’air, puis redescend un peu la rue en toussant. Fin de la scène. Il recommence une fois, deux fois, sort une quatrième fois du théâtre, je regarde un ami et lui dit : "Tu crois qu’il va nous refaire le coup du tuberculeux ? ". Et là, bien sûr, à peine ma question terminée, rebelote ! J’éclate de rire, fort bruyamment, en même temps qu’un autre ami. Nous faisions tellement de bruit à deux, qu’on nous fit comprendre qu’on gênait un peu. Alors il a fallu qu’on s’écarte du tournage, quelques minutes, le temps que ça se calme. Et ce fut plutôt long ! Le pire, c’est que ce fou rire ne nous était pas du tout venu pour la même chose !
En épilogue de ce bon moment, il y en eut un autre : voir le film terminé au cinéma (euh… je ne sais pas pourquoi mais on n’a pas eu d’invitation…). Malheureusement la scène n’apparaît pas au montage final, mais au moins on en a l’explication et on comprend mieux la toux de ce pauvre Alain.

Etant donné que cette chaîne a déjà connu une longue vie, je pense qu’à peu près tout le monde l’a déjà reçue… Si toutefois il restait des lecteurs de ces Chroniques qui y ont échappé et qui souhaiteraient à leur tour livrer 5 choses graves ou risibles les concernant, qu’ils n’hésitent pas à se lancer !

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3 réflexions sur “Le YAC a encore frappé !

  1. Tu as raisons c’est toujour les situations ridicules qu’on garde les meilleurs souvenir 🙂
    J’ai ris avec le trou dans le fond de ton pantalon Ah oui grand moment de solitude, j’imagien bien ^o^
    Gros bisous à tous les deux et très bonne semaine

    sugi la fourmiz

  2. Et pourtant c’est la réalité… En fait j’avais mis une autre révélation à la place de celle-ci au début, mais quand j’ai raconté le coup du tire-fesses à ma Douce, elle a éclaté de rire alors ça m’a décidé !     ^_^

  3. Lol, le premier est géant. Mais celui qui m’a interpelé, c’est le coup de l’enfant rebelle. J’ai trop rigolé puisque ça m’a rappelé des souvenirs…

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