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Pourquoi réécrire La Larme Noire ? Pourquoi vouloir lui donner une nouvelle chance ? Et sous quelle forme ?

Ses personnages me manquent. Baldwulf et Brytwin, bien sûr, mais aussi Durnor, Hildor, Deorman, Hückar et tous les autres. J’ai envie qu’ils continuent de vivre, même si pour l’instant ce ne sont pas de nouvelles aventures. Rendre leur existence moins bancale et lui faire gagner en homogénéité. Plus j’avance dans la relecture, plus je me rends compte de la naïveté du style par moment, de sa lourdeur bien trop souvent, mais surtout de la naïveté de certaines scènes ou répliques. Je ne perds pas de vus que la première moitié à été écrite il y a une bonne dizaine d’années, que les bases ont été posées quand j’étais adolescent.

J’ai aussi longtemps voulu que ce récit soit un roman alors que, j’en ai pris conscience il y a quelques semaines, je l’ai conçu tout du long comme une websérie (au moins à partir du chapitre 6). Il m’a paru naturel de focaliser ma réécriture sur un feuilleton et non sur un roman.A priori, il devrait y avoir 6 épisodes au final, mais je n’ai rien arrêté encore. Cela pourrait être 5 ou 7. Tout dépendra de comment avance la réécriture, des nouvelles situations intéressantes à explorer qui se mettent en place, et de celles fort dispensables qui disparaîtront de la version actuelle.

Avec le recul, je me dis que ce récit a du potentiel et je regrette de l’avoir négligé pendant une longue année alors qu’il y avait matière à travailler dessus. Au moins, j’ai gagné un peu de distance pour le contempler d’un regard neuf et sans concession.

Pour le moment, c’est l’épisode 1 qui est en plein chantier. Il regroupera en théorie le prologue, les chapitres 1 et 2, peut-être le 3, selon les développements qui viendront. Le prologue a grossi de 320 mots, la réécriture nouvelle de ce qui correspond au début du chapitre 1 fait 500 mots. C’est ce premier épisode qui va être le plus délicat à écrire : non seulement il devra accrocher le lecteur (mais aussi l’éditeur), mais en plus la base de travail est franchement mauvaise, la partie la plus niaise à mon sens et la plus chargée en name dropping inutile. Il va falloir couper par-ci, rallonger par-là. Et je m’éclate par anticipation !

Cette série (on en vient à mon but ultime), quand elle sera réécrite, relue, corrigée, je la proposerai ensuite à Numeriklivres, pour sa collection 45 min.  À moi de faire des aventures épiques de Baldwulf et ses compagnons un récit haletant au possible pour lui donner toutes ses chances d’être publié dans l’année.

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