Le Vaisseau Magique (Les Aventuriers de la Mer – 1)

Construite à l’aide du bois sorcier, une vivenef est un navire empreint de magie, possèdant un lien empathique avec les membres directs de la famille qui la détient. Quand elle s’éveille, une vivenef aquiert une conscience et une personnalité qui lui sont propres, et elle ressent son environnement avec une telle précision qu’elle est capable de déceler le moindre courant favorable, d’esquiver les récifs, d’affronter les pires tempêtes.
La famille Vestrit possède la Vivacia depuis trois générations. Le capitaine Ephron Vestrit est au plus mal. La succession de la vivenef familiale doit se décider, alors que les Vestrit sont au bord de la ruine. Qui d’Althéa, la fille d’Ephron qui a grandi sur la vivenef et développé un lien particulier avec elle, ou de Kyle, le gendre du capitaine Vestrit, héritera de la Vivacia ?
D’autres destins se dessinent en parallèle. Le pirate Kennit parviendra-t-il à réunir tous ses pairs sous son propre pavillon ? Et pourquoi les serpents de mer se regroupent-ils dangeureusement dans des régions où leur présence est loin d’être habituelle ?

Le vaisseau magique débute le cycle des Aventuriers de la Mer, qui comporte six tomes dans sa traduction française. En tant que tel, il pose essentiellement les bases de l’univers imaginé par Robin Hobb, nous présente les personnages, leurs liens, leurs motivations. La grande originalité de ce premier tome réside en les vivenefs, ces navires conscients, capables de sentiments, qui peuvent aller jusqu’à se retourner contre un équipage qui ne leur convient pas. Les deux vivenefs que l’on rencontre dans ce roman sont Vivacia et Parangon, qui constituent presque deux personnages à part entière du récit, attachants par leur humanité. Peu d’action, l’intrigue repose essentiellement sur les intéractions entre les divers protagonistes.
Un premier volume agréable à lire, mais dont on ressort avec un léger goût de trop peu, et avec un peu moins d’enthousiasme que suite à lecture du début de l’Assassin Royal. Reste à savoir si le second tome apportera des éléments permettant au lecteur de tenir son cap vers les quatre volumes suivants. Mais on sent, grâce aux divers éléments mis en place dans ce que l’on peut voir comme un long épisode pilote (à la façon des séries TV), que le récit va décoller pour de bon par la suite (ce qui est plutôt encourageant !). Et puis je fais confiance à Robin Hobb pour nous concocter un cycle de grande qualité !
Deux réels bémols cependant : une traduction parfois approximative (pourquoi la francisation Ludchance du chapitre 2 redevient-elle Ludluck au chapitre 11 ? ) et un 4e de couverture qui une fois de plus ne remplit pas son office, en donnant la réponse à la question du leg de la Vivacia, qui ne trouve son dénouement qu’à la moitié du roman…

Des aventures maritimes qui demeurent fort agréables à lire, qui plus est en cette période de fortes chaleurs ! Et dès que j’ai fini Délivrez-moi, suite de L’affaire Jane Eyre, j’attaque le second tome de ce cycle : Le navire aux esclaves.

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