Le château noir (La Compagnie Noire – 2)

Huit années se sont écoulées depuis que la bataille de Charme. La Compagnie Noire est toujours au service de la Dame, mais ses membres se sentent las après toutes ces années de combats. Ils s’occupent des poches locales de résistance à la domination de la Dame.
Jusqu’au jour où elle leur demande de traverser presque tout le continent pour se rendre à Génépi, où se dresse le château noir, un édifice terrifiant qui semble croître de lui-même, jour après jour.
Génépi. Une ville étrange, très attachée à ses morts, où se terre Corbeau, plus sombre que jamais.
Toubib et ses amis de la Compagnie Noire savent que des jours difficiles s’annoncent une fois de plus…

Quel plaisir de retrouver tous ces personnages hauts en couleur que j’avais découvert avec délectation dans le premier volume de cette saga signée Glen Cook ! Toubib, Gobelin, Qu’un-Oeil, Silence, Elmo, Corbeau, et tous les autres. Personne ne manque à l’appel.
Le récit est toujours aussi peu manichéen et n’hésite pas à s’orienter vers les aspects les plus glauques de l’âme humaine. On y suit la déchéance morale de Marron Shed, un pauvre aubergiste criblée de dettes, mais aussi celle de Corbeau, prêt à tout pour protéger Chérie des griffes de la Dame.
Je me souviens d’une phrase de ce second volet des annales qui résume bien l’esprit qui anime ce cycle :

Mon Dieu, qu’il serait doux d’imaginer un monde où les problèmes éthiques se régleraient comme sur un jeu de plateau, avec des pions noirs contre des pions blancs, des règles bien établies, et pas la moindre nuance de gris.

Ici, le Bien et le Mal ne sont que notions réduites à la subjectivité de chacun. Ce monde n’est qu’en nuances de gris justement. Nul n’est fondamentalement "gentil" ou "méchant", mais bien un peu des deux selon ce qu’exige les circonstances. Des personnages profondément humains en somme.
J’ai beaucoup aimé ce deuxième tome, notamment l’alternance de points de vue du début du roman, qui finissent par fusionner au bout des deux tiers du récit. Tour à tour, on passe d’une focalisation interne quand Toubib raconte ce qu’il vit à une focalisation externe quand on suit Corbeau et Shed.

C’est donc une fois de plus un excellent roman de dark fantasy que je conseillerais à tous ceux qui sont un peu blasés par les récits épiques à base d’elfes infaillibles et beaux comme des dieux, de nains bougons et  ivrognes, d’orques hideux, stupides et méchants, et de héros à l’âme toute lisse, avec leur superbe chevelure gominée ! (mais continuez quand même à lire L’éclat de Miriel Ithil !  ^__^  )

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2 réflexions sur “Le château noir (La Compagnie Noire – 2)

  1. Ha……….. il était temps que je passe dire bonjour ici bas !! lolComment vas tu, ami bloggueur des anciens temps (ben, ouaips, on vieillit doucement (*)
    Toujours trés sympa ce que tu fais, je viens de passer un petit bout de temps à parcourir… Je trouve assez incroyable le temps que tu peux consacrer à ta passion !! Je croyais être le seul à bronzer sous la lumière arboricole du tube de mon écran !! lol
    bon, j’espère que ça roule pour toi !!
    @+ DOM
    (*) Il y a une justice : on vieillit tous à la même vitesse !! lol

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