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Edit : Cet article a été initialement publié le 27 novembre 2005.
La Compagnie des Bras Cassés
Épisode 5 : Où il est question d’une quête à accomplir
Qwar, Resei et Hoops tournèrent vers leur compagnon un regard lourd de sens. Le guerrier porta même son unique main à la garde de son épée, l’air menaçant.
— C’est pas compliqué alors. On lui arrache cet œil de verre et on le donne au sorcier pour qu’il nous fiche la paix.
Il voulut joindre le geste à la parole, mais l’homme s’interposa.
— Ne soyez pas fou, jeune barbare. Il ne faut jamais, vous entendez tous bien, jamais, que Yagdurz mette la main sur cet œil. Si cela devait advenir, les conséquences seraient terribles. Cet homme est l’un des plus maléfiques sorciers qu’ait connu notre monde. Lui rendre sa liberté serait soumettre le peuple de Noghaard à des tortures que nul mortel ne peut imaginer.
— Alors vous laissez ma bille de verre tranquille au fond de son orbite, ajouta le barde, pédant. De toute façon, je ne la cèderai pas. Elle m’a été offerte par une jeune elfe diaphane rencontrée en Alendiel il y a quelques années. Sa beauté gracieuse m’a d’ailleurs inspiré nombre d’odes vantant la douceur des Elfes. Elle m’a fait promettre de ne jamais m’en séparer. Et je ne suis pas homme à tromper la confiance d’une femme. Cet œil est à moi. C’est mon cadeau. Il m’est précieux. Il est unique.
Une lueur étrange brillait dans son regard alors qu’il parlait. Un éclat indéfinissable pour qui ne l’avait jamais vu. Pour ses compagnons par contre, cette étincelle était d’une grande limpidité. La lubricité. Il repensait à cette elfe maintes fois chantée, ou plutôt indirectement humiliée, d’une voix criarde et alourdie des accents de l’ivresse. Mais il y avait autre chose en surimpression, une tonalité inhabituelle dans son œil rescapé. Quelque chose qui faisait froid dans le dos.
Qwar se racla la gorge bruyamment et prit la parole pour essayer de dissiper la sensation de malaise ambiant.
— Mais vous, qui êtes vous pour vous pointer comme ça et nous raconter de tels contes à faire frémir un bébé orque dans ses langes ? Parce que vous semblez nous connaître, mais qu’est-ce qui nous prouve que ce n’est pas Zorglabak lui-même qui vous envoie, et que vous ne prévoyez pas de nous trahir à la moindre occasion ?
L’homme se redressa de toute sa hauteur (enfin presque parce que sinon il se serait cogné la tête contre les poutres du plafond) et abaissa sa capuche noir, découvrant son visage étonnamment jovial, au teint quelque peu rubicond du bon vivant. Une épaisse barbe rousse encadrait deux yeux d’un vert aussi profond que le feuillage dru d’une forêt, pétillant de bonhomie. Ses cheveux de la couleur du jus de carotte retombaient sur épaules en une multitude de fines tresses terminées par des perles de bois.
— Je suis Habalorm le bûcheron, dit-il simplement. J’habite une modeste cahute dans une clairière de la forêt de Cillos, à une journée de marche du bourg.
— Mais en quoi tout ceci vous concerne-t-il ? lui demanda Qwar.
— En fait, j’en sais trop rien, répondit Habalorm. Un très vieil homme vêtu de gris, avec une longue barbe blanche est venu me voir. Quel était son nom déjà… Ah oui, Glandelfe. Donc ce Glandelfe vint me rendre visite en m’apprenant tout ce que je vous ai raconté sur Yagdurz et la prophétie, en me conseillant gentiment de venir vous rencontrer pour vous en parler et le cas échéant vous proposer mon aide.
— Et quel est votre intérêt dans cette histoire ? La vengeance ? le questionna le guerrier.
— La richesse ? demanda Hoops.
— La gloire et les femmes ? proposa Nœil.
— Rien de tout ça mes bons amis. C’est juste qu’à cette époque le bois est de très mauvaise qualité, et donc les bûcherons comme moi se retrouvent au chômage technique. Alors c’était ça ou me faire royalement ch… euh m’ennuyer chez moi avec pour seuls compagnons de vieux parchemins couverts d’estampes de succubes en pleine action… Enfin bref, je préférais partir à l’aventure au lieu de faire des chaises en bois.
— D’accord mais cela ne nous dit toujours pas ce qu’il faut faire pour que Zorglabak n’évide pas l’orbite creuse de notre ami, gesticula Resei, traduit par Qwar.
— Il n’existe qu’une seule solution pour que Yagdurz ne puisse récupérer l’œil de verre de Markùlg le cyclope nain des cavernes de Nagakh. Mais pour cela il nous faudra affronter de terribles dangers. Vous sentez-vous prêts à me suivre ?
Les quatre compagnons déglutirent tandis que leurs visages blêmissaient une fois de plus, mais ils acquiescèrent.
— Que devons-nous donc faire ? demanda Hoops.
— Détruire l’œil de verre là où il fut créé. En Alendiel.
La parodie il n’y a que ca de vrai. Vive Glandelfe !! Ca me rappelle le bonus caché dans le DVD de la communauté de l’anneau !
je sens que cette quête va pas être du gâteau ! Amitiés
J’adore ce pastiche c’est tout simplement tordant
Allez vite vite la suite !
Je termine d’écrire le chapitre 7 de L’éclat de Miriel Ithil, et après je préparerai un nouvel épisode ! Peut-être pour la fin de semaine…
mdr!glandelfe!il fallait la trouver celle-là!
Prem’s et morte de rire… j’ai faillit m’étoufferave un morceau de gâteau là… Glandelfe, trop fort, c’est presque du Zordar là ^_^
Idem ! Et j’aime beaucoup le "il ne faut jamais qu’il mette la main sur cet oeil"… le pied quoi !
Glandelfe…hihi^^
J’ai bien ris et je suis impatiente de lire la suite!!! Que va-t-il arrivé a nos amis, quels dangers les guètes???
bizzz
sugi la fourmi
Sympa le dialogue! mdr
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