Tags

, , , ,

Edit : Cet article a été initialement publié le 17 mars 2006.

La Compagnie des Bras Cassés

Intermède 2 : Dans la même tour, toujours quelque part…

Vers l’Épisode 1…

Une silhouette trapue, quelque peu grotesque, se glissa dans la pièce. Elle s’inclina bien bas devant Yagdurz. La créature à la peau squameuse s’exprima d’une voix nasillarde et plaintive.

— Votre Sublimissime Putrescence, votre ténébreux espion ailé m’apporte une grande nouvelle ! Halkadim a envoyé les hommes qui vous tiennent tête et qui possèdent l’œil du Cyclope dans l’antre de Keuteylhay ! Ils sont fait votre Délectable Purulence. Ils sont fait !

Yagdurz éclata d’un rire pervers.

— Parfait mon cher vermisseau, parfait. Ils sont trop forts pour ce démon, mais il devrait les affaiblir suffisamment pour que la Chose qui Devrait porter un Nom mais qu’On ne peut Nommer car Il est Imprononçable puisse les achever. Que mes Zanlugs partent immédiatement s’occuper de leurs cadavres et me ramènent l’œil de Markùlg. Enfin, je vais pouvoir quitter cette prison ! Il faudra que je pense à remercier ce maudit Halkadim le Non-présent.

— Mais si il était présent, votre Méphitique Infâmie !

— Quoi ?

— Vous dites que Halkadim n’était pas présent, alors qu’il l’était ! L’espion a été clair là-dessus !

— Mais non, larve sans cervelle ! On l’appelle le Non-Présent, à cause de ses croyances et pratiques.

— Je vous assure pourtant qu’il était avec ces traîtres de voleurs.

— Qu’importe, vil microbe ! Ma liberté sonnera le glas de celle des peuples de cette dimension !

Le rire tonitruant du sorcier en robe noire résonna une nouvelle fois dans sa tour,  et cette fois-ci encore s’acheva sur une quinte de toux.

— Ô divin Furoncle Turgescent ! Il faudrait soigner enfin cette mauvaise toux.

— Silence vermine ! Je te nourris, loge et blanchis pour que tu flattes mon ego ! Pas pour que tu te soucies de ma santé !

Le serviteur se perdait en excuses devant son maître, quand celui-ci, excédé, le congédia d’un simple geste de la main. Une fois seul, Yagdurz se parla à lui-même.

— Par les Saintes Gonades de ma mie la déliquescente Liche ! La liberté me tend enfin les bras ! Mes conquêtes seront sans limites et mon nom fera trembler les rois et les Dieux eux-mêmes ! Bientôt Noghaard connaîtra la peur et la destruction !!!

Un horrifiant bruit, proche du crachat de poumon, secoua la tour du sorcier…

About these ads