La Compagnie Noire et moi, c’est une histoire en demi-teinte, allant de la vénération pour le style d’un auteur, à la déception face à une reprise de cycle relativement ennuyeuse.
J’ai néanmoins poursuivi ce second cycle avec le tome 5 : Rêves d’acier. Il fait suite directement à Jeux d’ombres. Pas de parallèle avec ma propre réécriture cette fois-ci, je radoterais.
On garde donc les mêmes personnages, notamment les antagonistes sans grand relief évoqués précédemment sur le blog, et on reprend là on l’on s’était arrêté. On suit le même schéma : Compagnie Noire décimée, on remonte une armée de bric et de broc mais super motivée (au passage, c’est dingue le nombre de soldats potentiels dans cette région du monde, non ?), on ajoute une sympathique caste d’assassins qui espèrent accomplir une antique prophétie, on mais le tout dans un shaker et on regarde ce qui en ressort.
Honnêtement, j’ai quand même passé un bon moment de lecture parce que voir Madame se débrouiller seule n’est pas si inintéressant, surtout qu’elle devient narratrice d’une bonne partie du récit, sans parler de la situation de Toubib qui mérite elle aussi le détour. Après, c’est certes répétitif en terme d’intrigue, mais heureusement un poil plus dynamique que Jeux d’ombres.
Je lui ai quand même attribué un généreux 7/10 5/10 sur Livraddict.
On sent cependant un filon qui s’épuise (s’est déjà épuisé ?). Et on se dit qu’il y a encore autant de tomes derrière qui ont été écrits. Comment Glen Cook pourrait-il s’y renouveler, alors qu’il n’y est manifestement pas parvenu dans ces Livres du Sud ? Si vous avez une réponse, je suis preneur…
Je viens de finir le tome suivant d’ailleurs, chronique à venir très prochainement.
Edit : J’oubliais l’innommable "retournement" final, déjà compris 200 pages plus tôt. Mon 7/10 est d’une générosité affligeante après réflexion, je vais le descendre à 5. Faut pas nous prendre pour des imbéciles quand même.